© AFPLundi, Le Monde accusait l'Elysée d'avoir violé le secret des sources d'un des ses journalistes qui travaillait sur l'affaire Woerth. Lundi soir, la réponse est venue de la police elle-même, qui a décidé de jouer franc-jeu. Selon son directeur général, Frédéric Péchenard, la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) a vérifié un renseignement sur des fuites dans la presse concernant l'affaire Bettencourt et saisi le parquet le 2 septembre, en mettant en cause un haut fonctionnaire.
Espionnage : Guéant cite Médiapart en justice pour diffamation
Le secrétaire général de l'Elysée a déposé vendredi à Paris une citation en diffamation contre Médiapart et son directeur Edwy Plenel, qui l'avait accusé d'avoir "impulsé" et "coordonné" l'espionnage de deux de ses journalistes.
Publié le 12/11/2010
Ecoutes: l'Etat agit "dans le strict respect des libertés publiques"
François Fillon a assuré mercredi à l'Assemblée nationale, qu'il "ny avait pas de complot" après des accusations d'espionnage de journalistes par l'Elysée.
Publié le 10/11/2010
Espionnage téléphonique : Matignon rappelle à l'ordre l'Intérieur
Les services du Premier ministre ont rappelé en octobre au ministère de l'Intérieur qu'il était interdit de se procurer directement les factures détaillées auprès des opérateurs téléphoniques, révèle France Info.
Publié le 10/11/2010
Le Monde et les fuites du dossier Woerth : les clés pour comprendre
Le Renseignement a procédé à une enquête sur un haut-fonctionnaire soupçonné d'être à l'origine de fuites dans la presse. Le Monde estime que le secret des sources a été enfreint.
Publié le 17/09/2010
Affaire Woerth/Bettencourt : le mea culpa de Rémy Pflimlin
Le PDG de France Télévisions reconnaît avoir "répondu de manière maladroite" sur le traitement de l'affaire Woerth/Bettencourt par Médiapart, et se défend d'avoir voulu "attaquer" le site d'information.
Publié le 26/09/2010
Le Monde : pluie de critiques contre l'exécutif, l'informateur cloué au pilori
Dans toute la classe politique, l'indignation est restée vive mardi après les accusations d'espionnage lancées contre l'Elysée, Martine Aubry dénonçant le "mensonge permanent" du gouvernement. Le camp présidentiel a, lui, fustigé l'attitude "inadmissible" de l'informateur du Monde.
Publié le 14/09/2010
La foire à l'Assemblée... et MAM absente
Dévoiement", "effondrement moral" : l'indignation est restée vive mardi, au lendemain d'accusations d'espionnage lancées contre l'Elysée, l'opposition se déchaînant contre l'Exécutif. La ministre de la Justice était au Sénat.
Publié le 14/09/2010
Le Monde : Fillon déplore "les fuites répétées" du cabinet de MAM
Devant les députés UMP, le Premier ministre a jugé mardi que "la République ne peut pas accepter" que soit "violé le secret de l'enquête", dénonçant "les fuites répétées émanant du cabinet de la garde des Sceaux".
Publié le 14/09/2010
Woerth : Le Monde accuse l'Elysée de "violation des sources"
Le quotidien accuse lundi en Une l'Elysée d'avoir violé le secret des sources d'un de ses journalistes travaillant sur l'affaire Woerth en utilisant les services du contre-espionnage et annonce qu'il va déposer plainte contre X.
Publié le 13/09/2010
"Cher Eric" : après la lettre de Woerth, celles de Maistre
Deux lettres de remerciements de Patrice de Maistre à Eric Woerth, qui a reconnu jeudi être intervenu pour l'attribution de la Légion d'honneur au gestionnaire de la fortune de Liliane Bettencourt, ont été saisies par les enquêteurs, assure le JDD.
Publié le 04/09/2010
Pour Sarkozy, Woerth reste son homme des "retraites"
Alors que la gauche multiplie les appels à la démission de son ministre du Travail et que les responsables syndicaux considèrent son maintien comme un "problème", le chef de l'Etat lui a une nouvelle fois redit publiquement sa confiance, bien que sous une forme minimaliste.
Publié le 03/09/2010
La Direction générale de la police nationale (DGPN) a "légitimement recherché l'origine de fuites qui lui ont été signalées", souligne M. Péchenard dans un communiqué, en agissant "dans le cadre de sa mission de protection de la sécurité des institutions". "Il n'y a eu aucune écoute téléphonique, de quelque nature que ce soit", a-t-on affirmé au ministère de l'Intérieur. Un "renseignement parvenu aux services désignait comme l'auteur de ces fuites un haut fonctionnaire, membre d'un cabinet ministériel, soumis au secret professionnel et naturellement au respect du code de procédure pénale", explique le DGPN.
"Facture détaillée et géolocalisation"
Aussi, "une brève et ponctuelle vérification technique a alors permis de rendre vraisemblable le renseignement initial", selon M. Péchenard. Selon des sources proches du dossier, cette "vérification technique" a porté sur les communications passées depuis le téléphone portable de David Sénat, conseiller pénal au cabinet de la ministre de la Justice Michèle Alliot-Marie. La recherche a été effectuée "dans le cadre de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 qui autorise la recherche de données de connexion, telles que les factures détaillées ou la géolocalisation", selon ces mêmes sources. Elle a laissé apparaître plusieurs appels par jour et pendant plusieurs jours à la presse, ont-elles poursuivi.
Elle a été menée à bien après consultation d'une "personnalité qualifiée" désignée par le président de la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité pour "en vérifier le bien fondé et le respect des obligations légales", ont ajouté ces sources. "Sur la base de cette vérification et uniquement à (ma) demande, le directeur de la DCRI Bernard Squarcini a saisi le procureur de la République par une note en date du 2 septembre", relève M. Péchenard. "Les services de police n'ont donc fait que leur travail", conclut-il.
La réponse du quotidien Le Monde ne s'est pas faite attendre. Interrogé par le journal sur la consultation d'une "personnalité qualifiée", le délégué général de la CNCIS Rémi Récio a démenti mardi. "Dans le cas d'espèce, une telle requête n'aurait pas pu passer le filtre de la personnalité qualifiée puisque celle-ci ne peut agir que dans le cadre de la prévention du terrorisme, conformément à l'article 6 de la loi de 2006", a-t-il affirmé.
Mardi, le procureur de Paris Jean-Claude Marin a affirmé avoir demandé à la Direction centrale du renseignement intérieur de préciser la teneur de ces vérifications. "J'ai reçu le 7 septembre une note, datée du 2 septembre, de la Direction centrale du renseignement intérieur, sous couvert du directeur général de la police nationale, indiquant que de 'brèves vérifications techniques' avaient permis d'identifier la source", a dit le procureur à quelques journalistes. "J'ai écrit à la DCRI le 10 septembre au matin pour demander quelles étaient ces vérifications techniques. J'attends la réponse", a-t-il ajouté.
| La gauche tire à boulets rouges sur la présidence |
"Woerthgate", "Sarkogate", "Affaire d'Etat": la gauche a tiré à boulets rouges lundi sur l'Elysée après les accusations de violation du secret des sources dans l'affaire Bettencourt. Aurélie Filippetti (PS) a ainsi évoqué "un Woerthgate". Parlant d'un "Sarkogate", Eva Joly (Europe Ecologie) a jugé "extrêmement grave" de "confondre la notion des intérêts de l'Etat avec les intérêts personnels d'un parti et de quelques hommes, comme M. Sarkozy et M. Woerth". Pour Noël Mamère (Verts), "on est à la veille d'une nouvelle affaire d'Etat (...) La République irréprochable de Nicolas Sarkozy a fait pschitt". Benoît Hamon, porte-parole du PS, a demandé que "toute la lumière soit faite" sur la "réalité" ou non d'écoutes téléphoniques au Monde, qui auraient pu justifier la mise à l'écart du conseiller de MAM, David Sénat. L'ex-numéro un du PCF, Marie-George Buffet, a dénoncé une nouvelle étape "dans le délabrement de notre démocratie", ajoutant que "pour aller muter le haut-fonctionnaire à Cayenne (allusion à M. Sénat, ndlr), cela en dit long sur l'état du régime!" "Dans cette affaire, la vérité devra aller jusqu'au bout", a prévenu le sénateur PS David Assouline. "La liberté de la presse est la prunelle des yeux de la République". |
Retour MYTF1
Espionnage : Guéant cite Médiapart en justice pour diffamation
Chargement en cours...




