Martine Aubry © LCIMartine Aubry a affirmé mercredi que Nicolas Sarkozy a opposé "une fin de non-recevoir" aux Français "qui étaient dans la rue" contre la réforme des retraites, en ne proposant que "quelques mesurettes". "C'est véritablement une fin de non-recevoir à ce qu'ont dit les Français qui étaient dans la rue hier et surtout la majorité des Français qui soutiennent ceux qui étaient dans la rue", a indiqué à la presse la patronne du PS, avant un conseil national du Parti à huis clos sur les questions internationales. "Nous attendions que le président de la République et le gouvernement reprennent cette réforme pour qu'elle soit enfin juste et règle les problèmes et ils nous ont annoncé quelques mesurettes qui ne changent rien", a-t-elle ajouté, "ni sur la pénibilité, ni sur la justice des prélèvements pour financer les retraites" "Il faut que le président de la République retire ce projet pour en proposer un autre en remettant tout à plat"", a-t-elle réaffirmé, .
Royal fait sa fête de rentrée
Ségolène Royal organise samedi à Arcueil (Val-de-Marne) sa 3ème Fête de la fraternité, sous le signe inédit de l'union cordiale affichée avec la patronne du PS Martine Aubry,
Publié le 17/09/2010
Retraites : la "mère des batailles" est lancée à l'Assemblée
Les députés ont enfin abordé le coeur du projet de réforme. La question de l'allongement de la durée de cotisations a été évoquée jeudi soir. Place ce matin au report de l'âge légal du départ en retraite de 60 à 62 ans.
Publié le 10/09/2010
Retraites : "lâcher autre chose" menacerait le financement
François Fillon s'est livré jeudi soir sur France 2 à un exercice de pédagogie sur la réforme des retraites, deux jours après le succès de la mobilisation, avant de laisser la place à Ségolène Royal, puis Bernard Thibault et François Chérèque.
Publié le 09/09/2010
Aubry-Hollande, derrière les retraites la pré-primaire
La patronne du PS et son prédecesseur développent une stratégie bien différente.
Publié le 09/09/2010
Sarkozy trouve Chatel "fantastique"
Le chef de l'Etat a rendu mercredi un hommage appuyé à son ministre de l'Education nationale. Il a voulu aussi rassurer sa majorité après un été en désordre.
Publié le 08/09/2010
Retraites: les députés PS mettent la pression
L'Assemblée s'attaque jeudi et vendredi à l'essence même de la réforme, à savoir le relèvement de l'âge légal de départ en retraite de 60 à 62 ans.
Publié le 09/09/2010
"Pari gagné", les syndicats annoncent une suite
Alors que la mobilisation contre la réforme des retraites a dépassé mardi par son ampleur celle du 24 juin, la CFDT annonce un nouveau mouvement "vraisemblablement avant la fin du mois", la CGT ne voit pas comment le gouvernement peut "minorer un mobilisation de cette ampleur".
Publié le 07/09/2010
Retraites : Sarkozy et Fillon chauffent leurs troupes
A quelques heures du débat à l'Assemblée, Nicolas Sarkozy et François Fillon se sont adressés chacun leur tour aux députés UMP. Message : fermeté sur l'âge légal de départ, ouverture sur la pénibilité notamment.
Publié le 07/09/2010
Fillon et Woerth présentent leur réforme "du courage"
L'Assemblée nationale a engagé mardi l'examen en séance publique de ce projet de loi qui prévoit le report de 60 à 62 ans de l'âge légal de départ à la retraite en 2018.
Publié le 07/09/2010
Retraites : les propositions de Hollande
Invité du 20h de TF1 mercredi, le socialiste a dénoncé les "aménagements à la marge" annoncés dans la matinée par Nicolas Sarkozy et précisé le projet du PS, insistant sur le maintien de l'âge légal à 60 ans.
Publié le 08/09/2010
Retraites : l'Exécutif lâche du lest, très insuffisant pour les syndicats
Au lendemain de la mobilisation, Nicolas Sarkozy a annoncé mercredi des assouplissements à la réforme des retraites. Insuffisants pour les leaders syndicaux qui remobiliseront leur troupe le 23 septembre.
Publié le 08/09/2010
"Nous, nous sommes prêts à faire des propositions. Il le sait. Nous avons un projet qui est à la fois crédible et juste et nous demandons que le président reçoive les organisations syndicales d'abord, puis les partis d'opposition dont le Parti socialiste", a affirmé Mme Aubry. "Partout en Europe, il y a eu un débat national et pratiquement un consensus dans tous les pays", a fait valoir la maire de Lille. Interrogée sur les annonces du président en matière de pénibilité, Mme Aubry a estimé: "on est là devant deux conceptions. La justice est de faire en sorte que ceux qui ont une espérance de vie plus faible que la moyenne puisse partir plus tôt (...) Dans tous les autres pays, cette question est mise sur la table.
Certains l'ont déjà traitée", a-t-elle fait valoir. Or, selon elle, "au lieu de fixer ces catégories que chacun connaît (...) on prend les individus les uns derrière les autres et on dit +ceux qui seront inaptes, qui sont en difficulté de santé, pourront partir+".
Examen des amendements mercredi soir
Le débat sur les retraites a lui repris à 15h00 à l'Assemblée dans un climat toujours aussi tendu malgré les annonces de Nicolas Sarkozy sur la pénibilité. Les débats ont d'abord achoppé, comme souvent, sur un point de procédure : l'opposition a obtenu à 15h40 une suspension de séance de 30 minutes pour protester contre le fait que la majorité ne réunissait pas immédiatement la commission des Affaires sociales. Son président, Pierre Méhaignerie (UMP), a en effet indiqué que la commission se réunirait à 20h45 pour examiner les amendements qui mettent en musique les annonces du chef de l'Etat (le président a proposé d'abaisser à 10% le taux d'incapacité permettant aux salariés effectuant un travail pénible de continuer à partir à la retraite à 60 ans, contre 20% dans le texte actuel et d'étendre le bénéfice de ce régime aux agriculteurs).
Sur le fond, le ministre du Travail Eric Woerth a confirmé que les nouvelles mesures sur l'invalidité pourraient concerner 30.000 personnes par an, contre 10.000 dans la précédente mouture du texte. "Rien n'a changé", a estimé en réponse le patron des députés PS Jean-Marc Ayrault en réagissant aux annonces présidentielles, qui "vont plutôt stimuler les organisations syndicales pour que le mouvement de protestation s'amplifie". "Nous exigeons comme ceux qui ont manifesté hier une prise en compte de la pénibilité et le gouvernement s'en tient à la seule prise en compte de l'incapacité", a ajouté M. Ayrault à la reprise des débats dans un hémicycle toujours aussi plein. Marisol Touraine a également parlé de « bricolage" au sujet des dernières annonces du président, reprenant les mots de la CFDT. "
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