Déchéance de nationalité, politique sécuritaire: Juppé n'approuve pas

Par TF1 News (Avec agence), le 05 septembre 2010 à 21h40 , mis à jour le 05 septembre 2010 à 21h50

Dossier : Immigration

L'ex-Premier ministre, qui pourrait entrer au gouvernement, s'est prononcé dimanche contre l'élargissement de la déchéance de nationalité aux Français d'origine étrangère auteurs de meurtres de policiers notamment, une des mesures proposées par le chef de l'Etat.

Descente de police à la Villeneuve, quartier de Grenoble (4 août 2010)Descente de police à la Villeneuve, quartier de Grenoble (4 août 2010) © TF1/LCI

Il pourrait entrer au gouvernement mais il veut garder sa liberté de parole. L'ex-Premier ministre Alain Juppé s'est prononcé dimanche soir lors du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro, contre l'élargissement de la déchéance de nationalité aux Français d'origine étrangère auteurs de meurtres de policiers notamment, une des mesures proposées par le chef de l'Etat.

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"Déchoir quelqu'un de sa nationalité est un acte extrêmement grave. Faisons appliquer les lois pour tout le monde. Est-ce plus grave de tuer un policier quand on est Français, Breton, depuis X générations, ou que lorsque l'on est de la deuxième génération maghrébine ?", a déclaré l'ancien Premier ministre à ses interviewers. "C'est pareil. Pourquoi déchoir l'un de la nationalité et pas l'autre", a-t-il poursuivi.  "Cela me semble difficile sur le plan juridique. On ne peut pas condamner quelqu'un à être apatride. C'est une disposition qui ne jouerait que vis-à-vis des personnes ayant une double nationalité", a fait valoir le maire de Bordeaux.  "Je ne suis pas sûr que cela rapporte grand chose", a-t-il finalement ajouté.

Son "ami" Villepin
 
Concernant la sécurité, Alain Juppé a estimé que c'était "un vrai problème" et que la majorité avait "fait de bonnes choses". Mais, a-t-il ajouté: "faut-il pour autant surmédiatiser ce problème ? Donner l'impression que l'on s'en sert pour repiquer des voix sur l'extrême droite ? Je n'en suis pas sûr". "Pourquoi en rajouter dans la production législative ? Tous les matins on nous annonce une nouvelle loi sécuritaire. Appliquons celles qui existent", a-t-il lancé.
 
Se rapprochant avec ces déclarations de  Dominique de Villepin, Alain Juppé s'est néanmoins désolidarisé de son "ami", qui a parlé d'une "tache de honte sur notre drapeau" en commentant les récentes décisions sécuritaires du gouvernement: "C'est de l'outrance. Mais enfin, c'est son tempérament. Ses déclarations ont toujours cet aspect épique", a-t-il jugé. Peut-être une manière de couper l'herbe sous le pied à l'opposant autoproclamé de Nicolas Sarkozy...

Par TF1 News (Avec agence) le 05 septembre 2010 à 21:40
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5 Commentaires

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  • humanoide56, le 07/09/2010 à 03h36

    Pardon ????????????? le début de phrase me fait dresser le poil, le mieux pour lui, est qu'il reste dans l'ombre !

  • juigne11, le 06/09/2010 à 14h58

    Pas besoin d'un ministre qui n'approuve pas le gouvernement; Qu'il reste oû il est.

  • coco242724, le 06/09/2010 à 07h40

    S'il a des idées contraires aux idées proposées par le gouvernement, je ne pense pas que son fauteuil de ministre lui tende les bras !!

  • ouzouz31, le 06/09/2010 à 07h23

    Cet homme represente le politiquement correct, et n'est pas ok avec la decheance de nationalite,qu'il adhere au ps ,et ne revendique pas une place de ministre.

  • bastiat2, le 05/09/2010 à 22h55

    Juppé doit rester à Bordeaux. C'est encore là qu'il fait le moins de mal.

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