Eric Woerth/Image d'archives © ABACAA l'approche du grand rendez-vous social du 7 septembre, marquant à la fois le début de l'examen par les députés de la réforme des retraites et le retour des cortèges dans la rue, les syndicats prévoient une mobilisation massive. Et comptent en tirer argument pour faire reculer le gouvernement. Tous les syndicats et l'opposition de gauche, unis, appellent pour cette date à une journée nationale de grèves et de manifestations. Eric Woerth, lui aussi, s'attend à une forte présence de manifestants dans la rue. Mais selon lui, cela ne changera rien sur le fond.
Affaire Bettencourt : la juge autorisée à poursuivre son enquête
La cour d'appel de Versailles a décidé mardi d'autoriser la juge Isabelle Prévost-Desprez, qui enquête sur le contenu des enregistrements clandestins à l'origine de l'affaire Bettencourt, à poursuivre ses investigations.
Publié le 14/09/2010
Affaire Bettencourt : journée cruciale pour l'enquête de Prévost-Desprez
La juge qui enquête sur le contenu des enregistrements clandestins à l'origine de l'affaire Bettencourt saura ce mardi si elle peut ou non poursuivre ses investigations. La cour d'appel de Versailles, saisie par l'avocat de la milliardaire, se prononce cet après-midi.
Publié le 14/09/2010
Affaire Woerth-Bettencourt : des fuites et des barbouzes
Le renseignement français aurait enquêté sur les "fuites" de l'affaire dans la presse. Un magistrat, soupçonné d'être à l'origine de ces renseignements, aurait été limogé. Le parquet de Paris a, lui aussi, ouvert une enquête sur ces fuites.
Publié le 12/09/2010
Le PS dénonce un "double mensonge" de Woerth
"Il y a déjà un double mensonge" de la part de M. Woerth, a déclaré le porte-parole du PS Benoît Hamon. Le parti n'appelera pas à la démission du ministre.
Publié le 02/09/2010
Affaire Bettencourt : la pression sur Woerth ne faiblit pas
Légion d'honneur à Patrice de Maistre, vente de l'hippodrome de Compiègne : plus que le dossier retraites, c'est l'affaire Bettencourt qui marque la rentrée d'Eric Woerth et de la majorité.
Publié le 01/09/2010
Le PS multiplie les appels à manifester
Le parti socialiste a appelé mardi les Français à participer "massivement" aux manifestations des 4 et 7 septembre, "contre la xénophobie" et "pour défendre une autre réforme des retraites".
Publié le 01/09/2010
"On aborde la manifestation du 7 de façon évidemment extrêmement sérieuse", a commenté le ministre du Travail devant l'Association des journalistes économiques et financiers. "Nous pensons qu'il y aura du monde dans la rue (...) Ce sera une manifestation évidemment certainement très importante (...) Et en même temps, je me dis : ce n'est pas ça qui peut faire changer la réforme des retraites, parce que si on change fondamentalement notre réforme, au fond il n'y a plus de réforme des retraites". Selon le ministre du Travail, "il faut à la fois évidemment être ferme parce que c'est l'intérêt national, c'est l'intérêt général des Français, mais en même temps il faut écouter, ouvrir sa porte, ses oreilles, sa fenêtre, son esprit à ce qui se dit, nous l'avons déjà beaucoup fait". Une fermeté affichée à laquelle répondent les appels réitérés des syndicats à la mobilisation : le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a ainsi appelé les salariés à faire de la journée d'action de mardi prochain pour la défense des retraites "un rendez-vous hors du commun", lors d'une visite jeudi à l'usine Snecma de Colombes
La porte reste entrouverte sur la pénibilité
L'exécutif s'est jusqu'à présent montré inflexible sur le report de l'âge légal de départ en retraite, qu'il considère comme le paramètre principal pour juguler les déficits croissants des régimes de retraite. Son projet vise à équilibrer les comptes de retraites en 2018, date à laquelle une nouvelle réforme serait nécessaire. Il a en revanche laissé ouverts trois sujets : la pénibilité, les carrières longues et les polypensionnés et dit qu'il déposerait des amendements au Parlement qui tiendraient compte des demandes des syndicats sur ces thèmes. "On peut aller probablement un peu plus loin sur la pénibilité", a ajouté Eric Woerth, en précisant que la teneur des amendements qui seront déposés par le gouvernement à l'Assemblée n'était pas encore tranchée.
Le vote solennel sur l'ensemble du projet de loi pourrait avoir lieu le mercredi 15 septembre. Quelque 500 amendements devraient être déposés sur ce texte qui compte une trentaine d'articles. Mais les débats sur ce texte controversé ne devraient pas s'éterniser au Palais-Bourbon du fait de l'application du nouveau règlement de l'Assemblée, notamment du "temps législatif programmé", qui permet d'éviter de jouer les prolongations. Ce qui a déjà été jugé "inacceptable et scandaleux" par Jean-Claude Sandrier, président communiste du groupe de la gauche démocrate et républicaine (GDR, PC et Verts), qui a dit redouter "un débat bâclé". Mais pour le président UMP de l'Assemblée, Bernard Accoyer, au contraire, "les débats vont pouvoir se dérouler dans les meilleures conditions". Le Sénat examinera à son tour cette réforme en octobre, l'objectif du gouvernement étant de la faire adopter définitivement avant le début du mois de novembre.
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