Ségolène Royal et Laurent Fabius en 2007 © TF1/LCICe devait être la grande image de l'unité retrouvée avec Martine Aubry, Ségolène Royal, Laurent Fabius et tous les socialistes rassemblés dans une même grand-messe pour définir une autre politique étrangère que celle de Nicolas Sarkozy. Absente pour raisons de santé, la Première secrétaire, qui avait personnellement voulu cette réunion, manquera sur la photo de la Convention du PS réunie au Cnit à Paris. Le Parti socialiste fixe samedi ses orientations en matière de diplomatie avec un texte qui prône la relance de l'Europe, et une nouvelle approche des échanges économiques mondiaux. Baptisé "la nouvelle donne internationale et européenne", le texte de 20 pages, élaboré par l'ancien Premier ministre Laurent Fabius et le député Jean-Christophe Cambadélis, a été adopté début septembre par le Conseil national (parlement du PS), et approuvé quelques semaines plus tard à 87,4% par les militants.
Comment le PS veut "réinventer la ville"
Logement, banlieues, urbanisme, mixité sociale : à 1 ans et demi de la présidentielle, le parti socialiste présente à Lille, ses propositions en matière de politique de la ville. Le forum a été ouvert samedi matin par Martine Aubry.
Publié le 06/11/2010
Bartolone jette un pavé dans la mare, Aubry recadre
Après les propos de Claude Bartolone, la n°1 du PS assure dans Sud Ouest que les primaires pour 2012 seront organisées "de manière de exemplaire et transparente".
Publié le 24/09/2010
Cambadélis riposte à Woerth, "Banier du FMI"
Le ministre du Travail avait dit "merci" jeudi à DSK pour ne "pas être dans une posture idéologique" à propos des retraites. Le dirigeant socialiste l'accuse de "s'arroger un rapport du service finances du FMI, qu'il n'a pas lu."
Publié le 08/10/2010
Kouchner "humilié" mais "loyal"
Selon le Nouvel Observateur, dans une lettre de démission datée de fin août, le ministre des Affaires étrangères se plaint de subir des "humiliations" et juge que le virage sécuritaire du chef de l'Etat met fin à l'ouverture à gauche.
Publié le 07/10/2010
Le texte du PS esquisse les grandes lignes du projet de politique étrangère et entend restaurer la "singularité" de la voix française sur la scène internationale, mise à mal, selon lui, par la politique de Nicolas Sarkozy. Critiquant "les postures changeantes" du chef de l'Etat, "un jour atlantiste, un autre altermondialiste", qui a "parfois compromis l'image internationale de la France", le texte passe en revue les grands enjeux mondiaux et s'articule en quatre parties: multilatéralisme, mondialisation, Europe et sécurité. Il plaide notamment pour un renforcement du rôle de l'ONU, une relance de l'Union européenne et particulièrement du couple franco-allemand, dont l'effritement constitue "l'un des échecs les plus sérieux de la politique européenne de M. Sarkozy". "Que tout le monde (au PS) se retrouve sur l'Europe est une très bonne chose", s'est félicité mercredi M. Fabius, qui avait pris la tête des partisans du non au référendum sur la Constitution européenne en 2005.
"On ne peut pas faire la politique de la terre brûlée"
Le projet développe la notion de "juste échange" dans les relations économiques internationales, prônant la solidarité avec les pays pauvres, l'intégration aux traités commerciaux de normes sociales et environnementales, une politique des flux migratoires "refondée". Mais il reste vague sur des questions sensibles telles l'adhésion de la Turquie à l'UE: "l'issue finale ne peut pas être garantie", évacue le texte, précisant que les conditions ne sont "actuellement" pas remplies.
Sur les dossiers engageant directement la France - OTAN et Afghanistan -, l'approche est prudente, avec un engagement à "évaluer" la décision prise en 2009 de faire revenir la France pleinement dans le commandement militaire de l'Alliance, et à soumettre au Parlement la stratégie adoptée en Afghanistan. "On ne peut pas faire la politique de la terre brûlée", a expliqué récemment M. Cambadélis à propos de ces dossiers. "Il faut trouver le chemin le plus économique possible" et "s'en sortir à moindre coût", souligne-t-il. "Le texte est faible", estime un spécialiste de ces questions au sein du PS. « C'est dû à son mode d'élaboration, qui doit prendre en compte les sensibilités de chaque courant. Mais l'important, c'est l'intervention que prononcera Martine Aubry. C'est son discours qui donnera le la", ajoute-t-il. "Il a fallu tenir compte des équilibres internes", notamment sur le sujet européen, reconnaît un membre du parti ayant pris part à l'élaboration du projet.
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