François Fillon © www.abacapress.comL'entretien accordé par François Fillon à France 2 à quelques semaines d'un remaniement annoncé, et dont quelques extraits ont été diffusés dès samedi, pourrait avoir des airs de testament politique. Il a été réalisé pour une émission consacrée à son passage à Matignon, que la chaîne a diffusé dimanche en début d'après-midi.
Mais que veut vraiment Fillon ?
Moins l'homme est Premier ministre, plus il se libère. Critique sur le style Sarkozy, il a confié vouloir se fixer " un nouveau challenge " en cas de départ en novembre.
Publié le 27/09/2010
"La revanche" de Fillon face à un Sarkozy affaibli
Le chef du gouvernement "fait désormais officiellement partie de la catégorie des Premiers ministres pour qui Matignon est un tremplin", analyse Libération après les confidences de François Fillon à France 2. D'autres éditorialistes le voient désormais en "recours" à droite.
Publié le 27/09/2010
Réforme des retraites : ce que vont faire les sénateurs UMP
Le président UMP du Sénat ne cache pas, dans le JDD, que Nicolas Sarkozy a donné des consignes aux sénateurs, qui examinent à partir du 5 octobre la réforme des retraites. Si le report de l'âge légal à 62 ans est non négociable, affirme Gérard Larcher, le Sénat proposera des amendements.
Publié le 25/09/2010
Le "non ferme et tranquille" de Fillon aux manifestants
"Il faut répondre calmement à la rue parce que gouverner c'est écouter chacun, gouverner c'est respecter chacun, mais gouverner la France c'est aussi parfois savoir dire non", a déclaré le Premier ministre vendredi après les grèves et manifestations de la veille.
Publié le 24/09/2010
Tension Copé-Bertrand à Biarritz, Fillon s'invite
Les visées de Jean-François Copé sur le parti provoquent des tensions avec l'actuel patron, Xavier Bertrand. Le Premier ministre est arrivé plus tôt que prévu.
Publié le 23/09/2010
Copé se veut chef du "rassemblement général" à droite
Ces journées parlementaires de l'UMP à Biarritz seront l'occasion pour le patron des députés du parti présidentiel, qui fait de plus en plus figure de rival du Premier ministre François Fillon, de tenter de marquer des points.
Publié le 22/09/2010
Les positions du gouvernement se rapprochent du FN pour deux tiers des Français
66% d'entre eux jugent que les récentes positions gouvernementales sur l'immigration et la sécurité se rapprochent du parti d'extrême droite, selon un sondage BVA.
Publié le 23/09/2010
Quel sort pour Fillon ? "Ce n'est pas décidé"
Selon Claude Guéant, le chef de l'Etat n'a pas encore décidé s'il remplacerait l'actuel Premier ministre à l'occasion du prochain remaniement. Un remaniement qui aurait lieu en novembre, alors qu'il était annoncé plutôt courant octobre.
Publié le 05/09/2010
Cette droite qui veut en finir avec l'hyperprésidence
Ce week-end, Jean-François Copé, plusieurs ministres chiraquiens et Alain Juppé ont demandé à Nicolas Sarkozy de présider autrement une fois le remaniement effectué.
Publié le 06/09/2010
Bertrand, Copé : guerre de succession à l'UMP
L'ambiance était tendue ce jeudi aux journées parlementaires de l'UMP. Derrière les sourires de façade, c'est une guerre des chefs qui se déroule en coulisses. Face à face, Xavier Bertrand et Jean-François Copé qui se disputent le contrôle du parti.
Publié le 23/09/2010
"Après Matignon, il peut y avoir une autre vie. Est-ce qu'il peut y avoir une autre vie politique ? Sûrement", avance le Premier ministre, évoquant pour la première fois ses prochaines ambitions... après Matignon. "J'ai un engagement politique qui a maintenant plus de 30 ans, je ne me vois pas (...) faire ce que j'ai vu beaucoup d'autres responsables politiques faire, c'est-à-dire, après avoir exercé des responsabilités fortes, recommencer presque en bas du terrain", poursuit le chef du gouvernement. "Je pense qu'il faut à chaque fois pouvoir se fixer un nouveau challenge", ajoute François Fillon. "Ce challenge peut être dans la politique, il peut être en dehors de la politique mais il faut avoir un objectif, il faut avoir envie, il faut pouvoir se dépasser. Si on ne peut pas se dépasser, alors la lassitude et l'ennui certainement finissent par l'emporter".
"J'ai choisi de l'aider à être président"
Le chef du gouvernement revient aussi longuement sur ses relations avec le chef de l'Etat. "Avec Nicolas Sarkozy notre histoire c'est l'histoire d'une alliance", affirme le Premier ministre. "Après avoir été pendant longtemps... comment dirais-je... pas un opposant à Nicolas Sarkozy, mais enfin... dans une partie de la famille gaulliste qui était assez opposée au mode de fonctionnement et au style du président de la République, j'ai accepté, j'ai choisi de le soutenir et de faire alliance avec lui parce qu'il m'a semblé qu'il était le meilleur candidat pour gagner les élections présidentielles. Je pense d'ailleurs que je ne me suis pas trompé", ajoute-t-il. S'il y a un terme qu'il récuse, qui lui paraît ne pas convenir pour définir ses relations avec le président de la République, c'est bien celui de "mentor". "Nicolas Sarkozy n'a jamais été mon mentor. J'ai fait alliance avec lui, j'ai choisi de l'aider à être président de la République et je m'en félicite tous les jours", assure le chef du gouvernement.
Traité un temps de simple "collaborateur" par Nicolas Sarkozy, un qualificatif qui l'avait profondément heurté, François Fillon revient aussi sur le partage des pouvoirs au sein de l'exécutif. "Je n'aurais pas accepté d'être Premier ministre si je n'avais pas été d'accord avec le projet (présidentiel), d'ailleurs un projet que j'ai largement contribué à écrire" avec Nicolas Sarkozy, dit-il. "Le mode de fonctionnement du quinquennat - la place très importante que prend le président de la République, la place très importante que prend le Parlement du fait des réformes que nous avons introduites - rend beaucoup de choses plus difficiles que je ne l'avais imaginé", admet-il toutefois.
En poste depuis l'arrivée de Nicolas Sarkozy à la tête de l'Etat, François Fillon pourrait faire les frais du remaniement mais la difficile question de son successeur semble ne pas avoir été tranchée. Plus haut dans les sondages que le président de la République et très populaire au sein de la majorité, le Premier ministre avait fait valoir durant l'été qu'"au bout de trois ans et quelques mois" il estimait n'avoir "plus rien à prouver". Il s'est affirmé "décontracté" sur la question de la fin de son bail. Depuis l'été, il a aussi, parfois, pris ses distances avec l'Elysée. Le 30 août, il avait dit assumer ses "différences" avec le président de la République et admis qu'il n'aurait pas utilisé les mêmes mots que Nicolas Sarkozy lors du discours sur la sécurité prononcé fin juillet à Grenoble par le chef de l'Etat. Des études d'opinion récentes l'ont toutefois fait apparaître comme le favori des Français pour occuper Matignon après le remaniement annoncé pour novembre, avec une nette avance sur les autres figures de droite.
| Le tandem Fillon / Sarkozy vu par Lagarde |
Sur Europe 1 dimanche, Christine Lagarde a loué le travail de François Fillon à la tête du gouvernement. A la question, "François Fillon est-il le bon Premier ministre?", la ministre de l'Economie a répondu: "De mon point de vue bien sûr, mais ce n'est pas à moi d'en juger". Questionnée sur les relations entre le chef de l'Etat et son chef du gouvernement, et notamment sur le terme de "mentor", Christine Lagarde a réagi : "Il n'a échappé à personne que le grand mentor de François Fillon était Séguin". Avant d'ajouter, concernant le Premier ministre et le Président, qu'il "y a une complicité de travail et une détermination collective qui les anime". La ministre de l'Economie s'estime quant à elle "un peu vieille pour avoir un mentor". Nicolas Sarkozy, "c'est un homme qui m'apprend tous les jours... j'apprends auprès de lui considérablement. Je n'ai pas besoin de parrain ou de protecteur", a-t-elle continué. Interrogée sur sa future place dans le gouvernement après le remaniement, elle a éludé la question, assurant avoir "l'oeil rivé sur sa feuille de route". |
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Mais que veut vraiment Fillon ?
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