L'état du pays a dépassé la cote d'alerte", selon le leader du Mouvement Démocrate qui a enregistré de mauvais scores au soir du premier tour des élections régionales. © TF1/LCILe MoDem de François Bayrou, qui tient ce week-end ses "universités de rentrée" dans le Var, espère rebondir après ses derniers échecs électoraux, avec un positionnement recentré et une organisation rénovée, pour proposer une offre crédible aux Français en 2012. "Il nous faut proposer une alternative au pouvoir actuel et rassembler les Français pour dépasser l'affrontement droite-gauche qui nous paralyse", proclame François Bayrou. "Le temps de la reconstruction s'achève. Nous disposons maintenant d'une équipe stable pour mener ce combat", explique le leader démocrate à propos de la présidentielle, dont il souligne qu'elle est la seule élection capable de redessiner le paysage politique. "Le plus dur est passé. Notre mouvement est désormais solide et solidaire", affirme-t-il en référence aux polémiques internes et aux départs, dont celui de Corinne Lepage, qui avaient suivi son échec aux régionales de mars (4,2%).
Bayrou raconte son "ictus transitoire"
Après son malaise de lundi, le leader du MoDem sort d'hôpital jeudi après-midi, et va aller se reposer quelques jours dans son village des Pyrénées-Atlantiques. Il raconte la soirée au cours de laquelle il a été frappé par son "ictus transitoire".
Publié le 16/12/2010
François Bayrou hospitalisé
François Bayrou a été hospitalisé après avoir eu "un malaise à la fin de l'émission le Grand Journal de Canal+ où il était invité hier soir", a indiqué Marielle de Sarnez.
Publié le 14/12/2010
Bayrou fait son gouvernement... virtuel
Marielle de Sarnez aux Affaires étrangères, Bennahmias à la Culture : le parti de François Bayrou s'est doté d'un "cabinet fantôme", sorte de gouvernement virtuel sur le modèle de ce qui se pratique depuis longtemps au Royaume-Uni. Objectif : renforcer sa crédibilité.
Publié le 21/09/2010
Entre Sarkozy et DSK, le coeur de Bayrou ne balance pas
Le président du MoDem François Bayrou a réaffirmé lundi soir qu'il n'"avait nulle envie" d'un "rapprochement" avec Nicolas Sarkozy, mais n'a pas exclu un dialogue avec Dominique Strauss-Kahn.
Publié le 15/06/2010
Bayrou prêt à jouer un "rôle" au centre...
Le président du MoDem, dont la formation a subi un sérieux revers lors des régionales, s'est déclaré dimanche soir prêt à jouer un "rôle" au centre, et a laissé planer le doute sur sa candidature à la présidentielle de 2012.
Publié le 30/05/2010
Comme preuve de ce nouvel élan, le MoDem a mis en place un "shadow cabinet", (cabinet fantôme) de 22 membres, sorte de gouvernement virtuel dédoublant les principaux ministères chargé de porter ses propositions. "Il y beaucoup de forces du centre qui viennent nous voir en nous disant +regroupons-nous+. Des centristes de l'UMP me disent: +on s'est trompé et le jour venu, il faudra bien qu'on en tire les conclusions+", confie M. Bayrou en contestant son isolement. Un millier de militants est attendu aux universités de rentrée, de vendredi à dimanche, sur la presqu'île de Giens (Var).
Pas d'invités de gauche
Le MoDem a réuni à cette occasion un plateau de personnalités de la société civile pour débattre "des valeurs" du changement. Au programme, figurent notamment le médiateur de la République Jean-Paul Delevoye, le président de la Croix-rouge Française, Jean-François Mattéi, et l'académicien Jean-Christophe Rufin. Le procureur de Nice, Eric de Montgolfier, viendra parler de justice, le président de la Ligue de football professionnel, Frédéric Thiriez, de sport, et l'ex-ministre de l'Education nationale, Luc Ferry, du "changement". Le sénateur Jean Arthuis (Alliance centriste), qui défend le rassemblement de la famille centriste, sera également présent.
Au plan des valeurs, François Bayrou voit dans les tensions actuelles de la majorité, sur la sécurité, les Roms ou le bras de fer avec l'Europe la justification des critiques qu'il avait portées sur le système Sarkozy dans son livre "Abus de pouvoir". "La majorité va exploser. Il y a des gens qui ont inscrit leur vie politique dans le refus de tout cela, mes anciens amis de l'UDF, les gaullistes. Au-delà des carrières, il y a les convictions, les valeurs. Tout cela ne peut pas durer", dit-il.
Mais, celui qui avait tendu la main à la gauche en 2009, ne voit désormais plus de salut dans cette direction. Il dénonce l'enfermement de l'opposition dans "une attitude dogmatique, fermée, régressive", qui "ne peut que conduire à d'amères désillusions". Seuls Dominique Strauss-Khan ou Michel Rocard semblent trouver grâce à ses yeux. "Je suis. J'ai toujours été et je resterai au centre", martèle François Bayrou. Interrogé sur l'afflut de concurrents sur ce créneau (Villepin, Borloo et Morin), il balaye. "Il y a ceux qui gouvernent avec l'UMP et ceux qui sont pour le changement".
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