Eric Woerth/Image d'archives © ABACAAprès quelques jours de répit, Médiapart relance l'affaire Woerth. Cette fois-ci, le site internet s'interroge sur l'emprunt contracté par le ministre pour les besoins de sa campagne municipale, de 6500 euros sur huit mois. Et plus précisement sur la déclaration remplie par Eric Woerth. Mediapart, qui s'appuie sur un document bancaire affirme que le ministre aurait déclaré gagner seulement 3000 euros par mois de revenus et salaires en 2008, une somme qui paraît dérisoire au regard de sa fonction d'alors, ministre du Budget.
Affaire Bettencourt : la juge autorisée à poursuivre son enquête
La cour d'appel de Versailles a décidé mardi d'autoriser la juge Isabelle Prévost-Desprez, qui enquête sur le contenu des enregistrements clandestins à l'origine de l'affaire Bettencourt, à poursuivre ses investigations.
Publié le 14/09/2010
Affaire Bettencourt : journée cruciale pour l'enquête de Prévost-Desprez
La juge qui enquête sur le contenu des enregistrements clandestins à l'origine de l'affaire Bettencourt saura ce mardi si elle peut ou non poursuivre ses investigations. La cour d'appel de Versailles, saisie par l'avocat de la milliardaire, se prononce cet après-midi.
Publié le 14/09/2010
Affaire Woerth-Bettencourt : des fuites et des barbouzes
Le renseignement français aurait enquêté sur les "fuites" de l'affaire dans la presse. Un magistrat, soupçonné d'être à l'origine de ces renseignements, aurait été limogé. Le parquet de Paris a, lui aussi, ouvert une enquête sur ces fuites.
Publié le 12/09/2010
Affaire Bettencourt : la pression sur Woerth ne faiblit pas
Légion d'honneur à Patrice de Maistre, vente de l'hippodrome de Compiègne : plus que le dossier retraites, c'est l'affaire Bettencourt qui marque la rentrée d'Eric Woerth et de la majorité.
Publié le 01/09/2010
Eric Woerth : une autre Légion d'honneur qui pose question
Selon le site Mediapart, qui dénonce un "conflit d'intérêt", le ministre du Travail a attribué il y a deux ans la Légion d'honneur au comptable ayant certifié ses comptes de campagne aux dernières municipales.
Publié le 13/08/2010
Affaire Woerth/Cesar : "c'est du travail de faussaire !"
Alain-Dominique Perrin, l'exécuteur testamentaire de César, affirme que la lettre publiée par Libération, signée par Eric Woerth et laissant entendre qu'il aurait permis un dégrèvement fiscal de 27 millions d'euros, a été "bidouillée" et constitue "un travail de faussaire".
Publié le 04/08/2010
Woerth serait intervenu dans la succession de César
Selon le quotidien Libération, Eric Woerth est intervenu en 2008 pour obtenir un dégrèvement fiscal de 27 millions d'euros sur la succession du sculpteur César. Le ministère et l'éxécuteur testamentaire démentent fermement.
Publié le 03/08/2010
Woerth a nié les accusations durant l'audition
Lors de sa longue audition par les policiers, le ministre du Travail a nié jeudi les accusations de conflit d'intérêts et de financement politique illégal, selon son avocat, Me Jean-Yves Leborgne, qui estime que le ministre est désormais "en dehors de la polémique".
Publié le 29/07/2010
Affaire Bettencourt : l'audition d'Eric Woerth semble imminente
Le ministre du Travail Eric Woerth, dont l'audition dans le cadre de l'affaire Bettencourt est attendue d'ici la fin de la semaine, a renoncé à un déplacement sur le thème des retraites agricoles prévu jeudi matin en Eure-et-Loir.
Publié le 28/07/2010
Avant l'audition de Woerth, le feuilleton "Bettencourt" en suspens
Après l'audition de l'héritière de L'Oréal, le ministre du Travail va être interrogé par les enquêteurs de la brigade financière. Toutefois, aucune date n'a été fixée.
Publié le 27/07/2010
Après Bettencourt, au tour de Woerth...
Après l'audition, pendant deux heures, de l'héritière de L'Oréal, le ministre du Travail va être interrogé par les enquêteurs de la brigade financière. Mais pas ce mardi... et la date reste un mystère.
Publié le 27/07/2010
Florence Woerth entendue comme témoin
Cette audition, qui a duré toute la matinée de mercredi, intervient dans le cadre de l'enquête préliminaire ouverte sur le contenu des enregistrements clandestins de conversations entre Mme Bettencourt et ses proches. Son mari doit également être interrogé dans le cadre de cette enquête.
Publié le 21/07/2010
Audition de Woerth : le Conseil des ministres donne son feu vert
Le Conseil des ministres a autorisé mercredil'audition du ministre du Travail Eric Woerth par la police, demandée par le parquet de Nanterre dans le cadre de l'affaire Bettencourt.
Publié le 20/07/2010
Le couple Woerth bientôt entendu par la police
Le parquet de Nanterre a annoncé lundi que le ministre du travail Eric Woerth et son épouse seraient entendus "dans de brefs délais" dans l'enquête sur les enregistrements pirates de Liliane Bettencourt.
Publié le 19/07/2010
Sur ce document bancaire de l'agence du Crédit Agricole de Chantilly, le ministre aurait également, toujours selon Mediapart, inscrit "aucun impôt sur le revenu". A cette époque, Eric Woerth aurait du déclarer environ 14.000 euros bruts de revenus pour sa fonction de ministre et environ 2400 euros de revenus en tant que maire d'un commune de plus de 11.000 habitants, détaille Mediapart.
"Complets, exacts, sincères et véritables"
La banque fait alors le calcul, selon Mediapart, en prenant en compte ses autres emprunts. Et voici la conclusion du Crédit Agricole : Eric Woerth dispose de 112 euros par mois pour vivre, avec un endettement bancaire de 89%, écrit Mediapart. L'emprunt est tout de même validé. "Pour tout candidat, nous accordons ce type de prêt en fonction de la capacité du candidat à se faire rembourser ses frais de campagne", explique à Mediapart le Crédit agricole. Le déclaration est signée avec la mention "complets, exacts, sincères et véritables" d'Eric Woerth sur la déclaration de revenus faite à la banque, selon Mediapart. Le document, tel qu'il est reproduit sur le site internet, n'est cependant pas signé.
Le site internet se pose alors les questions suivantes : pourquoi le Crédit Agricole a validé ce dossier ? le ministre a-t-il des revenus à cacher ? A-t-il lui-même rempli ce document et s'il ne l'a pas rempli, pourquoi l'a-t-il signé ?
"Absurdité de ces allégations"
L'entourage du ministre a réagi, précisant que le prêt avait été "souscrit dans des conditions normales comme tous les prêts électoraux", soulignant qu'il avait été "remboursé également à des conditions normales et classiques". "Ce prêt est adossé à la garantie de remboursement de l'Etat après validation des comptes de campagnes et non aux revenus du candidat", explique son entourage.
"Le Crédit Agricole connaît parfaitement la réalité des revenus d'Eric Woerth, celui-ci étant client de longue date de cette banque", a-t-on encore précisé, dénonçant un "acharnement" contre le ministre. "Sauf erreur, depuis quand quelqu'un qui cherche un prêt bancaire minore-t-il ses revenus?", a demandé son entourage, estimant que "chaque Français comprendra à nouveau l'absurdité de ces allégations".
Démenti de la banque, réponse de Mediapart
Le Crédit Agricole Brie Picardie apporte lui "un démenti formel à toutes les allégations ou interprétations qui pourraient vouloir être tirées d'un document de travail purement provisoire et ne représentant aucun caractère contractuel", indique la banque. "L'opération dont il est fait mention est tout à fait banale, réalisée d'ailleurs avec des candidats de toutes tendances et s'analyse en fait comme une simple avance de trésorerie en anticipation du remboursement par l'Etat des dépenses de campagne dans les conditions fixées par la loi", assure la banque. En conséquence, le Crédit Agricole dit "se réserver la possibilité de déposer plainte en violation du secret bancaire".
Pour sa part, Mediapart a affirmé, dans une réponse parue en ligne lundi, avoir demandé et obtenu, le 9 août, ce document, inclus dans les comptes de campagne de M. Woerth pour les municipales 2008, auprès de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques. Mediapart réfute aussi l'aspect provisoire - avancé par la banque - de ce document puisque celui-ci fait partie du dossier "signé et paraphé par le ministre" et "versé aux comptes de campagnes par le candidat lui-même". "Le ministre était tenu, en vertu du contrat qu'il a lui-même signé, de déclarer l'intégralité de ses revenus ainsi que le montant de son impôt", a poursuivi le site, se demandant si M. Woerth "cherche à dissimuler des revenus ou des impôts dont il sait qu'ils seront transmis à la Commission nationale des comptes de campagne et donc consultables par tous".
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