Ségolène Royal, le 9 octobre 2010. © TF1 News
Bartolone jette un pavé dans la mare, Aubry recadre
Après les propos de Claude Bartolone, la n°1 du PS assure dans Sud Ouest que les primaires pour 2012 seront organisées "de manière de exemplaire et transparente".
Publié le 24/09/2010
Cambadélis riposte à Woerth, "Banier du FMI"
Le ministre du Travail avait dit "merci" jeudi à DSK pour ne "pas être dans une posture idéologique" à propos des retraites. Le dirigeant socialiste l'accuse de "s'arroger un rapport du service finances du FMI, qu'il n'a pas lu."
Publié le 08/10/2010
Kouchner "humilié" mais "loyal"
Selon le Nouvel Observateur, dans une lettre de démission datée de fin août, le ministre des Affaires étrangères se plaint de subir des "humiliations" et juge que le virage sécuritaire du chef de l'Etat met fin à l'ouverture à gauche.
Publié le 07/10/2010
"C'est un texte qui est à la fois très ambitieux et en même temps réaliste", a fait valoir Laurent Fabius, président de la Convention. Il y a des "idées très généreuses" dans "la tradition socialiste mais en même temps pour prendre des décisions dès 2012. Nous abordons et nous tranchons de façon très précise", a-t-il estimé, évoquant notamment l'Afghanistan, le conflit israelo-palestinien, la relance de l'Europe ou l'OTAN. L'ex-ministre des Affaires étrangères Hubert Védrine a critiqué la politique étrangère du président Nicolas Sarkozy, qualifiée d'"épidermique, chaotique, brouillonne".
Royal acclamée
Mais l'oratrice la plus attendue était Ségolène Royal. Elle a fustigé la "diplomatie erratique, incohérente, sans noblesse, sans grandeur" du gouvernement. "Celui qui divise à l'intérieur divise à l'extérieur. Celui qui ne respecte rien à l'intérieur ne respecte rien ni personne à l'extérieur. Une présidence qui échoue à l'intérieur ne peut pas attendre de la politique étrangère qu'elle lui offre une nouvelle excuse", a-t-elle lancé fustigeant la "politique extérieure du coup d'éclat permanent", en allusion au livre de Mitterrand "Le Coup d'Etat permanent".
"Les critères ethniques, l'agressivité et le manque de respect à l'endroit de l'Union européenne, ce n'est pas la France, les propos blessants sur l'homme africain pas encore rentré dans l'histoire, ce n'est pas la France", a-t-elle lancé, très applaudie. "On ne forge pas une diplomatie offensive avec des Gandrange, des Molex, des Continental", a également assuré la présidente de Poitou-Charentes. En appelant à Malraux, De Gaulle ou Mitterrand, elle a promis une "diplomatie forte, confiante et rayonnante", une "République juste, intransigeante sur le respect de ses valeurs, un pays entièrement engagé dans l'Europe". Ségolène Royal a réaffirmé une idée qui lui est chère: "nous devons construire les Etats-Unis d'Europe", avec des institutions "lisibles, élues".
Multilatéralisme, mondialisation, Europe et sécurité
Le texte du PS esquisse les grandes lignes du projet de politique étrangère et entend restaurer la "singularité" de la voix française sur la scène internationale, mise à mal, selon lui, par la politique de Nicolas Sarkozy. Critiquant "les postures changeantes" du chef de l'Etat, "un jour atlantiste, un autre altermondialiste", qui a "parfois compromis l'image internationale de la France", le texte passe en revue les grands enjeux mondiaux et s'articule en quatre parties: multilatéralisme, mondialisation, Europe et sécurité. Il plaide notamment pour un renforcement du rôle de l'ONU, une relance de l'Union européenne et particulièrement du couple franco-allemand, dont l'effritement constitue "l'un des échecs les plus sérieux de la politique européenne de Sarkozy".
Le projet développe la notion de "juste échange" dans les relations économiques internationales, prônant la solidarité avec les pays pauvres, l'intégration aux traités commerciaux de normes sociales et environnementales, une politique des flux migratoires "refondée". Mais il reste vague sur des questions sensibles telles l'adhésion de la Turquie à l'UE: "l'issue finale ne peut pas être garantie", évacue le texte, précisant que les conditions ne sont "actuellement" pas remplies. Sur les dossiers engageant directement la France - OTAN et Afghanistan -, l'approche est prudente, avec un engagement à "évaluer" la décision prise en 2009 de faire revenir la France pleinement dans le commandement militaire de l'Alliance, et à soumettre au Parlement la stratégie adoptée en Afghanistan.
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