Descente de police à la Villeneuve, quartier de Grenoble (4 août 2010) © TF1/LCIIl pourrait entrer au gouvernement mais il veut garder sa liberté de parole. L'ex-Premier ministre Alain Juppé s'est prononcé dimanche soir lors du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro, contre l'élargissement de la déchéance de nationalité aux Français d'origine étrangère auteurs de meurtres de policiers notamment, une des mesures proposées par le chef de l'Etat.
Déchéance de nationalité: gouvernement et députés UMP reculent
L'exécutif et les députés UMP ont décidé mardi de renoncer à étendre la déchéance de nationalité aux assassins de policiers, mesure-phare du projet de loi sur l'immigration mais contestée jusqu'au sein de la majorité.
Publié le 08/03/2011
Meurtriers de policiers : les députés votent la déchéance de nationalité
L'Assemblée a adopté jeudi à une courte majorité l'extension de la déchéance de nationalité aux Français naturalisés depuis moins de 10 ans condamnés pour meurtre d'agents dépositaires de l'autorité publique. Une mesure décriée par l'opposition et même dans la majorité.
Publié le 30/09/2010
Si l'on votait demain, ce serait "extrêmement difficile"...
L'ancien Premier ministre Alain Juppé estime que si les Français votaient demain pour élire leur président l'élection serait "extrêmement difficile" pour la droite, et plaide pour "un changement de méthode" de gouvernance.
Publié le 12/09/2010
Juppé de retour au gouvernement ?
L'ancien Premier ministre a de nouveau plaidé dimanche soir pour un remaniement gouvernemental, n'excluant pas de redevenir ministre. Il a par ailleurs appelé implicitement Nicolas Sarkozy à abandonner son statut d'hyperprésident.
Publié le 05/09/2010
"Déchoir quelqu'un de sa nationalité est un acte extrêmement grave. Faisons appliquer les lois pour tout le monde. Est-ce plus grave de tuer un policier quand on est Français, Breton, depuis X générations, ou que lorsque l'on est de la deuxième génération maghrébine ?", a déclaré l'ancien Premier ministre à ses interviewers. "C'est pareil. Pourquoi déchoir l'un de la nationalité et pas l'autre", a-t-il poursuivi. "Cela me semble difficile sur le plan juridique. On ne peut pas condamner quelqu'un à être apatride. C'est une disposition qui ne jouerait que vis-à-vis des personnes ayant une double nationalité", a fait valoir le maire de Bordeaux. "Je ne suis pas sûr que cela rapporte grand chose", a-t-il finalement ajouté.
Son "ami" Villepin
Concernant la sécurité, Alain Juppé a estimé que c'était "un vrai problème" et que la majorité avait "fait de bonnes choses". Mais, a-t-il ajouté: "faut-il pour autant surmédiatiser ce problème ? Donner l'impression que l'on s'en sert pour repiquer des voix sur l'extrême droite ? Je n'en suis pas sûr". "Pourquoi en rajouter dans la production législative ? Tous les matins on nous annonce une nouvelle loi sécuritaire. Appliquons celles qui existent", a-t-il lancé.
Se rapprochant avec ces déclarations de Dominique de Villepin, Alain Juppé s'est néanmoins désolidarisé de son "ami", qui a parlé d'une "tache de honte sur notre drapeau" en commentant les récentes décisions sécuritaires du gouvernement: "C'est de l'outrance. Mais enfin, c'est son tempérament. Ses déclarations ont toujours cet aspect épique", a-t-il jugé. Peut-être une manière de couper l'herbe sous le pied à l'opposant autoproclamé de Nicolas Sarkozy...
Retour MYTF1
Déchéance de nationalité: gouvernement et députés UMP reculent
Chargement en cours...





