"Gouverner, c'est aussi savoir dit non", a estimé le premier ministre vendredi, en réponse aux syndicats qui viennent de décider la tenue de deux nouvelles journées de mobilisation contre la réforme des retraites. © LCIFrançois Fillon a fait preuve vendredi d'une grande fermeté face aux manifestants opposés à la réforme des retraites, restant dans le même registre pour réclamer de l'ordre à l'UMP, agitée par une guerre des chefs qui a brouillé les journées parlementaires du parti. Alors que son maintien à Matignon est toujours très incertain à quelques semaines du remaniement -présent dans toutes les conversations lors de ce grand raout de Biarritz- le Premier ministre n'a pas cédé un pouce de son rôle de fédérateur de la majorité.
Réforme des retraites : ce que vont faire les sénateurs UMP
Le président UMP du Sénat ne cache pas, dans le JDD, que Nicolas Sarkozy a donné des consignes aux sénateurs, qui examinent à partir du 5 octobre la réforme des retraites. Si le report de l'âge légal à 62 ans est non négociable, affirme Gérard Larcher, le Sénat proposera des amendements.
Publié le 25/09/2010
Le "non ferme et tranquille" de Fillon aux manifestants
"Il faut répondre calmement à la rue parce que gouverner c'est écouter chacun, gouverner c'est respecter chacun, mais gouverner la France c'est aussi parfois savoir dire non", a déclaré le Premier ministre vendredi après les grèves et manifestations de la veille.
Publié le 24/09/2010
Tension Copé-Bertrand à Biarritz, Fillon s'invite
Les visées de Jean-François Copé sur le parti provoquent des tensions avec l'actuel patron, Xavier Bertrand. Le Premier ministre est arrivé plus tôt que prévu.
Publié le 23/09/2010
Copé se veut chef du "rassemblement général" à droite
Ces journées parlementaires de l'UMP à Biarritz seront l'occasion pour le patron des députés du parti présidentiel, qui fait de plus en plus figure de rival du Premier ministre François Fillon, de tenter de marquer des points.
Publié le 22/09/2010
Les positions du gouvernement se rapprochent du FN pour deux tiers des Français
66% d'entre eux jugent que les récentes positions gouvernementales sur l'immigration et la sécurité se rapprochent du parti d'extrême droite, selon un sondage BVA.
Publié le 23/09/2010
Quel sort pour Fillon ? "Ce n'est pas décidé"
Selon Claude Guéant, le chef de l'Etat n'a pas encore décidé s'il remplacerait l'actuel Premier ministre à l'occasion du prochain remaniement. Un remaniement qui aurait lieu en novembre, alors qu'il était annoncé plutôt courant octobre.
Publié le 05/09/2010
Cette droite qui veut en finir avec l'hyperprésidence
Ce week-end, Jean-François Copé, plusieurs ministres chiraquiens et Alain Juppé ont demandé à Nicolas Sarkozy de présider autrement une fois le remaniement effectué.
Publié le 06/09/2010
Bertrand, Copé : guerre de succession à l'UMP
L'ambiance était tendue ce jeudi aux journées parlementaires de l'UMP. Derrière les sourires de façade, c'est une guerre des chefs qui se déroule en coulisses. Face à face, Xavier Bertrand et Jean-François Copé qui se disputent le contrôle du parti.
Publié le 23/09/2010
Ainsi, sur les retraites, il a opposé un "non ferme et tranquille" aux centaines de milliers de Français descendus dans la rue jeudi et aux syndicats qui ne désarment pas pour faire reculer le gouvernement. "Nous conduirons cette réforme jusqu'à son terme car (...) si nous tenons à garantir le niveau de nos pensions alors il n'y a qu'une seule façon sérieuse et responsable d'agir : il faut élever l'âge légal de la retraite", a-t-il affirmé devant de nombreux ministres et parlementaires UMP. Le texte, examiné en séance publique au Sénat début octobre, est "nécessaire et raisonnable", a-t-il répété. Se présentant, comme jamais autant jusque-là, en rempart de Nicolas Sarkozy, il a multiplié les attaques contre l'opposition, coupable d'une "violence irrespectueuse détestable". Une nouvelle fois, il a fustigé "la complicité" du PS avec "l'extrême gauche". "Ce qui était valable pour l'extrême droite devrait l'être aussi pour une extrême gauche qui conteste nos institutions démocratiques", a-t-il lancé sous les applaudissements.
"Guéguerre Bertrand-Copé"
Une attaque en règle pour mieux souder son parti qui traverse une zone de fortes perturbations. Jean-François Copé, patron actuel des députés UMP, dispute la direction du parti présidentiel à Xavier Bertrand, proche du chef de l'Etat. François Fillon s'est placé au dessus de la mêlée pour faire taire ces "ambitions indécentes". "Personne ne doit dissocier son avenir personnel de notre sort commun. Et personne ne doit exercer ses talents contre son propre camp", a-t-il lancé. Et le Premier ministre d'enfoncer le clou : "Je vous demande de rester
concentrés sur notre cap car c'est au terme du quinquennat et pas avant que l'Histoire se nouera". Mais ce rappel à l'ordre pourrait rester lettre morte.
Juste avant son discours, la "guéguerre" entre MM. Bertrand et Copé s'était poursuivie à la tribune. L'actuel secrétaire général de l'UMP a confirmé qu'il n'entendait pas jeter l'éponge en fixant la "feuille de route" du parti jusqu'en 2012 tandis que son rival semblait déjà sur le départ du groupe à l'Assemblée. Ce discours sera-t-il le dernier de l'actuel locataire de Matignon devant les parlementaires ? L'intéressé s'est bien gardé de se projeter dans l'avenir balançant entre l'absence de "nostalgie" s'il devait partir et l'envie, exprimée à demi-mots, de rester. "Tant que je le pourrai, tant que j'aurai votre confiance, je ne laisserai rien passer qui puisse faire dire un jour que l'esprit d'équipe et le sens de l'intérêt général n'étaient pas aux rendez-vous", a ajouté le Premier ministre, qui a eu droit à une standing ovation.
Pour la sénatrice Isabelle Debré, "c'était du grand Fillon!". Mais le soutien des parlementaires et de l'opinion ainsi que la justification -sans réserve cette fois- du discours sécuritaire de Nicolas Sarkozy pourraient ne pas suffire. "Il peaufine son personnage, il ne rentre pas dans les chicayas. Il y a beaucoup de collègues qui l'estiment mais qui veulent un changement de Premier ministre. Le moment est venu", estime un député sarkozyste.
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