Nicolas Sarkozy à Marignane le 4 mars 2010 © DRFace à une rentrée sociale très difficile, Nicolas Sarkozy doit aussi composer avec une majorité fiévreuse où les tirs croisés se sont multipliés la semaine dernière entre ses principaux responsables. Mais ce week-end, c'est le style même de sa gouvernance, la fameuse « hyperprésidence », qui a fait l'objet de critiques à peine voilées dans son propre camp. Dans une tribune publiée dans Le Figaro, Jean-François Copé et trois chiraquiens, le député Christian Jacob, le ministre du budget François Baroin et celui de l'Agriculture Bruno Le Maire ont défini « les conditions de la victoire en 2012 », en exigeant notamment un gouvernement resserré, un président qui s'occupe de l'essentiel et un pouvoir qui évite « les effets d'annonce » en matière de maintien de l'ordre. Quant au parti, ils le souhaitent « redynamisé », autrement dit avec un nouveau patron. Le député-maire de Meaux se verrait bien à l'occasion des changements de l'automne remplacer Xavier Bertrand à la tête de l'UMP.
Remaniement : ce que pourrait décider Sarkozy
L'annonce d'un large remaniement mi-novembre sonnera la fin des ors ministériels pour certains. D'autres attendent le jeu des chaises musicales avec impatience. Revue de coulisses.
Publié le 29/10/2010
Remaniement : bientôt (plus) ministres ?
L'annonce d'un large remaniement début novembre sonnera la fin des ors ministériels pour certains. D'autres attendent le jeu des chaises musicales avec impatience. Revue de coulisses.
Publié le 24/08/2010
"La revanche" de Fillon face à un Sarkozy affaibli
Le chef du gouvernement "fait désormais officiellement partie de la catégorie des Premiers ministres pour qui Matignon est un tremplin", analyse Libération après les confidences de François Fillon à France 2. D'autres éditorialistes le voient désormais en "recours" à droite.
Publié le 27/09/2010
"Après Matignon, il peut y avoir une autre vie"
Dans un entretien diffusé à quelques semaines d'un remaniement annoncé, François Fillon évoque à demi-mot ses projets après Matignon. Et il revient sur ses relations avec le chef de l'Etat : "c'est l'histoire d'une alliance".
Publié le 26/09/2010
La droite appelée à serrer les rangs dans la course à l'Elysée
Sarkozy seul "peut gagner en 2012", proclame une tribune publiée ce lundi dans Le Figaro, signée par Laurent Wauquiez et 17 parlementaires UMP, en dénonçant "les petites phrases politiciennes" et "les polémiques plus ou moins stériles".
Publié le 27/09/2010
Fillon patron calme au dessus de la mêlée
Alors que les visées de Jean-François Copé sur le parti provoquent des tensions avec l'actuel patron, Xavier Bertrand, le Premier ministre a tenté vendredi aux journées parlementaires de l'UMP de calmer le jeu, avertissant que "personne ne doit exercer ses talents contre son propre camp".
Publié le 24/09/2010
Tension Copé-Bertrand à Biarritz, Fillon s'invite
Les visées de Jean-François Copé sur le parti provoquent des tensions avec l'actuel patron, Xavier Bertrand. Le Premier ministre est arrivé plus tôt que prévu.
Publié le 23/09/2010
Copé se veut chef du "rassemblement général" à droite
Ces journées parlementaires de l'UMP à Biarritz seront l'occasion pour le patron des députés du parti présidentiel, qui fait de plus en plus figure de rival du Premier ministre François Fillon, de tenter de marquer des points.
Publié le 22/09/2010
Remaniement : la quadrature du cercle
Remanier, oui... mais qui faire entrer dans le prochain gouvernement ? Constituer une équipe qui puisse satisfaire une majorité de Français et plaire à la droite s'annonce difficile, comme le montre un sondage BVA.
Publié le 21/09/2010
Remaniement : le désintérêt de Lagarde, l'espoir de Morin
Donnée par certains à Matignon, la ministre de l'Economie déclare au Figaro ne pas être intéressée par le poste. Le ministre de la Défense entend, lui, poursuivre sa tâche "aussi longtemps" qu'il lui sera donné de le faire.
Publié le 14/09/2010
Retraites : Sarkozy et Fillon chauffent leurs troupes
A quelques heures du débat à l'Assemblée, Nicolas Sarkozy et François Fillon se sont adressés chacun leur tour aux députés UMP. Message : fermeté sur l'âge légal de départ, ouverture sur la pénibilité notamment.
Publié le 07/09/2010
Villepin : les ministres sont "mal à l'aise"
L'ancien Premier ministre a assuré mardi sur RTL que la plupart des ministres du gouvernement ne croyaient pas à l'efficacité de la politique sécuritaire du chef de l'Etat, notamment sur les Roms.
Publié le 24/08/2010
Juppé de retour au gouvernement ?
L'ancien Premier ministre a de nouveau plaidé dimanche soir pour un remaniement gouvernemental, n'excluant pas de redevenir ministre. Il a par ailleurs appelé implicitement Nicolas Sarkozy à abandonner son statut d'hyperprésident.
Publié le 05/09/2010
Quel sort pour Fillon ? "Ce n'est pas décidé"
Selon Claude Guéant, le chef de l'Etat n'a pas encore décidé s'il remplacerait l'actuel Premier ministre à l'occasion du prochain remaniement. Un remaniement qui aurait lieu en novembre, alors qu'il était annoncé plutôt courant octobre.
Publié le 05/09/2010
Ce qui frappe dans le texte de ces « quatre mousquetaires », c'est la définition d'un nouvel équilibre des pouvoirs aux antipodes de la gouvernance Sarkozy depuis 2007. Leur message est clair : leur fidélité au chef de l'Etat pour éviter sa défaite en 2012 doit s'accompagner d'un profond changement dans sa manière de gouverner la majorité et le parti. En coulisses, nombreux étaient ceux qui, à droite, revendiquaient depuis des mois une meilleure concertation dans la préparation des réformes ou la définition des orientations stratégiques. Mais l'autorité présidentielle empêchait toute dissidence. Aujourd'hui victime d'une impopularité persistante et d'une gauche revigorée, le chef de l'Etat, isolé, n'est plus en mesure d'empêcher les barrons de la droite d'infléchir le cours des choses.
« C'est un problème de méthode »
Ainsi, dimanche soir, l'ex-Premier ministre Alain Juppé a semblé poser ses conditions pour « aider Nicolas Sarkozy » et entrer éventuellement au gouvernement à l'automne. « Nous avons besoin d'un changement assez profond. D'ailleurs, le président en est conscient, puisqu'il a annoncé suffisamment à l'avance un remaniement ministériel", a déclaré le maire de Bordeaux au "Grand Jury" RTL/LCI/Le Figaro. "Ce n'est pas simplement un problème d'homme. C'est un problème de méthode et de feuille de route", a ajouté M. Juppé qui s'est dit "presque prêt à signer" la tribune des quatre chiraquiens. "Ils disent qu'il faut un gouvernement resserré, un gouvernement qui gouverne. Le président ne peut pas être en première ligne sur tout", a-t-il ajouté.
Voir les ambitieux quadras de la droite et un ancien Premier ministre créer un rapport de forces avec Nicolas Sarkozy pour établir un dispositif gagnant pour 2012 montre un sérieux coup de faiblesse de l'hyperprésidence. Le locataire de l'Elysée va-t-il entendre ces demandes ? « Il n'aime pas se voir imposer les choses mais là il n'a pas le choix, confie un député UMP. Il est aux pieds du mur face à une opposition reconstruite ».
A l'Elysée, on préfère regarder avec calme ce concours Lépine de propositions pour la dernière étape du quinquennat. Ainsi, le bras-droit de Nicolas Sarkozy Claude Guéant a vu dans la tribune de Copé et ses amis « un acte d'allégeance » au président. Réplique immédiate et sibylline du patron du groupe UMP lundi matin sur France Info : « c'est pas le terme que j'aurais employé"...
Retour MYTF1
Remaniement : ce que pourrait décider Sarkozy
Chargement en cours...





