Martine Aubry à l'université d'été de La Rochelle (27 août 2010) © TF1/LCI
- Laurent Fabius : "La sécurité est un vrai problème" - 05 min 11 s
- Martine Aubry : "une autre France est possible" - 03 min 51 s
- Ségolène Royal appelle le PS à l'unité - 02 min 02 s
Sarkozy-Fillon, la rupture institutionnelle
En choquant une partie de son camp avec son virage sécuritaire, le chef de l'Etat a transféré au Premier ministre le rôle de stabilisateur de la majorité. Inédit.
Publié le 26/08/2010
Attaquée par Aubry, l'UMP tape sur les "vieilles recettes" du PS
Les réactions n'ont pas tardé dimanche à la clôture de l'université du PS à La Rochelle, Christian Estrosi jugeant le "Parti socialiste hors jeu", Xavier Bertrand assiant au "bal des ego et au bide des idées".
Publié le 29/08/2010
Aubry lance son "autre France"
La Première secrétaire a tenu un discours de confrontation avec Nicolas Sarkozy. Sur la sécurité, "il a choisi la polémique, nous choisissons la politique."
Publié le 29/08/2010
Votre atout François Hollande ? "C'est moi !"
Le député de Corrèze aborde la rentrée avec une stratégie : se faire connaître différemment des Français et les convaincre qu'il peut battre Martine Aubry à la primaire socialiste.
Publié le 28/08/2010
La Rochelle : coulisses, confidences... et Copé dans le TGV rose
Aubry a-t-elle été surprise pas le discours de Royal ? Comment Cambadélis a-t-il pu parler Chine avec Copé dans le TGV ? En direct de l'université d'été PS.
Publié le 28/08/2010
2012 : DSK creuse l'écart avec Sarkozy
Dominique Strauss-Kahn battrait largement Nicolas Sarkozy au deuxième tour de la présidentielle de 2012 : il recueille 59% des intentions de vote dans un sondage TNS Sofres Logica pour le Nouvel Observateur.
Publié le 25/08/2010
Sarkozy "voyou": la droite outrée, la gauche embarrassée
La publication dans Marianne, d'une photo de Sarkozy avec le titre "le voyou de la République" a fait bondir la droite, qui a fustigé un magazine qui ne respectait pas le chef de l'Etat. Gênée, la gauche reste prudente dans le soutien au magazine.
Publié le 10/08/2010
Ségolène Royal appelle le PS à l'unité
L'université d'été du Parti socialiste s'est ouverte à la Rochelle, et c'est Ségolène Royale qui a ouvert le bal. Le mot d'ordre : unité dans les rangs socialistes.
Publié le 27/08/2010
Martine Aubry : "une autre France est possible"
La Première secrétaire du PS a annoncé de futures propositions fortes pour la sécurité en France afin de rectifier l'image de notre pays aux yeux du monde. Elle a aussi confirmé que "le moment des choix" n'était pas venu au PS pour les candidatures à la présidentielle.
Publié le 27/08/2010
Qui sera candidat PS ? : "Les Français ne s'en foutent pas"
Alors que Martine Aubry estime que les Français n'ont rien à faire de savoir si elle sera ou non candidate pour les primaires pour la présidentielle, Manuel Valls juge au contraire que le sujet les intéresse.
Publié le 27/08/2010
Pour les socialistes, il faut convaincre. Convaincre ces Français qui sont 55% à souhaiter que la gauche gagne la présidentielle... mais qui sont aussi 57% à estimer qu'elle ne ferait pas mieux que la droite. La Rochelle doit donc donner l'image d'un parti uni et en ordre de bataille, prêt à assumer les défis du pays. Et c'est un PS requinqué, au climat apaisé, donnant cette image tant souhaitée d'unité... même s'il reste, en coulisses, travaillé par les ambitions présidentielles rivales, à vingt mois de l'élection majeure, qui tient sa traditionnelle grand-messe de la fin de l'été.
C'est aussi une Martine Aubry offensive qui est apparue vendredi soir sur TF1. "La rentrée est grave. Beaucoup de Français ne sont pas partis en vacances, d'autres attendent cette rentrée scolaire avec inquiétude" face aux "licenciements", aux "problèmes de pouvoir d'achat", à "l'augmentation (du prix) du gaz, de l'électricité, on nous dit même, des médicaments", a lancé la Première secrétaire du PS. Face à cette situation dégradée, les socialistes sont désormais "unis" pour "convaincre les Français qu'il y a un autre modèle possible pour notre pays, une autre France possible, qui s'appuie sur ses atouts, sur les talents de notre pays, au lieu de nous opposer, diviser, accroître l'injustice", a-t-elle poursuivi. Et face aux "affaires qui pourrissent notre République", le PS demande "une république juste".
Ruée médiatique autour de Ségolène Royal
De son côté, Ségolène Royal a fait une rentrée très remarquée à l'Université d'été du PS, tout en affichant, elle aussi, l'unité avec son ex-rivale Martine Aubry. L'ex-candidate à l'Elysée, qui a toujours revendiqué une "position particulière" au sein du parti, a ouvert la grand-messe vendredi en lançant un appel à l'unité et en multipliant les attaques contre Nicolas Sarkozy - "ça suffit" - tout en parlant de sa "chère Martine". Fait rare, la présidente de Poitou-Charentes sera présente à La Rochelle jusqu'à dimanche. Dans son rôle de "porte-parole des sans voix", elle a provoqué une belle ruée médiatique en rencontrant des producteurs de lait en péril, interpellant là encore Nicolas Sarkozy, qu'elle a exhorté à des "actes" et non à des "mises en scène". Selon son porte-parole, le député Guillaume Garot, Ségolène Royal "marque sa volonté de s'investir pleinement au sein du PS pour contribuer au projet collectif. Elle a des propositions à faire valoir, veut apporter du neuf en particulier sur les sujets où elle a démontré son efficacité : croissance verte, défense de l'emploi, école, agriculture".
D'autres peinent un peu plus à faire entendre leur petite musique tout en plaidant l'unité. "J'ai entendu cet après-midi parler beaucoup de l'unité. Je suis content, je sais que c'est sincère. Mais l'unité est forte quand elle se fait sur des synthèses et des compromis clairs et identifiés", a prévenu Bertrand Delanoë, qui a réuni son courant (un quart des votes au Congrès de Reims). "Nous avons voulu que le parti se redresse, et il va mieux", a-t-il ajouté, aux côtes de Harlem Désir, numéro deux du PS, et devant quelque 350 militants réunis. Et le maire de Paris a apporté son soutien à Martine Aubry en marge de l'université d'été du PS rappelant que le parti ne peut réussir en 2012 si sa Direction "échoue".
Le grand absent reste bien sûr Dominique Strauss-Kahn. Pierre Moscovici, proche de DSK, a appelé vendredi ses troupes à se "structurer", "s'organiser", car la "sensibilité" sociale-démocrate doit être "présente dans les primaires". Il s'agit de "constituer une force incontournable dans le Parti socialiste", a-t-il assuré devant quelque 200 militants de sa sensibilité "Besoin de gauche" réunis à l'Oratoire, en marge de l'université d'été du PS. "Il faut cesser d'être impressionnistes et parfois impressionnés", a-t-il souligné, estimant que "la sensibilité que nous portons doit être présente dans les primaires" et c'est "la seule permettant d'emporter la présidentielle. Si Dominique Strauss-Kahn veut être candidat, nous le soutiendrons. Pourquoi ? Parce qu'il est social-démocrate. Alors que le pays est profondément divisé, brutalisé par l'expérience sarkozyste, on a besoin d'une présidence qui puisse rassurer", a-t-il dit. DSK, par "son expérience", "sa stature", est "aujourd'hui le président que les Français souhaitent".
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