Image d'archives © ABACA"Quand on arrive à un certain niveau de responsabilité politique, il faut se tenir informé de tous les grands dossiers et être prêt à répondre à toute demande", explique Michèle Alliot-Marie, la ministre de la Justice dans une interview au Figaro. "Depuis ma présidence du RPR, je me suis intéressée à tous les sujets, j'ai pris l'habitude de rencontrer des économistes, des chefs d'entreprise, des universitaires, les leaders syndicaux... Et je n'ai jamais cessé depuis, que ce soit à la Défense, à l'Intérieur ou aujourd'hui à la Chancellerie", insiste Michèle Alliot-Marie qui a occupé ces trois ministères régaliens. C'est pourquoi, alors que Le Figaro lui demande si elle se sent prête pour Matignon, elle répond que "c'est un devoir d'être prête, si c'était la décision du président". L'annonce d'un large remaniement mi-novembre sonnera la fin des ors ministériels pour certains. D'autres attendent le jeu des chaises musicales avec impatience. Revue de coulisses. L'annonce d'un large remaniement début novembre sonnera la fin des ors ministériels pour certains. D'autres attendent le jeu des chaises musicales avec impatience. Revue de coulisses. Dans l'interview qu'il a accordée à France 2 dimanche, le Premier ministre évoque le bon timing pour changer de Premier ministre qui semble tomber au moment précis du prochain remaniement automnal. Remanier, oui... mais qui faire entrer dans le prochain gouvernement ? Constituer une équipe qui puisse satisfaire une majorité de Français et plaire à la droite s'annonce difficile, comme le montre un sondage BVA. Dominique Bussereau pourrait faciliter la tâche de Nicolas Sarkozy. Le secrétaire d'Etat aux Transports affirme qu'il est "plutôt dans l'idée" de quitter le gouvernement à l'occasion du remaniement prévu à la rentrée.
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A dix-huit mois de la présidentielle, alors que se profile un remaniement annoncé par Nicolas Sarkozy, Michèle Alliot-Marie distingue "le temps des premières réformes : les plus structurelles, les plus difficiles", puis "celui de la mise en perspective de l'acquis, et d'un nouvel élan". Evoquant le "pessimisme ambiant" en plein conflit sur la réforme des retraites, elle estime que "pour redonner foi en l'avenir, il faut valoriser nos atouts et faire redémarrer l'ascenseur social, notamment en relançant la promotion professionnelle dans la fonction publique comme dans le secteur privé".
Michèle Alliot-Marie est régulièrement citée comme possible successeur de François Fillon, même si son collègue de l'Ecologie Jean-Louis Borloo la devance dans les sondages.
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