Olivier Besancenot à l'université d'été du NPA à Port-Leucate (27 août 2010) © TF1/LCICertes, il y a eu la douche froide des régionales : 2,5% de votes. Mais le NPA, qui tient son université d'été à Port-Leucate, veut désormais regarder devant lui et préparer la rentrée sociale. Avec les manifestations des 4 et 7 septembre sur la politique sécuritaire et les retraites, "la rentrée aura lieu à l'heure", prévient Olivier Besancenot. Vendredi, sous la menace d'un orage, devant quelque 800 militants réunis pour un "meeting unitaire" sur les retraites, tous ont appelé à la mobilisation : de Willy Pelletier de Copernic ("s'il faut bloquer ce pays nous bloquerons ce pays") à Jean-Marie Harribey d'Attac ("la grève générale devient nécessaire") en passant par Eric Corbeaux du PCF ("que cette tempête emmène une tempête sociale"). Eric Coquerel (Parti de gauche) s'est prononcé pour "une révolution citoyenne", Alain Lipietz (Verts) jugeant qu'il fallait remporter cette "bataille intimidante" pour gagner en 2012.
Philippe Poutou, le nouvel homme du NPA
La commission des candidatures du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) s'est "majoritairement prononcée" pour sa candidature à la présidentielle 2012 mardi. Un choix qui doit encore être ratifié ce week-end.
Publié le 21/06/2011
En deux ans, le NPA a perdu plus d'un tiers de ses militants
Le Nouveau parti anticapitaliste est passé de 9 300 à 6 000 adhérents entre son congrès de fondation en février 2009 et aujourd'hui. Le congrès qui se tiendra le week-end à Montreuil n'a pas permis de mobiliser fortement.
Publié le 08/02/2011
Militant pour le retrait du projet, Olivier Besancenot, "motivé pour 100", a estimé que "la situation dans quelques mois ne sera pas la même si c'est Sarkozy qui fait passer sa réforme ou si c'est le mouvement ouvier qui réussit à le stopper". Pour lui, "la révolte populaire est le seul antidote à la crise économique". Alors, "au-delà des désaccords politiques, on peut marcher séparément et frapper ensemble sur les retraites", a-t-il lancé à ses invités, appelant à "affaiblir le camp d'en face" pour que "la crise sociale" devienne "crise de régime". Mais pour cela, "il faut du cran" car "la rue a un pouvoir" comme "en 1995 contre le plan Juppé et en 2006 contre le CPE", a-t-il poursuivi, pendant que les militants scandaient "grève générale".
"On nous a déjà fait le coup !"
"L'issue de 2012 se joue dans cette bataille", a-t-il martelé, lançant une pique au PS : "l'abrogation de la réforme des retraites ne peut pas être une promesse pour 2012" car "on nous a déjà fait le coup !" Dans un parti en "crise existentielle", Olivier Besancenot se relance donc, fustigeant "la fuite en avant nauséabonde, raciste, sécuritaire et écoeurante" d'un gouvernement qui a lancé "une vraie déclaration de guerre sociale".
Pour autant, malgré ce discours de candidat, le postier de Neuilly rechigne à se présenter en 2012, lui qui fut déjà de la campagne en 2002 (4,2%) et 2007 (4,1%). Le dernier sondage TNS-Sofres le hisse entre 7 et 9% selon les opposants, devant Jean-Luc Mélenchon (4-5%). Mais "s'il n'y a que des universités d'été qui parlent de 2012, Sarkozy a déjà gagné", lançait plus tôt Besancenot, allusion à peine voilée aux socialistes réunis à La Rochelle.
"Olivier n'a jamais eu envie de se présenter à aucune élection" mais au NPA, "personne n'a envie" d'y aller, ce qui est "plutôt sain" car "la personnalisation est très pénible", explique Alain Krivine, figure trotskiste du mouvement. Une "conférence nationale" devrait trancher la question en juin 2011, dans un parti à la recherche de nouvelles figures. Deux ou quatre nouveaux porte-parole devraient ainsi être désignés après le congrès de novembre. Mais Pierre-François Grond, du comité exécutif du NPA, conscient de "l'audience populaire" et médiatique du facteur, semble penser que le bon moment pour Besancenot de passer la main se situe après 2012, "la désignation de nouveaux porte-parole n'impliquant pas qu'Olivier ne sera pas candidat".
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