Pierre Laurent (PCF) et Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche) - Images d'archives © TF1-LCIPierre Laurent, secrétaire national du PCF, a appelé dimanche à se mobiliser les 4 et 7 septembre prochains face à la "stratégie de pousse-au-crime" de Nicolas Sarkozy, qui en "petit frère des riches", mène une "guerre sociale contre l'ensemble du monde du travail". "Pour les communistes, la rentrée doit être plus que jamais sur tous les fronts", a-t-il déclaré lors de son discours de clôture de l'université du PCF qui se tenait à Seignosse, dans les Landes, depuis vendredi et a réuni quelque 500 militants. "Le 4 septembre contre la xénophobie", le 7 sur les retraites, mais aussi dans les batailles pour l'école ou l'hôpital public, a ajouté le successeur de Marie-George Buffet.
Pierre Laurent assure la relève au PCF
L'ex-directeur de la rédaction de L'Humanité a été élu très largement dimanche secrétaire national du Parti communiste français. Il succéde à Marie-George Buffet.
Publié le 20/06/2010
PCF : "Ce parti est toujours bien vivant"
L'ex-directeur de la rédaction de L'Humanité, Pierre Laurent, a été élu très largement secrétaire national du Parti communiste français.
Publié le 20/06/2010
Depuis le discours de Grenoble de Nicolas Sarkozy le 30 juillet et "la chasse aux Roms", "nous vivons des heures graves", a lancé le numéro un communiste, dénonçant une véritable "stratégie de pousse-au-crime". Selon M. Laurent, "la seule guerre que mène ce pouvoir c'est une guerre sociale contre l'ensemble du monde du travail", Nicolas Sarkozy, en "petit frère des riches", n'ayant "depuis des semaines, plus un mot pour l'emploi". Pour le PCF, loin de tout "exercice de politique spectacle", "un seul et unique objectif" doit être poursuivi : "affûter les idées". "Au risque de décevoir les amoureux de casting", "nous, nous voulons faire dominer le débat du projet", a-t-il poursuivi.
A des centaines de kilomètres des "Remue-méninges" de Jean-Luc Mélenchon qui prononçait son discours au même moment à Grenoble, M. Laurent a redit son désir de "poursuivre" le Front de gauche PCF-Parti de gauche et de l'élargir aux syndicalistes, associatifs. Il a aussi rappelé qu'un "pacte d'union populaire", sorte de "programme partagé", serait lancé à la Fête de L'Humanité (10-12 septembre). "Nous ne cherchons pas avec cette démarche à rassembler l'extrême gauche" mais à "remettre au centre de gravité de la gauche les défis dont elle n'aurait jamais dû se détourner" pour obtenir une "majorité de gauche" en 2012, a-t-il lancé, comme une réponse au NPA d'Olivier Besancenot qui souhaite une gauche de gauche totalement autonome du PS.
Mélenchon : rassembler l'"autre gauche" pour la rentrée
De son côté, le président du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, a appelé dimanche en Isère au "rassemblement des forces de l'autre gauche" et souhaité faire de la journée d'action du 7 septembre sur les retraites "le plus grand rapport de force que le pays n'a jamais vu". "Oui, nous voulons la retraite à 60 ans. C'est possible sans augmentation des annuités de cotisation et à taux plein. Nous voulons et si nous osons nous l'aurons", a déclaré M. Mélenchon dans son discours de clôture des Rencontres d'été de son parti, baptisées "Remue-méninges" et se tenant depuis samedi à Saint-Martin-d'Hères (Isère).
Devant quelque 400 militants réunis sur le campus universitaire de la ville, il a ensuite lancé un appel pour faire de la journée d'action nationale du 7 septembre portant sur la défense des retraites, "le plus grand rapport de force que le pays n'a jamais vu". "Nous avons le devoir de nous rassembler. Et le premier rassemblement c'est la fête de l'Humanité. Ce jour-là commence la discussion d'un programme partagé entre le parti communiste, le parti de Gauche et les formations qui veulent bien se joindre à la discussion de ce programme", a-t-il souligné.
Rebondissant sur le discours de Martine Aubry, dimanche à l'université d'été du PS à La Rochelle, M. Mélenchon s'en est pris sans la citer à la première secrétaire socialiste, qui a rendu brièvement hommage au Premier ministre grec socialiste Georges Papandréou dont le pays a été placé sous tutelle du Fonds monétaire international (FMI) et de la zone euro. "Pas question d'avoir pour tout potage 'A bas Sarkozy, vive le vote utile!', pour ensuite se manger du Papandréou (...) Il ne faudra pas compter sur nous pour marcher au fouet. Regardez nos cous, il n'y pas de traces de laisse", a-t-il lancé. Le leader du Parti de gauche a encore expliqué qu'il ne fallait pas se focaliser sur la prochaine élection présidentielle : "2012, c'est de l'attrape-gogo. Pendant qu'on parle de ça, on ne parle pas du reste".
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