© AFP/B.Loubinoux
Les Journées d'été des Verts s'ouvrent à Corinne Lepage
L'ouverture politique n'est pas un domaine réservé au gouvernement actuel. Pour son grand rendez-vous de l'été, Europe Ecologie reçoit Corinne Lepage (Cap21). Avec en ligne de mire, une possible alliance pour 2012.
Publié le 20/08/2010
Europe Ecologie : Cohn-Bendit lassé
"La vérité aujourd'hui c'est que la construction d'Europe Ecologie ne passe pas par moi", a déclaré le chef de file EE à son arrivée sur le campus nantais où se déroulent les Journées d'été Les Verts-Europe Ecologie jusqu'à samedi.
Publié le 19/08/2010
Cohn-Bendit: Sarkozy "prend les Français pour des cons"
Daniel Cohn-Bendit assure lundi dans Le Monde qu'il participera bien aux Journées d'été des Verts-Europe Ecologie à Nantes, et en profite au passage pour tacler Nicolas Sarkozy et son "populisme de l'exclusion".
Publié le 16/08/2010
Les écolos tentent de surmonter leurs dissensions à Nantes
L'université d'été d'Europe Ecologie et des Verts se tient à Nantes entre jeudi et samedi. Le consensus qui se précise autour de la candidature d'Eva Joly à la présidentielle fera-t-il oublier les mésententes qui ont essaimé l'été des écolos?
Publié le 18/08/2010
Journées d'été des Verts : une union de la gauche pour 2012 ?
Socialistes, écologistes et communistes ont posé vendredi à Nantes les jalons d'un possible "contrat de gouvernement" pour l'élection présidentielle de 2012, sans occulter leurs divergences, notamment sur l'abandon du nucléaire.
Publié le 20/08/2010
Eva Joly "sent un élan" en faveur de sa candidature
<b>Par nos envoyés spéciaux sur place </b> - Eva Joly est arrivée samedi à Nantes pour les journées d'été des Verts. Si elle se soumettra aux procédures de désignations pour la candidature à la présidentielle, cet "élan" renforce son "envie d'y aller".
Publié le 21/08/2010
Pour Mme Duflot, il est "temps de passer à l'exercice du pouvoir" et pour cela, il faut "trois conditions: rassembler, rassembler, rassembler". La numéro un des Verts, qui dit n'avoir pas "les épaules suffisantes" aujourd'hui pour mener une campagne présidentielle, a affirmé la "nécessité de mettre en oeuvre un pacte d'alternative démocratique" pour une "République qui rassemble et libère". S'exprimant "peut-être pour la dernière fois comme secrétaire nationale des Verts", Mme Duflot a donné "rendez-vous" pour "une autre histoire qui verra la fin de nos deux logos", ceux des Verts et d'Europe Ecologie.
Cohn-Bendit boude-t-il ?
Concernant la future organisation, le principe d'un "mouvement unifié", sorte de parti unique fusionnant Verts et EE, est désormais acquis. Mais la direction de ce nouvel ensemble qui verra le jour aux assises de l'écologie les 13-14 novembre à Lyon après des assises régionales en octobre, reste à définir.
Initiateur du rassemblement d'Europe Ecologie et des Verts, le député européen Daniel Cohn-Bendit s'est toutefois senti écarté du mouvement, qu'il a quitté prématurément samedi avant la clôture officielle des travaux. "Dany avait peut-être une vision plus exigeante que le résultat obtenu", a commenté Eva Joly, dont la candidature écologiste à l'élection présidentielle fait pratiquement consensus parmi les militants. Un "élan" en faveur de sa candidature qui a renforcé son "envie d'y aller" d'ailleurs, a-t-elle dit sur LCI. "Mais ce n'est pas fini, nous sommes porteurs d'une dynamique. Il m'a promis solennellement qu'il serait toujours à mes côtés", a ajouté l'ancienne juge d'instruction de l'affaire Elf et actuelle députée européenne.
Des militants ont estimé que Daniel Cohn-Bendit s'était senti écarté par l'alliance passée entre Eva Joly, qui mènerait le combat présidentiel, et Cécile Duflot, l'actuelle dirigeante des Verts qui s'occuperait du futur rassemblement. "Il sent aussi que le débat qu'il veut mener sur une alliance avec le centre ne prendra pas", a déclaré au Monde, paru samedi, Dominique Voynet, ancienne ministre de l'Environnement et maire de Montreuil (Seine-Saint-Denis).
"Schtroumpf grognon"
Interrogée par le site du Point, Cécile Duflot a pour sa part comparé Daniel Cohn-Bendit au "Schtroumpf grognon", après leur entrevue en tête-à-tête vendredi en fin d'après-midi. "Il y avait un climat que tout le monde avait remarqué", a expliqué la secrétaire nationale des Verts pour justifier cette entrevue. "Dany, c'est comme le Schtroumpf grognon ! Il avait des choses à dire. Je lui ai aussi expliqué ma vision des choses. L'erreur, c'est peut-être qu'on n'avait pas pris le temps de discuter avant", a-t-elle expliqué.
Mais la plupart des cadres d'Europe Ecologie ou des Vertspréféraient retenir samedi le "pas historique" fait en direction de l'unité du mouvement, avant ses assises constituantes prévues le 15 novembre à Lyon. "Incontestablement, nous avons fait un pas historique en votant à l'unanimité le calendrier de la transformation des statuts des Verts", s'est réjouie Eva Joly. "Nous assistons, en temps réel, à la naissance du troisième mouvement politique français". "Maintenant, il reste à savoir sur quel programme écologique nous allons travailler", a ajouté l'ancienne magistrate. "Des groupes de travail sont déjà l'oeuvre. Pour moi, cela a été aussi constructif que possible".
"On sait maintenant où on va"
Eva Joly a annoncé qu'elle allait "mettre fin à ses engagements à l'étranger pour dégager plus de temps à l'action politique en France". "Je vais compenser mon peu d'expérience en politique, pour faire des voyages sur le terrain et m'immerger dans les problèmes très concrets des Français", a-t-elle dit. "On a fait un pas de géant vers l'unité, en levant beaucoup d'interrogations sur la ligne politique du mouvement et l'élection présidentielle", a également déclaré Jean-Vincent Placé, n°2 des Verts, aux journalistes. Il a mis en avant le fait qu'Eva Joly avait clarifié son positionnement politique. "Jusque-là, il y avait chez les écologistes une vraie admiration pour la personnalité d'Eva Joly, mais aussi des interrogations sur sa ligne politique", a-til expliqué. Jean-Vincent Placé a souligné que la députée européenne avait depuis "clairement dit qu'elle était en faveur du départ à la retraite à 60 ans, qui constitue un marqueur à gauche".
"On a gagné en clarté, et on sait maintenant où on va", estime lui aussi Yves Cochet, député (Verts) de Paris. "On a le sentiment qu'on va désormais tous ensemble, qu'il ne peut plus y avoir de retour en arrière, qu'il n'y a plus de Verts et de non-Verts", a-t-il estimé. Mais pour l'ancien ministre de l'Environnement, les écologistes ont encore du pain sur la planche. "Reste que sur le projet, ça reste à affiner, et sur la direction du mouvement, encore plus", a-t-il dit.
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