Jean-François Copé © AbacapressPour lui, c'est l'heure du "rassemblement général" comme il l'a dit mercredi sur Europe 1. Jean-François Copé entend faire des journées parlementaires UMP, jeudi et vendredi à Biarritz, "un moment politique fort" destiné avant tout à asseoir, auprès de Nicolas Sarkozy, son image d'acteur incontournable pour la victoire de la droite en 2012. Face à une gauche requinquée et alors que la majorité est en proie au doute et aux divisions, notamment sur le tour de vis sécuritaire initié par le chef de l'Etat, le rendez-vous basque vise à "mettre députés et sénateurs en ordre de bataille pour les échéances à venir", selon le patron des députés UMP.
"La revanche" de Fillon face à un Sarkozy affaibli
Le chef du gouvernement "fait désormais officiellement partie de la catégorie des Premiers ministres pour qui Matignon est un tremplin", analyse Libération après les confidences de François Fillon à France 2. D'autres éditorialistes le voient désormais en "recours" à droite.
Publié le 27/09/2010
"Après Matignon, il peut y avoir une autre vie"
Dans un entretien diffusé à quelques semaines d'un remaniement annoncé, François Fillon évoque à demi-mot ses projets après Matignon. Et il revient sur ses relations avec le chef de l'Etat : "c'est l'histoire d'une alliance".
Publié le 26/09/2010
La droite appelée à serrer les rangs dans la course à l'Elysée
Sarkozy seul "peut gagner en 2012", proclame une tribune publiée ce lundi dans Le Figaro, signée par Laurent Wauquiez et 17 parlementaires UMP, en dénonçant "les petites phrases politiciennes" et "les polémiques plus ou moins stériles".
Publié le 27/09/2010
Fillon patron calme au dessus de la mêlée
Alors que les visées de Jean-François Copé sur le parti provoquent des tensions avec l'actuel patron, Xavier Bertrand, le Premier ministre a tenté vendredi aux journées parlementaires de l'UMP de calmer le jeu, avertissant que "personne ne doit exercer ses talents contre son propre camp".
Publié le 24/09/2010
Tension Copé-Bertrand à Biarritz, Fillon s'invite
Les visées de Jean-François Copé sur le parti provoquent des tensions avec l'actuel patron, Xavier Bertrand. Le Premier ministre est arrivé plus tôt que prévu.
Publié le 23/09/2010
Remaniement : la quadrature du cercle
Remanier, oui... mais qui faire entrer dans le prochain gouvernement ? Constituer une équipe qui puisse satisfaire une majorité de Français et plaire à la droite s'annonce difficile, comme le montre un sondage BVA.
Publié le 21/09/2010
Besson se met "à l'écoute" des électeurs du FN
Invité dimanche soir du Grand Jury, le ministre de l'Immigration a estimé que la classe politique devait être à l'écoute des électeurs du Front national afin de les "ramener dans le cercle des partis républicains".
Publié le 19/09/2010
Popularité : Sarkozy et Fillon en baisse
Les cotes de popularité de Nicolas Sarkozy et François Fillon ont perdu quatre points en septembre, avec respectivement 32% et 49% d'opinions favorables, selon le baromètre mensuel Ifop à paraître dans Le Journal du Dimanche.
Publié le 18/09/2010
Incidents à l'Assemblée : le PS attaque Accoyer, Copé vise Aubry
Le groupe PS a demandé ce matin la démission du président de l'Assemblée nationale après la follle nuit. Pour le député-maire de Meaux, la Première secrétaire cherche "à masquer son manque de projet" sur les retraites.
Publié le 15/09/2010
Cette droite qui veut en finir avec l'hyperprésidence
Ce week-end, Jean-François Copé, plusieurs ministres chiraquiens et Alain Juppé ont demandé à Nicolas Sarkozy de présider autrement une fois le remaniement effectué.
Publié le 06/09/2010
Tout à sa nouvelle stratégie de coller au maximum à Nicolas Sarkozy pour arracher à Xavier Bertrand les rênes du parti présidentiel, voire -il s'en défend- la place de François Fillon à Matignon, M. Copé veut faire de ce raout l'antithèse de la brève université d'été organisée fin août par le secrétaire général de l'UMP à Port-Marly (Yvelines). "Je vais montrer que j'ai une marque de fabrique" et "organiser un rassemblement digne de ce nom", confiait-il lors de sa rentrée tonitruante. Pas question pour autant de surjouer, sussurrent ses proches. L'offensive sur l'UMP se poursuivra en octobre, à l'approche du remaniement. M. Copé mise, disent-ils, sur le renfort de plusieurs ténors du parti. "Tout est prêt à Biarritz. Le seul souci, ce sont les grèves (contre la réforme des retraites jeudi, ndlr). On s'est organisé pour ne pas trop en pâtir en faisant arriver tout le monde dès le mercredi soir. On n'a que 15 défections. Au total, plus de 250 parlementaires ont confirmé leur présence. C'est 20 de plus qu'au Touquet" l'an dernier, affirme-t-on dans l'entourage de M. Copé.
Sécurité et dépenses publiques
Les retraites seront justement au coeur des débats, le jeudi après-midi, autour des "réformes vitales", avec la baisse des dépenses publiques, à la veille du marathon budgétaire qui promet d'être rude pour la majorité. La matinée aura été consacrée à la sécurité, en présence du criminologue Alain Bauer, qui aurait, selon un cadre de l'UMP, soufflé à M. Sarkozy dont il est proche, l'idée de créer des jurys populaires en correctionnelle. Le vendredi matin, les traditionnels discours, avec en point d'orgue celui, guetté, du Premier ministre. Promis, juré, Xavier Bertrand, lui, n'accordera pas d'interview à la presse jeudi. Une allusion aux flèches que lui avait décochées le maire de Meaux dans Le Parisien le matin même du campus de Port-Marly. Rien ne sert d'entamer le match de 2017 avant 2012, aux yeux du patron de l'UMP. "Le sujet de 2012, c'est que le secrétaire général de l'UMP doit être sarkozyste", tranche un responsable du parti. Manière de disqualifier M. Copé. Xavier Bertrand, qui met en avant sa fidélité et sa loyauté indéfectibles au chef de l'Etat, fait savoir avec insistance qu'il n'a "pas la bougeotte" et qu'il se verrait bien mener la campagne présidentielle à l'UMP.
Un proche de M. Copé, le ministre Bruno Le Maire (Agriculture), assure d'ailleurs lui aussi que "la succession de Xavier Bertrand n'est pas ouverte". Les détracteurs de Jean-François Copé se délectent déjà du "grand show" de la station balnéaire basque, "reine des plages et plage des rois": "il va nous faire le coup du « regardez comment ça tourne bien », le groupe UMP. Et si on me donnait le parti, il tournerait vachement bien aussi+". "Mais au final, est-ce que ce n'est pas encore François Fillon qui sera la vedette ?" s'interroge avec gourmandise un ténor de l'UMP.
Jean-François Copé était l'invité de Christophe Barbier jeudi matin sur LCI
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