Les mesures avaient, dans un premier temps, été rejetées lors de leur passage en commission des lois, créant l'effervescence au sein du gouvernement. Mais jeudi soir, la majorité du Sénat a finalement adopté les amendements sécuritaires au projet de loi sur la sécurité (dit "Loppsi 2", et censé fixer les grandes orientations des forces de l'ordre pour cinq ans), en les modifiant légèrement. Il s'agit de trois mesures étendant les peines planchers à des primo-délinquants, aggravant les peines pour les meurtres de policiers et permettant la comparution immédiate pour les mineurs. Traduction législative du durcissement annoncé le 30 juillet à Grenoble par Nicolas Sarkozy, elles avaient été introduites dans le texte en début de semaine, avec une vingtaine d'autres.
"Les Roms ne sont pas responsables de l'insécurité"
Dénonçant une politique "ouvertement raciste" envers les Roms et "un problème fabriqué par le gouvernement", des dizaines d'ONG appellent à manifester ce samedi un peu partout en France et devant les ambassades françaises de plusieurs pays européens.
Publié le 03/09/2010
Roms : "pas de match politique" de l'Eglise mais "des préoccupations"
Le ministre de l'Intérieur a reçu mardi le cardinal André Vingt-Trois, président de la Conférence des évêques de France, après une série de critiques émises par des responsables catholiques concernant notamment les expulsions de Roms.
Publié le 31/08/2010
Sécurité : le "pacte de tranquillité publique" de Montebourg
Le député PS a fait dimanche à sa Fête de la Rose à Frangy-en-Bresse, dont Jean-Pierre Chevènement était l'invité, plusieurs propositions en matière sécuritaire, associant notamment la population.
Publié le 22/08/2010
Sécurité : l'offensive médiatique du PS
Les interviews de trois leaders socialistes sont publiées ce dimanche dans des quotidiens nationaux. Tous fustigent la politique sécuritaire de l'Exécutif. Une politique qui s'en prend encore "aux plus faibles" et risque de remettre le FN au coeur du jeu, selon eux.
Publié le 21/08/2010
Sécurité: contre-offensive de Royal, qui ranime "l'ordre juste"
Dans une interview publiée par Le Parisien, Ségolène Royal critique la politique sécuritaire de Nicolas Sarkozy qui selon, "produit de la violence". Et souhaite que le PS reprenne ses propositions énoncées lors de la campagne de 2007.
Publié le 23/08/2010
Violences à Grenoble: cinq hommes relâchés
Un seul homme restait en garde à vue mardi soir. Tous avaient été interpellés tôt dans la matinée lors d'une opération de police menée dans le quartier de la Villeneuve après une série de violences.
Publié le 10/08/2010
Patrouille de nuit surprise pour Hortefeux à Grenoble
Le ministre de l'Intérieur a effectué une patrouille dans la nuit de mercredi à jeudi avec la Brigade anticriminalité de Grenoble dans les quartiers sensibles de la ville.
Publié le 05/08/2010
Scènes de guérilla urbaine à Grenoble
Des groupes de jeunes armés de battes de base-ball et de barres de fer, voire d'armes à feu, ont affronté les forces de l'ordre pendant une partie de la nuit dans un quartier sensible de Grenoble. A l'origine de ces heurts : la mort d'un jeune poursuivi après un braquage.
Publié le 17/07/2010
Grenoble: la compagne du braqueur tué dépose plainte contre X
Jeudi auront lieu les obsèques de Karim Boudouda, le braqueur tué le 16 juillet lors d'un échange de tirs avec la police à Grenobe. Sa compagne a, elle, déposé plainte contre X mercredi, dans l'espoir de comprendre les circonstances de sa mort.
Publié le 21/07/2010
Grenoble : des policiers sous haute protection
A la suite de menaces de mort, des mesures ont été prises pour protéger les policiers de la Bac de Grenoble impliqués dans la fusillade du braquage du casino le 16 juillet, a annoncé lundi Brice Hortefeux.
Publié le 27/07/2010
Grenoble, gens du voyage... Hortefeux réaffirme la fermeté de l'Etat
Invité du 20 heures de TF1 mardi, le ministre de l'Intérieur est revenu sur les différents dossiers sensibles qui ont marqué l'actualité de ces dernières semaines, notamment les violences à Grenoble et le malaise des gens du voyage.
Publié le 27/07/2010
Grenoble : Hortefeux promet de "rétablir l'ordre public"
Après les violences de la nuit dernière, le ministre de l'Intérieur s'est rendu sur place samedi et a promis des renforts. De leur côté, les syndicats policiers dénoncent des moyens en baisse constante. La mère du braqueur tué a lancé un appel au calme.
Publié le 17/07/2010
A l'issue d'âpres négociations entre l'exécutif et sa majorité, un compromis avait été trouvé jeudi en fin d'après-midi. Les amendements, retoqués en commission, ont été représentés par le gouvernement en séance et votés jeudi soir. Les sénateurs centristes et les quelques UMP, opposés "à toute surenchère sécuritaire", s'y sont finalement ralliés, après leur modification par le biais de sous-amendements du président du groupe UMP Gérard Longuet et du président du groupe Union Centriste Nicolas About. Ces sous-amendements proposent d'étendre les peines planchers uniquement aux délits les plus graves (passibles d'au moins 10 ans de prison), de réserver la peine de sûreté de trente ans ou la perpétuelle incompressible aux meurtres de représentants de l'autorité publique commis avec guet-apens ou en bande organisée. Quant à la comparution immédiate des mineurs sans passer par le juge des enfants, un amendement Longuet-About propose de la restreindre aux mineurs condamnés dans les six mois précédents pour la même infraction.
"Le doigt sur la couture du pantalon"
"C'est une volte-face expliquée par la soumission aux coups de menton donnés par le président de la République, c'est le doigt sur la couture du pantalon!", s'est indigné l'orateur principal du PS Alain Anziani. Le rejet des amendements du gouvernement en commission avait constitué un camouflet pour l'Elysée. Mercredi, devant les députés UMP, Nicolas Sarkozy avait averti que sa "capacité à céder sur le terrain de la sécurité" était "égale à zéro". De son côté, Alliance, le deuxième syndicat de police s'était dit "consterné" par ce rejet. Si les amendements du gouvernement avaient été rejetés par le Sénat, ils n'auraient pas pu être représentés lors du passage en deuxième lecture à l'Assemblée nationale du projet de loi Loppsi 2. Le vote de ceux-ci, même sous-amendés, permettra à l'exécutif de les modifier à nouveau dans le sens voulu par le chef de l'Etat à l'Assemblée nationale.
Ces procédures compliquées illustrent les tensions qui persistent au sein de la majorité sur le tournant sécuritaire amorcé cet été par l'Elysée. Le Sénat a par ailleurs modifié le projet de loi en confiant à l'autorité administrative le blocage des sites pédopornographiques plutôt qu'au juge. Il a entériné le recours accru à la vidéosurveillance. Le Sénat a toutefois prévu que les activités privées de vidéosurveillance de la voie publique seraient soumises à la loi sur les activités privées de sécurité. Il a aussi confié à la Commission nationale de l'informatique et des libertés une mission de contrôle des systèmes. Le Sénat a par ailleurs voté le fait qu'une personne refusant de passer par un scanner corporel dans un aéroport aurait la possibilité de passer par un autre dispositif de contrôle.
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