© AFPFrançois Fillon a déploré mardi, devant les députés UMP, "les fuites répétées émanant du cabinet de la garde des Sceaux" Michèle Alliot-Marie sur l'affaire Woerth/Bettencourt, jugeant que "la République ne peut pas accepter" que soit "violé le secret de l'enquête". Quant à la Chancellerie, elle a indiqué mardi que David Sénat, l'ancien conseiller du cabinet de Michèle Alliot-Marie qui se retrouve au centre de l'affaire des fuites, "aurait été suspendu de ses fonctions" s'il ne les avait pas déjà quittées. M. Sénat avait "depuis plusieurs mois émis le souhait d'être chargé de la mission de préfiguration de la cour d'appel de Cayenne, ce qui avait été accepté" par Mme Alliot-Marie, a déclaré à l'AFP Guillaume Didier, porte-parole du ministère de la Justice. "Cette mission commençant le 1er septembre, il a donc quitté le cabinet à cette date", a-t-il ajouté.
Le Monde et les fuites du dossier Woerth : les clés pour comprendre
Le Renseignement a procédé à une enquête sur un haut-fonctionnaire soupçonné d'être à l'origine de fuites dans la presse. Le Monde estime que le secret des sources a été enfreint.
Publié le 17/09/2010
Affaire Woerth/Bettencourt : le mea culpa de Rémy Pflimlin
Le PDG de France Télévisions reconnaît avoir "répondu de manière maladroite" sur le traitement de l'affaire Woerth/Bettencourt par Médiapart, et se défend d'avoir voulu "attaquer" le site d'information.
Publié le 26/09/2010
Le Monde : pluie de critiques contre l'exécutif, l'informateur cloué au pilori
Dans toute la classe politique, l'indignation est restée vive mardi après les accusations d'espionnage lancées contre l'Elysée, Martine Aubry dénonçant le "mensonge permanent" du gouvernement. Le camp présidentiel a, lui, fustigé l'attitude "inadmissible" de l'informateur du Monde.
Publié le 14/09/2010
La foire à l'Assemblée... et MAM absente
Dévoiement", "effondrement moral" : l'indignation est restée vive mardi, au lendemain d'accusations d'espionnage lancées contre l'Elysée, l'opposition se déchaînant contre l'Exécutif. La ministre de la Justice était au Sénat.
Publié le 14/09/2010
Accusations du Monde : la police a épluché des relevés téléphoniques
La DCRI a bien vérifié un renseignement sur des fuites dans la presse concernant l'affaire Bettencourt et saisi le parquet, en mettant en cause un haut fonctionnaire, a annoncé lundi le Directeur général de la police nationale.
Publié le 13/09/2010
Woerth : Le Monde accuse l'Elysée de "violation des sources"
Le quotidien accuse lundi en Une l'Elysée d'avoir violé le secret des sources d'un de ses journalistes travaillant sur l'affaire Woerth en utilisant les services du contre-espionnage et annonce qu'il va déposer plainte contre X.
Publié le 13/09/2010
"Cher Eric" : après la lettre de Woerth, celles de Maistre
Deux lettres de remerciements de Patrice de Maistre à Eric Woerth, qui a reconnu jeudi être intervenu pour l'attribution de la Légion d'honneur au gestionnaire de la fortune de Liliane Bettencourt, ont été saisies par les enquêteurs, assure le JDD.
Publié le 04/09/2010
Pour Sarkozy, Woerth reste son homme des "retraites"
Alors que la gauche multiplie les appels à la démission de son ministre du Travail et que les responsables syndicaux considèrent son maintien comme un "problème", le chef de l'Etat lui a une nouvelle fois redit publiquement sa confiance, bien que sous une forme minimaliste.
Publié le 03/09/2010
Lundi, Le Monde accusait l'Elysée d'avoir violé le secret des sources d'un des ses journalistes qui travaillait sur l'affaire Woerth. Lundi soir, la réponse était venue de la police elle-même, qui a décidé de jouer franc-jeu. La DCRI, Direction centrale du renseignement intérieur, a bien vérifié un renseignement sur ces fuites et saisi le parquet, en mettant en cause un haut fonctionnaire, a annoncé le Directeur général de la police nationale. Mardi, le procureur de Paris Jean-Claude Marin a affirmé avoir demandé à la DCRI de préciser la teneur de ces vérifications. "J'attends la réponse", a-t-il ajouté.
"Deux champs juridiques différents"
Le volet enquête connaît aussi un nouveau rebondissement mardi. La procédure invoquée pour obtenir des données téléphoniques afin d'identifier une source du Monde n'est pas valable juridiquement, a fait valoir mardi la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité (CNCIS). Lundi soir, des sources proches du dossier avaient expliqué que les vérifications techniques opérées par la police étaient fondées sur l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 qui autorise la recherche de 'données de connexion'", telles que les fadettes (factures étaillées) u la géolocalisation. Elles ont été menées à bien après consultation d'une "personnalité qualifiée" désignée par le président de la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité pour "en vérifier le bien fondé et le respect des obligations légales", ont ajouté ces sources. "Ce type de requête n'entre pas dans le champ de ce que la CNCIS autorise", a déclaré mardi à l'AFP Rémi Récio, magistrat délégué auprès de la Commission, précisant ne pas pouvoir indiquer si la CNCIS avait été saisie dans cette affaire en raison du secret-défense qui lui est imposé.
"Il y a une inexactude juridique, on parle de deux champs juridiques différents", a-t-il toutefois précisé: "l'article 20 de la loi de 1991 (dont se prévalent les sources proches du dossier) a été utilisé mal à propos, il a trait à des opérations techniques et n'a pas vocation à s'intéresser à des cas particuliers". Autrement dit, il n'est "pas possible" de consulter la personne désignée par la CNCIS sur la base de cet article, comme cela semble avoir été le cas, selon M. Récio. Les seuls cas où cette "personnalité qualifiée" est consultée le sont pour les affaires relatives à la prévention du terrorisme, en vertu de l'article 6 de la loi du 23 janvier 2006 relative à la lutte contre le terrorisme. Or, la Direction générale de la police nationale (DGPN) a affirmé lundi soir que l'identification de l'auteur des fuites au Monde dans le dossier Bettencourt relevait de sa "mission de protection de la sécurité des institutions" et non pas du terrorisme.
| La gauche tire à boulets rouges sur la présidence |
"Woerthgate", "Sarkogate", "Affaire d'Etat": la gauche a tiré à boulets rouges lundi sur l'Elysée après les accusations de violation du secret des sources dans l'affaire Bettencourt. Aurélie Filippetti (PS) a ainsi évoqué "un Woerthgate". Parlant d'un "Sarkogate", Eva Joly (Europe Ecologie) a jugé "extrêmement grave" de "confondre la notion des intérêts de l'Etat avec les intérêts personnels d'un parti et de quelques hommes, comme M. Sarkozy et M. Woerth". Pour Noël Mamère (Verts), "on est à la veille d'une nouvelle affaire d'Etat (...) La République irréprochable de Nicolas Sarkozy a fait pschitt". Benoît Hamon, porte-parole du PS, a demandé que "toute la lumière soit faite" sur la "réalité" ou non d'écoutes téléphoniques au Monde, qui auraient pu justifier la mise à l'écart du conseiller de MAM, David Sénat. L'ex-numéro un du PCF, Marie-George Buffet, a dénoncé une nouvelle étape "dans le délabrement de notre démocratie", ajoutant que "pour aller muter le haut-fonctionnaire à Cayenne (allusion à M. Sénat, ndlr), cela en dit long sur l'état du régime!" "Dans cette affaire, la vérité devra aller jusqu'au bout", a prévenu le sénateur PS David Assouline. "La liberté de la presse est la prunelle des yeux de la République". |
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