Nicolas Sarkozy, le 30 juillet 2010. © LCIA l'Elysée ces derniers jours, l'inquiétude venait beaucoup plus des images de violences à Grenoble ou Saint-Aignan que des développements quotidiens de l'affaire Woerth-Bettencourt. La réponse de Nicolas Sarkozy ne s'est pas fait attendre. Très lucide sur la sensibilité de son électorat à ce dossier où les résultats ne sont pas au rendez-vous, il a choisi vendredi de monter d'un cran dans le ton et surtout les mesures proposées. Ainsi, jamais depuis son élection le chef de l'Etat n'avait-il fait aussi nettement le lien entre insécurité et immigration, un registre réservé jusqu'ici au Front national.
Juppé critique la politique sécuritaire du gouvernement
Le maire de Bordeaux recommande sur son blog d'éviter les lois de "pure circonstance" et les "exagérations peu compatibles avec nos valeurs fondamentales" dans le débat sur la sécurité.
Publié le 13/08/2010
La politique sécuritaire de Sarkozy suscite l'inquiétude
Malgré la trêve estivale, les dernières propositions du gouvernement en matière de politique sécuritaire ont continué de faire des vagues dimanche, à gauche comme à droite.
Publié le 08/08/2010
La cote de popularité de Sarkozy remonte de deux points
34% de personnes font confiance au chef de l'Etat, selon un sondage CSA à paraître samedi dans le Parisien.
Publié le 06/08/2010
Sécurité: les mesures du gouvernement plébiscitées
Le consensus semble transcender assez largement les tranches d'âge, appartenances sociales ou préférences politiques affichées, selon un sondage Ifop pour Le Figaro.
Publié le 06/08/2010
Gens du voyage : la moitié des camps bientôt démantelés
Parmis les mesures annoncées mercredi soir, la fermeture de la moitié des camps illégaux de Roms et de gens du voyage d'ici trois mois et des reconduites à la frontière "quasi immédiates" pour les Roms qui auraient commis des délits.
Publié le 28/07/2010
Cette droite qui pousse Sarkozy à droite
Une trentaine de députés UMP regroupés au sein d'un "collectif de la droite populaire", conduit par Thierry Mariani, veulent peser sur le gouvernement pour défendre les "valeurs qui font la France".
Publié le 29/07/2010
Sarkozy veut retirer la nationalité française à certains criminels
A Grenoble pour introniser le nouveau préfet de l'Isère, le chef de l'Etat a déclaré vouloir retirer la nationalité française aux personnes étrangères qui auraient "porté atteinte" à une "personne dépositaire de l'autorité publique".
Publié le 30/07/2010
Nicolas Sarkozy est en forme
Le chef de l'Etat a subi la semaine dernière une série d'examens médicaux, dont les résultats communiqués lundi, se sont révélés normaux. Il y a un an, il avait fait un malaise lors de son jogging.
Publié le 02/08/2010
En déplacement à Grenoble, il a imputé une partie des problèmes d'insécurité de la France à une immigration "insuffisamment régulée". Comme lors de sa campagne de 2007, il a mis en cause un échec du modèle français d'intégration de la population d'origine immigrée. "Nous subissons les conséquences de cinquante années d'immigration insuffisamment régulée, qui ont abouti à un échec de l'intégration", a-t-il déclaré. "Nous sommes si fiers de notre système d'intégration ! Peut-être faut-il se réveiller pour voir ce qu'il a produit", a-t-il ajouté.
« Les choses vont dans le bon sens » Mariani
Depuis des années, cette disposition est défendue dans le programme du parti de Jean-Marie Le Pen, comme le relève le site du quotidien Le Monde. C'est la première fois que Nicolas Sarkozy reprend une mesure du FN dans ses discours, ce qui ne lui vaut pas vendredi l'approbation de ses dirigeants. "Moi, je ne considère pas que la politique c'est exploiter un fonds de commerce. Il essaie d'en retrouver un. S'il résolvait effectivement les problèmes, je serais content", a ainsi réagi Bruno Gollnisch. Pour Benoît Hamon, le porte-parole du PS, "Nicolas Sarkozy est dépassé par l'insécurité, débordé par l'échec d'une politique beaucoup trop simpliste et il est engagé dans un bras-de-fer avec Marine Le Pen dans la perspective du premier tour de la présidentielle de 2012".
Ce coup de barre à droite sur les questions d'insécurité et d'immigration reçoit sans surprise le soutien de l'UMP mais plus encore celui des fondateurs de la « droite populaire », ces députés de la majorité qui réclament depuis un mois que le gouvernement entende le mécontentement de l'électorat de droite. Ainsi, contacté par TF1 News, le député du Vaucluse Thierry Mariani, a affirmé qu'avec ce discours de Genoble, « les choses allaient dans le bon sens. "On ouvre enfin les yeux, l'immigration a changé de nature par rapport aux décennies précédentes. Il faut avoir une réflexion sur la question de la nationalité ». Cet élu du Sud de la France se réjouit d'autant plus du virage du président de la République qu'il entendait proposer par amendement cette déchéance de nationalité pour certains criminels en octobre, lors du débat à l'Assemblée sur le projet d'Eric Besson sur l'immigration. Ainsi à l'Elysée où l'on pouvait craindre une surenchère parlementaire à droite, on a préféré devancer les choses.
Par ces annonces spectaculaires, Nicolas Sarkozy a-t-il choisi de jouer 2012 à droite quitte à laisser le candidat de gauche mordre sur son électorat modéré ?. « Rien n'est moins sûr », confiait déjà à la mi-juin à TF1 News un dirigeant de la majorité. Il va cliver sur sa droite pour ressouder son camp avant de présenter un profil plus rassembleur dans les derniers mois de la campagne ». Cette stratégie n'est en réalité pas démentie par le discours de Grenoble puisque chaque mesure annoncée par le chef de l'Etat était accompagnée d'une même formule qui reviendra dans les mois à venir : « tout cela n'a rien à voir avec la droite ou avec la gauche, chacun doit en réalité prendre ses responsabilités ». A l'Elysée, la campagne présidentielle a cette fois bel et bien commencé.
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