Jean-François Copé © TF1/LCI"Ce sera une bonne manière de clore les polémiques" a lancé à la gauche Jean-François Copé, alors que le texte de loi sur l'interdiction du voile intégral était débattu à l'Assemblée nationale mercredi. Face aux craintes récurrentes de la gauche sur la constitutionnalité d'une interdiction générale, le patron des députés UMP a créé la surprise en annonçant la saisine du Conseil constitutionnel, un pari risqué mais qui vise à légitimer la démarche. "Je souhaite que la loi votée, soit, avant sa promulgation, soumise au Conseil constitutionnel afin que son application ne puisse être contestée", a déclaré M. Copé, dont la proposition de loi a largement inspiré le projet de loi actuellement débattu. Le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer (UMP), a confirmé peu après qu'il saisirait le Conseil constitutionnel pour "lever toute incertitude".
Voile intégral: ce que la loi va interdire
Les sénateurs doivent voter mardi soir le projet de loi relatif à l'interdiction du port du voile intégral: amendes, stage de citoyenneté... voici ce que la loi va instaurer.
Publié le 14/09/2010
Sans surprise, les députés votent pour l'interdiction du voile intégral
L'Assemblée nationale a adopté mardi en première lecture, à une écrasante majorité, le projet de loi visant à interdire le port du voile intégral dans l'espace public.
Publié le 13/07/2010
Copé fait son rassemblement
Le patron du groupe UMP réunit ses troupes à Maussanne, dans les Bouches-du-Rhône. Il entend faire de son club Génération France le pivot de la prochaine campagne présidentielle.
Publié le 09/07/2010
Examen du texte interdisant le voile intégral, c'est parti
Les députés ont engagé mardi soir l'examen du projet de loi sur l'interdiction du voile intégral dans l'espace public, que seuls critiquent vivement les élus Verts et communistes. En ouverture, MAM a estimé que le voile intégral, contraint ou volontaire, était contraire "à l'ordre public social".
Publié le 06/07/2010
Le PS, redoutant après les réserves émises par le Conseil d'Etat que les Sages jugent inconstitutionnelle une interdiction du niqab et de la burqa dans tout l'espace public, avait d'ailleurs annoncé dès le mois de mai qu'il ne saisirait pas le Conseil constitutionnel. "C'est un risque", a lancé à plusieurs reprises Jean Glavany (PS). "Ce risque est limité", lui a répondu le rapporteur UMP du texte, Jean-Paul Garraud.
Le texte de Michèle Alliot-Marie (Justice), dont l'examen devait s'achever mercredi soir avant un vote solennel le 13 juillet, ne vise pas spécifiquement le voile intégral mais prohibe "la dissimulation du visage". Il interdit de fait le port du niqab ou de la burqa dans tout l'espace public, sous peine d'une amende de 150 euros et/ou d'un stage de citoyenneté. Les sanctions entreront en vigueur au printemps 2011, après six mois de "pédagogie".
Le PS a annoncé qu'il ne s'opposera pas au texte
Toute personne obligeant une femme à se voiler sera passible d'un an de prison et 30.000 euros d'amende, selon un nouveau délit qui entrera en vigueur, lui, sitôt la loi promulguée. Des peines doublées quand la victime est mineure, selon un amendement adopté en commission à l'initiative du PS, qui a évolué dans son positionnement.
André Gerin, initiateur du débat sur le voile intégral il y a plus d'un an, a défendu avec passion le principe d'une interdiction générale. "Il faut dire stop à la dérive" de l'intégrisme islamique, a-t-il dit, "stop d'une seule voix républicaine". "Nous sommes en phase avec les voix qui s'élèvent aujourd'hui contre l'intégrisme islamique dans le monde arabe et musulman", a-t-il ajouté. S'adressant à une partie de la gauche, il a lancé: "oui, c'est une loi intelligente de protection et de libération de la femme. Non au relativisme culturel et religieux. Sous cette couverture-là, nous accepterions l'inacceptable, le triomphe de la barbarie sur la civilisation".
Pour le PS, qui, au nom de la "responsabilité", a déjà annoncé qu'il ne s'opposerait pas au texte, Julien Dray a pourtant regretté un texte qui "n'atteindra pas les objectifs fixés au départ"."Nous sommes contre le port du voile (...), a-t-il dit, mais je crois que votre loi restera partielle et parcellaire. Il manque une grande loi positive qui redéfinissent les principes de la laïcité et, à partir de là, les droits des citoyens".
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