© LCIDes "différences" avec le chef de l'Etat L'annonce d'un large remaniement mi-novembre sonnera la fin des ors ministériels pour certains. D'autres attendent le jeu des chaises musicales avec impatience. Revue de coulisses. L'annonce d'un large remaniement début novembre sonnera la fin des ors ministériels pour certains. D'autres attendent le jeu des chaises musicales avec impatience. Revue de coulisses. Remanier, oui... mais qui faire entrer dans le prochain gouvernement ? Constituer une équipe qui puisse satisfaire une majorité de Français et plaire à la droite s'annonce difficile, comme le montre un sondage BVA. Donnée par certains à Matignon, la ministre de l'Economie déclare au Figaro ne pas être intéressée par le poste. Le ministre de la Défense entend, lui, poursuivre sa tâche "aussi longtemps" qu'il lui sera donné de le faire. Après avoir enregistré son plus mauvais score en trois ans au début de l'été, Nicolas Sarkozy voit sa cote de confiance progresser de 4 points, à 30%, dans le baromètre mensuel TNS Sofres Logica pour le Figaro magazine. Après avoir rencontré des policiers agressés aux Tarterêts, le président a redit mardi sa "volonté inflexible" de vite mettre en oeuvre les mesures sécuritaires annoncées fin juillet, dont le durcissement des peines pour les délinquants qui s'en prennent aux forces de l'ordre. Le patron des députés UMP a, pour sa rentrée politique, estimé que le chef du gouvernement "(marquait) sa différence" sur la sécurité. L'ancien Premier ministre a assuré mardi sur RTL que la plupart des ministres du gouvernement ne croyaient pas à l'efficacité de la politique sécuritaire du chef de l'Etat, notamment sur les Roms. Le ministre des Affaires étrangères a déclaré lundi avoir songé à démissionner en raison de la politique du gouvernement à l'égard des Roms. Le ministre de la Défense a pris ses distances avec la politique sécuritaire du chef de l'Etat dimanche, lors des universités d'été du Nouveau Centre. Le parti va devoir "bientôt" retrouver sa liberté pour monter en puissance en vue de l'élection présidentielle, a dit dimanche son président. Les réactions n'ont pas tardé dimanche à la clôture de l'université du PS à La Rochelle, Christian Estrosi jugeant le "Parti socialiste hors jeu", Xavier Bertrand assiant au "bal des ego et au bide des idées". La Première secrétaire a tenu un discours de confrontation avec Nicolas Sarkozy. Sur la sécurité, "il a choisi la polémique, nous choisissons la politique." 2012 sera dans tous les esprits à la Grande-Motte aux universités d'été du parti centriste partenaire de l'UMP. Même si la question d'une candidature doit être tranchée officiellement dans un an. D'ici là, il faut préparer les prochaines échéance électorales. La politique sécuritaire provoque des remous jusqu'au sein du gouvernement. Certains ministres ont visiblement des états d'âmes et s'en sont ouverts. François Fillon tout en recadrant ses troupes, affiche lui sa différence avec le chef de l'Etat.
Plus d'infosRemaniement : ce que pourrait décider Sarkozy

Remaniement : bientôt (plus) ministres ?

Remaniement : la quadrature du cercle

Remaniement : le désintérêt de Lagarde, l'espoir de Morin

Sarkozy reprend des couleurs

Sarkozy "inflexible" sur la déchéance de la nationalité

Sécurité: Copé critique Fillon et vole à la rescousse de Sarkozy

Villepin : les ministres sont "mal à l'aise"

Kouchner dit avoir songé à démissionner

Morin critique Sarkozy

Attaquée par Aubry, l'UMP tape sur les "vieilles recettes" du PS

Aubry lance son "autre France"

Hervé Morin veut marquer sa différence

Sécurité : gêne au gouvernement, Fillon affiche sa différence

Pour sa rentrée politique lundi sur France Inter, François Fillon n'a pas cherché à présenter un tableau sans nuage. "Il y a des différences, naturellement, il y en a dans nos caractères", a déclaré le Premier ministre, interrogé sur la polémique sur les démantèlements de camps de Roms et la déchéance de nationalité pour certains délinquants. "Je les assume simplement parce que je pense qu'il faut qu'on ait des débats qui sont des débats sereins et personne ne croirait qu'il ne puisse pas y avoir entre nous des débats sur tel ou tel sujet, ce ne serait pas crédible". Interrogé sur le discours prononcé fin juillet par Nicolas Sarkozy à Grenoble, où le président a annoncé un tour de vis sécuritaire qui a déclenché un tollé dans l'opposition et une partie de la majorité, François Fillon a admis qu'il n'aurait pas utilisé ces mots. "Chacun a sa sensibilité et sa façon de faire les choses", a déclaré le Premier ministre avant de souligner qu'il était totalement solidaire des annonces faites. "Les décisions qui ont été annoncées par le président de la République à Grenoble, que nous avions d'ailleurs arbitrées ensemble dans des réunions préparatoires, je les mets en œuvre et je les mets en oeuvre sans aucun état d'âme."
Non à la "surenchère" de certains ministres
François Fillon s'est élevé contre la "surenchère" dans laquelle se sont engagés sur le dossier de la sécurité et des Roms certains membres de la majorité, voire certains ministres de son gouvernement. "Il y a eu dans mon camp un certain nombre de propos que je n'ai pas acceptés", a expliqué le premier ministre. Il s'en est pris au ministre de l'Industrie Christian Estrosi, qui a proposé de sanctionner les maires qui ne respecteraient pas leurs obligations en matière de lutte contre la délinquance. "Ce n'est pas à l'Etat de sanctionner les maires", a dit le chef du gouvernement. "Donc je suis un peu surpris de ces paroles." Quant au ministre de la Défense Hervé Morin, qui a critiqué dimanche la politique sécuritaire du gouvernement, François Fillon lui a rappelé qu'il était membre du gouvernement. "On aura l'occasion d'en parler", a-t-il dit, allusion au remaniement gouvernemental prévu pour octobre et pour lequel il semble personnellement très serein. Lors de l'université d'été du Nouveau Centre, Morin a fait le choix de l'émancipation, un moyen de lancer sa candidature ou celle d'un de ses collègues centristes pour 2012.
"Mobilisation importante" le 7 septembre
Le Premier ministre François Fillon a aussi estimé que la mobilisation serait "importante" le 7 septembre, journée intersyndicale de grèves et de manifestations contre le projet de réforme des retraites du gouvernement. "C'est un sujet très très difficile, on a fait de la retraite à 60 ans un symbole et c'est normal qu'il puisse y avoir des inquiétudes et une mobilisation importante", a-t-il dit. Interrogé sur les déclarations lundi dans le Parisien/Aujourd'hui en France du leader de la CGT, Bernard Thibault, qui promet de "combattre jusqu'au bout" le projet du gouvernement, le Premier ministre a estimé qu'il était "dans son rôle". Mais "nous sommes le pays qui prend les décisions les plus raisonnables sur ce sujet: la quasi-totalité des pays européens a décidé ou est en voie de passer l'âge de la retraite de 65 à 67 ans", tandis que le gouvernement a décidé de reculer de 60 à 62 ans l'âge minimal de départ, a-t-il poursuivi. Le Premier ministre a par ailleurs estimé qu'il y avait dans son projet des "avancées sociales".
Confiance sur les suites de l'affaire Woerh
François Fillon a assuré lundi qu'aucune "faute pénale" n'avait été établie contre le ministre du Travail Eric Woerth dans l'affaire Bettencourt, ce qui le rendait "très confiant" quant à une saisine éventuelle de la Cour de justice de la République (CJR) dans ce dossier. "Il s'agit d'une demande qui émane d'une personnalité politique, Mme (Corinne) Lepage, qui demande à ce que M. Woerth soit traduit devant la Cour de justice de la République", a déclaré le Premier ministre sur France Inter. "Le procureur va naturellement instruire cette demande, comme il doit le faire, ne serait-ce que pour ne pas laisser percer de soupçons sur l'indépendance de la justice", a-t-il poursuivi. En même temps, "pour qu'il y ait une inculpation (mise en examen) devant la Cour de justice, il faut qu'il y ait une faute pénale de commise. Et depuis deux mois que cette affaire dure, personne n'a réussi à établir la moindre faute pénale à l'encontre d'Eric Woerth", a encore dit le chef du gouvernement."Donc je suis très confiant devant cette procédure qui s'engage. Evidemment j'aurais préféré qu'elle n'ait pas lieu parce que ce n'est pas agréable et facile pour Eric Woerth à supporter. Mais en même temps je n'ai pas d'inquiétude, Eric Woerth est innocent", a-t-il répété.
L'UMP doit payer la Ville de Paris pour Chirac
François Fillon s'est déclaré favorable lundi à une contribution de l'UMP au projet d'accord à l'amiable entre la Ville de Paris et Jacques Chirac pour mettre un terme au contentieux sur les emplois fictifs reprochés à l'ancien président lorsqu'il était maire de la capitale. "Si la question est posée à l'UMP, je souhaite que l'UMP y réponde favorablement", a-t-il dit sur France Inter. "Je pense que c'est une mesure qui est juste et qui honore (le maire de Paris) Bertrand Delanoë", a ajouté le Premier ministre. "Parce que le président de la République - et Dieu sait si j'ai eu des contentieux avec lui - a beaucoup servi notre pays (...) il est à la fin de son existence et je trouve que les Français dans leur immense majorité voudront qu'on lui laisse couler des jours tranquilles." Le projet d'accord qui doit encore être voté par le Conseil de Paris prévoit un remboursement de 2,2 millions d'euros, dont la majorité - 1,65 million selon des informations de presse -, serait acquittée par l'UMP, ce qui n'a pas été sans créer des remous au sein du parti présidentiel. François Fillon a reconnu que, avec la ratification de cet accord, le procès de Jacques Chirac prévu fin 2010 ou début 2011 se tiendrait sans accusation. "Mais après tout, c'est le choix que fait la ville de Paris", a-t-il conclu.
Retour MYTF1
Remaniement : ce que pourrait décider Sarkozy
Chargement en cours...




