Eric Woerth (août 2010) © Eric Woerth (septembre 2010)Le texte de loi sur la réforme des retraites sera examiné mardi à l'Assemblée nationale, et pour le défendre Eric Woerth est "l'homme de la situation", a assuré Fréderic Lefebvre, porte-parole de l'UMP. "C'est lui qui a construit cette réforme", a-t-il ajouté, lors du point de presse hebdomadaire.
Grèves : les perturbations ce mercredi matin
La SNCF annonce un retour à la normale progressif mercredi matin alors qu'à la RATP, tout doit rouler normalement.
Publié le 03/09/2010
Retraites: les députés s'attaquent au coeur de la réforme
Après avoir achevé la discussion générale, les groupes parlementaires ont désormais 50 heures pour examiner le texte de la réforme des retraites. Deadline : 15 septembre.
Publié le 08/09/2010
Retraites : Sarkozy et Fillon chauffent leurs troupes
A quelques heures du débat à l'Assemblée, Nicolas Sarkozy et François Fillon se sont adressés chacun leur tour aux députés UMP. Message : fermeté sur l'âge légal de départ, ouverture sur la pénibilité notamment.
Publié le 07/09/2010
Fillon et Woerth présentent leur réforme "du courage"
L'Assemblée nationale a engagé mardi l'examen en séance publique de ce projet de loi qui prévoit le report de 60 à 62 ans de l'âge légal de départ à la retraite en 2018.
Publié le 07/09/2010
Retraite : pour 60% des Français, Woerth ne doit plus mener la réforme
Une majorité de Français estiment que le ministre du Travail ne devrait plus rester en charge de la réforme des retraites, sujet sur lequel 71% attendent des concessions du gouvernement, selon un sondage Harris Interactive pour RTL.
Publié le 05/09/2010
"Cher Eric" : après la lettre de Woerth, celles de Maistre
Deux lettres de remerciements de Patrice de Maistre à Eric Woerth, qui a reconnu jeudi être intervenu pour l'attribution de la Légion d'honneur au gestionnaire de la fortune de Liliane Bettencourt, ont été saisies par les enquêteurs, assure le JDD.
Publié le 04/09/2010
Pour Sarkozy, Woerth reste son homme des "retraites"
Alors que la gauche multiplie les appels à la démission de son ministre du Travail et que les responsables syndicaux considèrent son maintien comme un "problème", le chef de l'Etat lui a une nouvelle fois redit publiquement sa confiance, bien que sous une forme minimaliste.
Publié le 03/09/2010
Réforme des retraites : que prévoit le texte ?
Alors que les syndicats appellent à une journée de mobilisation contre la réforme des retraites. Parmi les motifs de mécontentement, le recul de l'âge de départ à la retraite.
Publié le 06/09/2010
Mais pour le président du Sénat, Gérard Larcher, la semaine de débats sur les retraites risque d'être difficile pour le ministre du Travail, fragilisé par l'affaire Bettencourt, même si c'est François Fillon qui défendra en personne la réforme devant les députés. "Le Premier ministre a confirmé que c'est lui qui défendra le texte. Maintenant il est clair que ce n'est pas facile, dans ces conditions", déclare Gérard Larcher dans un entretien au quotidien Le Monde publié lundi. "A l'Assemblée nationale, cela va être une semaine complexe. J'espère simplement qu'on va s'en tenir au cœur du texte et qu'on ne visera pas au cœur du ministre", ajoute-t-il.
L'examen de la loi sur la réforme des retraites coïncide avec les grandes manifestations et les grèves organisées le même jour par les syndicats, dans toute la France, pour protester contre le projet (lire notre article : le point sur les perturbations). "Le temps est à la mobilisation, il y a moyen de faire reculer le gouvernement", a affiraussi mé le porte-parole du PS Benoît Hamon. Il précise que "le PS participera avec la totalité de ses dirigeants et sa première secrétaire (Martine Aubry)" à la manifestation parisienne.
"Retirer cette mauvaise réforme"
Benoît Hamon avance "quatre bonnes raisons de descendre dans la rue": "cette réforme va impacter directement le pouvoir d'achat des retraités", elle "va aggraver les inégalités entre les femmes et les hommes". Par ailleurs, le gouvernement "refuse de prendre en compte la pénibilité". Enfin, "il existe un autre méthode beaucoup plus crédible et plus efficace pour assurer la pérennité du système par répartition", a-t-il dit en rappelant les propositions du PS notamment des "prélèvements nouveaux sur les revenus du capital". La présidente socialiste de la région Poitou-Charentes, Ségolène Royal, a estimé lundi sur Europe 1 que si la mobilisation était forte le gouvernement devrait "en tenir compte et retirer cette mauvaise réforme".
"Cette réforme demande aussi de l'écoute", lui a répondu Fréderic Lefebvre. "Il faut écouter les Français, leurs inquiétudes, mais il faut écouter tous les Français, ceux qui sont dans la rue. Mais il y a aussi ceux qui n'y sont pas", a-t-il dit. D'après le porte-parole de l'UMP, "Sur des sujets comme la pénibilité, les carrières longues et les polypensionnés, il faut écouter et faire des propositions". L'exécutif a d'ailleurs annoncé que "des propositions supplémentaires" seraient faites sur ces questions. Claude Guéant a affirmé dimanche qu'elles pourraient être annoncées dès mardi soir. Jean-François Copé, le président du groupe UMP de l'Assemblée nationale, a lui réaffirmé son soutien au ministre, estimant qu'il est "l'homme du dossier" des retraites.
Voici le "fil rouge" du PS
Côté hémicycle, le PS a précisé sa stratégie lundi soir : le "fil rouge" des députés socialistes, tout au long de la discussion du projet de réforme des retraites, sera de faire émerger que le PS est "porteur d'un contre-projet", a affirmé lundi Alain Vidalies, porte-parole du groupe. Il a aussi dénoncé "le processus d'accélération" du projet de réforme des retraites qui "démontre le caractère insupportable du temps programmé". Sur les 50 heures de débat consacré à l'examen du projet de loi, 19 heures seront dévolues au groupe socialiste et apparenté. Ce groupe présentera 170 amendements.
De leur côté, les syndicats mettaient déjà la pression lundi soir. Le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, a ainsi critiqué sur Europe 1 une "partie de poker menteur" sur la réforme, appelant le gouvernement à "sortir du bois" et prévenant que le niveau de mobilisation mardi sera "essentiel" pour obtenir "une autre" réforme. La CFTC, seul syndicat à avoir répondu présent à la proposition d'Eric Woerth de rediscuter de la réforme avant le débat parlementaire, est sortie bredouille lundi de son rendez-vous, déplorant que le ministre "ne bouge pas d'un iota". Se disant "sans illusion" avant cet entretien d'une demi-heure au ministère du Travail, le président de la CFTC Jacques Voisin estime "avoir passé son temps à se répéter". Le secrétaire général de l'Unsa (autonomes) Alain Olive a lui estimé lundi soir que "le gouvernement" doit "faire les concessions nécessaires" pour parvenir à "un bon compromis". "La balle est dans le camp du gouvernement", a-t-il dit sur France 2 lors de l'émission Mots Croisés.
| Eric Woerth et Bernard Thibault dans le 20h de TF1 |
Le ministre du travail et le secrétaire général de la CGT seront les invités de Laurence Ferrari mardi soir dans le 20h de TF1, pour faire le point sur l'examen de la réforme des retraites. |
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