Les critiques fusent après les déclarations de Christian Estrosi sur la gestion de la sécurité par les mairies. Même au sein de l'UMP, sa proposition de sanctionner les municipalités ne fait pas l'unanimité. © TF1/LCIC'est une note aux allures de Mea Culpa. Dans un billet daté de mardi, Christian Estrosi explique sur son blog qu'il "n'a évidemment jamais été dans (son) intention de punir les maires!". Une réponse directe aux critiques qui ont fusé dans l'opposition et auprès des élus de son camp depuis que, samedi, le ministre de l'industrie a proposé dans un entretien au JDD de sanctionner les maires en cas de manquement sur le terrain sécuritaire. Mardi, le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, et le ministre de l'Immigration, Eric Besson, ont tour à tour pris leur distance avec le principe d'une sanction financière.
Sécurité: des amendes pour les mairies laxistes ? Visé, le PS réplique
Christian Estrosi appelle à "l'union sacrée" contre l'insécurité et dénonce les municipalités "qui ne se conforment pas à leur obligation". Parmi elles, selon lui, Lille, ville de... Martine Aubry et Grenoble, tenue aussi par le PS qui lui répond.
Publié le 14/08/2010
Propos d'Estrosi sur la sécurité : indignation à gauche, et pas seulement
Proposant de mettre à l'émende les municipalités ne respectant pas leurs obligations en matière de sécurité, Christian Estrosi s'en prend aux mairies de Lille et Grenoble, tenue par le PS qui réplique. La polémique monte.
Publié le 14/08/2010
"Il n'a jamais été dans mon intention de stigmatiser les élus locaux et surtout pas d'apparaître comme leur 'père fouettard'.", se défend le maire de Nice. "J'ai simplement et précisément proposé au débat des pénalités aux municipalités qui refusent d'appliquer la loi en se détournant des moyens mis à leur disposition par le Gouvernement pour lutter contre la délinquance. Et je maintiens que certains maires de gauche refusent par pure idéologie d'appliquer des moyens mis en place par un Gouvernement de droite. Où est alors l'intérêt général?", ajoute juste Christian Estrosi. "Qu'est-ce qui choque dans ma proposition? Que j'estime que la sécurité est l'affaire de tous et qu'il est inadmissible qu'un élu de la République refuse de se servir d'un outil efficace alors même que l'Etat lui donne les moyens d'agir?", conclut-il.
Mercredi, le ministre de l'Industrie a estimé n'avoir été "recadré par personne" sur son projet. Christian Estrosi a aussi assuré qu'il se retrouvait "parfaitement dans les propos du ministre de l'Intérieur", qui a réclamé aux préfets un bilan objectif de l'action des collectivités sur la base duquel il en "inciterait" certaines à faire mieux, mais sans évoquer de sanctions financières. "Il parle d'incitation là où j'ai parlé d'amende" mais "l'incitation me va bien", a assuré le ministre, "et peux vous dire que je vais y aller à fond pour bénéficier de l'incitation proposée par le ministre de l'Intérieur dans ma ville de Nice".
Juppé : "Complètement absurde"
Cette proposition de Christian Estrosi avait été sérieusement critiqué par l'opposition mais également des élus et responsables de son propre camp. Dernier en date, le maire UMP de Bordeaux, Alain Juppé. Lorsqu'on lui a demandé ce mercredi matin sur France Inter si le gouvernement "dérapait" sur les questions sécuritaires, il a répondu: "parfois, ça arrive". "On en a eu un exemple il y a pas très longtemps lorsque Christian Estrosi (...) a mis en cause les maires, par exemple, dans la politique de sécurité. C'était complètement absurde, je ne connais pas de maire qui n'ait pas le souci de la sécurité de ses concitoyens", a-t-il déclaré.
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