© INTERNEL'ardoise est effacée. Lundi, le Conseil de Paris a approuvé l'accord à l'amiable passé entre la mairie, l'UMP et l'ancien président Jacques Chirac soldant l'affaire dite des emplois fictifs à la mairie de la capitale. Le protocole prévoit un remboursement de 2,2 millions d'euros, dont 1,65 million serait acquitté par l'UMP.
"Jacques Chirac ira devant ses juges"
L'accord passé avec la mairie de Paris n'y change rien, assure l'avocat de l'ancien chef de l'Etat : Jacques Chirac ira à son au procès en correctionnelle pour "détournement de fonds publics".
Publié le 21/09/2010
Delanoë défend l'accord avec Chirac sur les emplois fictifs
Devant la polémique sur le projet d'indemnisation de la municipalité par Jacques Chirac et l'UMP dans l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris, Bertrand Delanoë affirme avoir appliqué "vérité, reconnaissance des faits et réparation".
Publié le 28/08/2010
Emplois fictifs : l'UMP prêt à solder les comptes de l'ère Chirac
Un accord avec l'UMP devrait permettre à la mairie de Paris de récupérer 2,2 millions d'euros au titre de remboursement de la facture des emplois fictifs qui valent à Jacques Chirac d'être renvoyé en correctionnelle. S'il est validé, l'ex-président se retrouverait sans adversaire au tribunal.
Publié le 25/08/2010
Emplois fictifs : Chirac confirme son souhait d'un remboursement
Jacques Chirac a confirmé jeudi avoir "souhaité" que soient remboursées à la Ville de Paris les sommes liées à l'affaire dite des "emplois de complaisance", tout en réaffirmant n'avoir commis aucune "infraction pénale".
Publié le 26/08/2010
Emplois fictifs : le parquet de Nanterre requiert le non-lieu
Le parquet de Nanterre a requis lundi un non-lieu en faveur de l'ancien président dans l'enquête sur des emplois présumés de complaisance à la ville de Paris au bénéfice du RPR.
Publié le 04/10/2010
Les élus de Paris prêts à tirer un trait sur les emplois fictifs
Ils devraient voter ce lundi, à une écrasante majorité, l'accord d'indemnisation qui prévoit le remboursement du coût estimé de ces emplois fictifs par l'UMP et Jacques Chirac. En échange, la Ville de Paris ne sera pas partie civile au procès où doit comparaître l'ancien chef d'Etat.
Publié le 27/09/2010
Emplois fictifs : Delanoë "ne confond pas justice et vengeance"
Le maire de Paris, contesté par les Verts pour son soutien au projet d'indemnisation de la capitale dans l'affaire des emplois fictifs sous l'ère Chirac, tente de calmer les esprits et rappelle qu'un procès aura lieu.
Publié le 04/09/2010
Emplois fictifs à la mairie de Paris : ils ne les ont pas vus
Jean-François Probst et Jean Tiberi, tous deux anciens proches du président, affirment ne jamais avoir croisé d'emplois fictifs dans l'entourage de Jacques Chirac ni constaté ce système.
Publié le 07/03/2011
La Ville de Paris "obtient aujourd'hui la réparation à laquelle aspiraient légitimement les Parisiens", a déclaré Bertrand Delanoë lors de son intervention avant le vote du conseil. "Je veux donner mon sentiment sur les approximations et contre-vérités qui se sont exprimées au cours des dernières semaines", a indiqué le maire de Paris, visant notamment les Verts et quelques autres élus opposés au protocole qui ont dénoncé "une justice à deux vitesses" et des "arrangements".
"La somme de 2,2 millions d'euros correspond strictement au montant inscrit dans l'ordonnance de renvoi du juge", a-t-il encore insisté tout en dénonçant l'argument selon lequel Jacques Chirac pourrait "échapper à ses juges". "Un procès se tiendra bien dans les prochains mois contrairement à ce que beaucoup ont laissé croire", a-t-il assuré. Cependant, le retrait de la constitution de partie civile de la la Ville, laisse Jacques Chirac, qui fut maire de Paris, sans contradiction autre que celle d'un parquet ayant requis un non-lieu dans la procédure.
| "Le protocole garantit la réparation d'éventuelles erreurs matérielles et le remboursement de tous les frais liés aux emplois litigieux" (J.-F. Lamour, UMP) |
"Personne de bonne foi ne pourra imaginer qu'avec 1,5 million d'euros (une fois retirés des 2,2 millions, les frais d'avocats et les intérêts), on dédommage réellement les contribuables parisiens", a estimé le Vert Yves Contassot, rappelant que "pour une seule autre salariée, la justice avait condamné le RPR à rembourser près de 900.000 euros". Le conseiller a par ailleurs indiqué que "la fiabilité juridique (du protocole) est sujette à discussion. Nous ne voulons pas être un jour éventuellement comptable d'un éventuel abus de biens sociaux ou de recel", a-t-il indiqué.
"Le protocole garantit la réparation d'éventuelles erreurs matérielles et le remboursement de tous les frais liés aux emplois litigieux", a souligné le président du groupe UMP Jean-François Lamour qui a estimé que refuser l'accord aurait été une "volonté de vengeance politique" et a rendu hommage au "choix juste" "défendu courageusement" par le maire PS de Paris.
Une quinzaine de militants du collectif Sauvons les riches s'est rassemblée devant la mairie de Paris pour dénoncer le protocole. Les militants, affublés de colliers de fleurs, ont déroulé sur le parvis de l'Hôtel de ville une banderole proclamant "Paradis judiciaire, Justice à vendre". "Aujourd'hui est envoyé un signal important qui est que si on est riche, on peut s'arranger. Pour deux millions d'euros on peut s'en sortir sans répondre de ses actes", a dénoncé devant la presse un membre du collectif qui a été rejoint par des responsables politiques écologistes et du Parti de Gauche.
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