Martine Aubry et Ségolène Royal posant pour une photo à La Rochelle (27 août 2010) © TF1/LCICopé dans le TGV socialiste
Sarkozy-Fillon, la rupture institutionnelle
En choquant une partie de son camp avec son virage sécuritaire, le chef de l'Etat a transféré au Premier ministre le rôle de stabilisateur de la majorité. Inédit.
Publié le 26/08/2010
Calendrier des primaires : le débat refait surface au PS
Même si les militants se sont prononcés, ce que rappelle à l'envi Martine Aubry, certains, comme François Hollande, voudraient bien hâter un peu le mouvement des primaires.
Publié le 28/08/2010
Votre atout François Hollande ? "C'est moi !"
Le député de Corrèze aborde la rentrée avec une stratégie : se faire connaître différemment des Français et les convaincre qu'il peut battre Martine Aubry à la primaire socialiste.
Publié le 28/08/2010
Des socialistes "unis pour convaincre" à La Rochelle
C'est un PS requinqué, au climat apaisé, qui tient sa grand-messe annuelle à La Rochelle, et une Martine Aubry offensive qui a plaidé vendredi soir sur TF1 : "une autre France est possible". Même si le parti reste, en coulisses, travaillé par les ambitions présidentielles rivales.
Publié le 28/08/2010
2012 : DSK creuse l'écart avec Sarkozy
Dominique Strauss-Kahn battrait largement Nicolas Sarkozy au deuxième tour de la présidentielle de 2012 : il recueille 59% des intentions de vote dans un sondage TNS Sofres Logica pour le Nouvel Observateur.
Publié le 25/08/2010
Sarkozy "voyou": la droite outrée, la gauche embarrassée
La publication dans Marianne, d'une photo de Sarkozy avec le titre "le voyou de la République" a fait bondir la droite, qui a fustigé un magazine qui ne respectait pas le chef de l'Etat. Gênée, la gauche reste prudente dans le soutien au magazine.
Publié le 10/08/2010
Ségolène Royal appelle le PS à l'unité
L'université d'été du Parti socialiste s'est ouverte à la Rochelle, et c'est Ségolène Royale qui a ouvert le bal. Le mot d'ordre : unité dans les rangs socialistes.
Publié le 27/08/2010
Martine Aubry : "une autre France est possible"
La Première secrétaire du PS a annoncé de futures propositions fortes pour la sécurité en France afin de rectifier l'image de notre pays aux yeux du monde. Elle a aussi confirmé que "le moment des choix" n'était pas venu au PS pour les candidatures à la présidentielle.
Publié le 27/08/2010
Qui sera candidat PS ? : "Les Français ne s'en foutent pas"
Alors que Martine Aubry estime que les Français n'ont rien à faire de savoir si elle sera ou non candidate pour les primaires pour la présidentielle, Manuel Valls juge au contraire que le sujet les intéresse.
Publié le 27/08/2010
Les TGV du vendredi matin pour la Rochelle ressemblent généralement aux couloirs de Solférino. On y croise au bar, dans les couloirs et souvent côte à côte petits et grands dirigeants socialistes. Les années précédentes, les rivaux des multiples courants se croisaient quasiment sans se saluer. Cette année, dans le "9h17", tous rivalisent de sourires en devisant sur leurs vacances tels des lycéens le jour de la rentrée. Manuel Valls et Jean-Paul Huchon blaguent à la buvette tandis que plus loin, Jean-Christophe Cambadélis et Gérard Collomb devisent l'un en face de l'autre. Mais la rumeur journalistique, ce n'est pas tel ou tel changement d'alliance dans le paysage socialiste ou la paix retrouvée mais plutôt la présence dans ce même TGV d'un poids lourd...de la droite.
Des photographes ont repéré Jean-François Copé sur le quai de la gare Montparnasse. Effectivement, le patron du groupe UMP se retrouve quelque minutes plus tard assis à un mètre du maire de Lyon et du dirigeant strauss-kahnien. Le patron du groupe UMP qui revient d'un séjour en Chine échange alors quelques mots avec Jean-Christophe Cambadélis qui y était en juillet. Mais très vite la politique reprend : "venez avec nous jusqu'à La Rochelle", plaisante le socialiste mais le maire de Meaux s'arrêtera à Poitiers. L'ouverture à l'envers, ce ne sera pas pour cette fois. Jean-François Copé confie leur souhaiter "une bonne université, c'est un dur métier pour tout le monde". Lundi, il devrait faire une rentrée politique tonitruante. "Il va taper", lance "Camba".
Royal et Aubry en ligne directe
Jamais Ségolène Royal n'avait été aussi présente médiatiquement à la Rochelle : Une de Libé, journaux TV, dîner de presse (inédit), discours d'ouverture... Une stratégie bulldozer pour ne pas laisser le duo DSK-Aubry monopoliser l'attention mais surtout, peser sur la suite. "N'allez pas croire que c'est pour ennuyer Martine, confie son entourage, il n'y a pas de friture sur leur ligne". Si l'ex-candidate n'a pas renoncé à son ambition présidentielle, elle entend en effet porter en cette rentrée le talisman de l'unité. Le mot est déclamé plusieurs fois dans son discours et ovationné. Martine Aubry applaudit mais n'est pas surprise... puisque Ségolène Royal lui avait envoyé son discours cette semaine. Tout comme elle lui avait téléphoné après sa sortie sur l'encadrement militaire pour bien lui indiquer que c'était bien "une contribution au débat" et non une façon de pointer son éventuel laxisme en matière de sécurité. Entre les deux femmes, la paix est de moins en moins armée. Durablement ? "Notre responsabilité est immense", certifie la patronne du PS.
Hamon pas trop candidat
Très détendu en salle de presse, Benoît Hamon a jugé "très bon" le discours de Ségolène Royal et n'est pas d'humeur critique. Pourtant, mardi dernier lors du Bureau national, il l'avait taclée pour ses déclarations sur la sécurité. Mais la sacro-sainte unité de La Rochelle est passée par là. L'encadrement militaire des jeunes délinquants ? Sans y être vraiment favorable, il affirme désormais que c'est une proposition "à débattre". De toutes les façons, le porte-parole du parti juge le débat positif, sûrement parce que la Première secrétaire a dû lui rappeler, comme souvent, vouloir faire travailler tout le monde pour la construction du projet. Et puis il se sent en cette rentrée "à l'aise avec la ligne du parti", Benoît Hamon, une ligne suffisamment à gauche pour convenir à ses amis. Traduction : il n'entend pas pour l'instant être candidat aux primaires. "Ce n'est pas un truc pour faire parler de soi les primaires, c'est sérieux. Chez les Américains, celui qui les perd, on l'oublie". Hamon pas dans la course à l'investiture, mais si DSK revient ?
Cambadélis en passe-muraille
Le député strauss-kahnien et François Hollande ne s'apprécient pas. Mais à la séance plénière consacrée à la crise économique, ils sont assis l'un à côté de l'autre à la tribune. Sourires polis. C'est l'une des rares apparitions du député de Paris, fidèle des fidèles de DSK, lors du premier jour de La Rochelle. Depuis les sondages donnant son champion ulta-favori contre Nicolas Sarkozy, l'homme est très convoité, et questionné. Il freine les appels au retour du patron du FMI pour ne pas le gêner et se montre, pour le reste, peu bavard. Chaque mot va désormais peser lourd dans le trimestre à venir.
Un ticket DSK-Aubry ? Bof...
Lequel des deux ira affronter Nicolas Sarkozy ? La question est sur toutes les lèvres à la Rochelle. Comment vont-ils se départager ? Que vont-ils se dire en septembre ? A toutes ces questions, Martine Aubry ne répond pas. "Laissez-moi garder ces conversations pour nous", glisse-t-elle à quelques journalistes vendredi soir. Mais interrogée sur l'idée d'un ticket à l'américaine (supposant la Première secrétaire à Matignon ?), elle ne se montre pas convaincue : "Il faudra faire monter des gens plus jeunes". Voilà qui est dit.
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