Jean-François Copé © TF1/LCIJean-François Copé et les députés UMP ont interpellé vendredi leurs collègues socialistes sur l'engagement "solennel" de Ségolène Royal de rétablir le droit à la retraite à 60 ans, accusant le reste du Parti socialiste de maintenir une certaine "ambiguïté" sur cette promesse. Dans la matinée, les débats ont donné lieu à l'Assemblée nationale à une bataille gauche-droite sur le report à 62 ans à l'horizon 2018 de l'âge légal du départ en retraite, mesure phare du projet gouvernemental de réforme des retraites qui devait être votée dans l'après-midi. Le patron des députés UMP a lancé l'offensive en appelant le Parti socialiste (PS) à être "enfin clair et lisible" sur l'engagement pris la veille par Mme Royal.
Royal fait sa fête de rentrée
Ségolène Royal organise samedi à Arcueil (Val-de-Marne) sa 3ème Fête de la fraternité, sous le signe inédit de l'union cordiale affichée avec la patronne du PS Martine Aubry,
Publié le 17/09/2010
Retraites : la "mère des batailles" est lancée à l'Assemblée
Les députés ont enfin abordé le coeur du projet de réforme. La question de l'allongement de la durée de cotisations a été évoquée jeudi soir. Place ce matin au report de l'âge légal du départ en retraite de 60 à 62 ans.
Publié le 10/09/2010
Retraites : "lâcher autre chose" menacerait le financement
François Fillon s'est livré jeudi soir sur France 2 à un exercice de pédagogie sur la réforme des retraites, deux jours après le succès de la mobilisation, avant de laisser la place à Ségolène Royal, puis Bernard Thibault et François Chérèque.
Publié le 09/09/2010
"Pari gagné", les syndicats annoncent une suite
Alors que la mobilisation contre la réforme des retraites a dépassé mardi par son ampleur celle du 24 juin, la CFDT annonce un nouveau mouvement "vraisemblablement avant la fin du mois", la CGT ne voit pas comment le gouvernement peut "minorer un mobilisation de cette ampleur".
Publié le 07/09/2010
Retraites : ambiance électrique à l'Assemblée nationale
L'examen de la réforme des retraites a débuté mardi à l'Assemblée nationale dans un climat plus que tendu. Entre accusations et éclats de voix, Eric Woerth a présenté son projet.
Publié le 07/09/2010
Retraites : l'Exécutif lâche du lest, très insuffisant pour les syndicats
Au lendemain de la mobilisation, Nicolas Sarkozy a annoncé mercredi des assouplissements à la réforme des retraites. Insuffisants pour les leaders syndicaux qui remobiliseront leur troupe le 23 septembre.
Publié le 08/09/2010
"Si par malheur (vous) deviez revenir au pouvoir" en 2012, "reviendriez-vous à la retraite à 60 ans ?", a-t-il lancé. "Le faire, ça veut dire baisser le niveau de pension des Français. C'est inacceptable", a-t-il ajouté, ironisant sur l'absence de la numéro un du PS, Martine Aubry, sur le plateau de France 2, « comme si elle avait un peu de mal à défendre la retraite à 60 ans". "Oui, nous assumons pleinement les engagements pris hier soir par Ségolène Royal sur le droit à partir à 60 ans et, en 2012, si nous sommes au pouvoir, nous le rétablirons", lui a répondu son homologue socialiste, Jean-Marc Ayrault, en ajoutant: "Il y a bien deux projets et cette bataille va continuer, projet contre projet". "Ceux qui ont le nombre de trimestres suffisants pour partir à 60 ans, ce sont ces hommes et ces femmes que nous voulons défendre" pour qu'ils n'aient pas à "prolonger leur activité deux ans de plus. L'âge légal à 60 ans, c'est le bouclier social des plus modestes", a renchéri Marisol Touraine (PS), accusant le président Nicolas Sarkozy d'avoir "menti au peuple français" en promettant de ne pas toucher à la retraite à 60 ans.
Jugeant les socialistes toujours "très fuyants", M. Copé a appelé "solennellement" Mme Aubry à s'exprimer clairement pour que "les masques tombent". Le ministre du Travail, Eric Woerth, s'est dit persuadé que le PS "ne reviendrait pas" sur la réforme. "Si vous le faites, ce sera au prix d'une baisse massive des pensions, parce qu'il n'y aura pas d'autre solution (...) La retraite choisie, c'est la petite pension subie", a-t-il lancé. "Je suis étonné que vous soyez contre, vous qui revendiquez toujours la liberté. Nous sommes pour la retraite à la carte, individualisée", a répondu Michel Issindou (PS). "Avec la retraite à la carte, vous allez nous refaire le coup des 35 heures,très favorables finalement aux cadres. Ceux qui ont payé la facture, ce sont les ouvriers", a rétorqué Dominique Dord (UMP) en endossant une réforme "impopulaire" mais "juste et efficace". "C'est tellement plus facile d'accorder le bouclier fiscal aux riches que de leur dire : +Il faut payer des impôts+", a répliqué Alain Vidalies (PS), pour qui "ce sont précisément les ouvriers qui pourront partir à 60 ans avec une pension complète".
Agacée par cette "partie de ping-pong" UMP-PS, Marie-George Buffet (Parti communiste français) a plaidé pour "la retraite à 60 ans à taux plein pour tous". "Pas une seule retraite inférieure au Smic !", s'est exclamé Marc Dolez (Parti de Gauche).
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