Olivier Besancenot, le 7 novembre 2010. © CANAL +Encore un qui ne mâche pas ses mots (lire notre article : "Nicolas Sarkozy est un des problèmes de la France"). Olivier Besancenot (Nouveau parti anti-capitaliste, NPA) s'est réjoui dimanche des tensions suscitées au gouvernement et à l'UMP par l'attente du remaniement, estimant qu'à droite "c'est un peu le bordel" et que c'est "bon à prendre". Avec sa nouvelle charge violente, dimanche, contre Nicolas Sarkozy en qui il voit "l'un des problèmes de la France", l'ancien Premier ministre a provoqué l'indignation à l'UMP et suscité l'embarras jusqu'au sein de ses propres troupes. Alors que la manifestation sur les retraites de samedi a été marquée par une nouvelle baisse de l'affluence, les syndicats se retrouvent lundi à 18h pour réfléchir aux suites à donner au mouvement. Une réunion qui risque de ressembler à un casse-tête. Invité dimanche du Grand Rendez-vous Europe 1/Le Parisien, Dominique de Villepin s'est lancé dans une vaste entreprise de critique systématique de l'action de Nicolas Sarkozy.
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Retraites : stop ou encore ?

"Nicolas Sarkozy est un des problèmes de la France"

Le duel Fillon/Borloo pour le poste de Matignon, "ça fait un peu règlement de compte à OK Coral", a-t-il déclaré dans l'émission Dimanche + sur Canal+. "A droite, en ce moment, c'est un peu le bordel et ça, c'est bon à prendre", a ajouté le porte-parole du NPA. "Avoir la sensation comme ça qu'ils sont tous en train de faire leurs cartons et qu'ils sont tous en train de partir ou de chercher une autre place, ça fragilise un peu le pouvoir", a expliqué le leader d'extrême gauche.
Retraites : "On n'a pas baissé les bras"
Au-delà de l'analyse pré-remaniement, Olivier Besancenot est revenu sur le front anti-réforme des retraites. A ce titre, il s'est fendu d'un conseil à la veille de la réunion de l'intersyndicale sur la stratégie à suivre dorénavant. Le patron du NPA a estimé que "le minimum syndical que l'on pourrait attendre de l'intersyndicale demain, ce serait par exemple qu'au moment de la promulgation de la loi, il y ait une nouvelle journée d'action et de grève avec (...) cette fois-ci une manifestation nationale" à Paris, "parce que jusqu'à présent, on a fait des manifs décentralisées". "Il y a des potentialités pour rebondir". "La force du nombre reste le moyen de faire reculer le gouvernement". "On n'a pas baissé les bras et la mobilisation n'est pas terminée", a ajouté le porte-parole du NPA.
"S'il est vrai qu'il y avait moins de monde dans la rue hier (samedi) c'est aussi parce qu'on a moins de perspective d'action crédible". A la question de savoir s'il aurait fallu une grève générale contre le projet de réforme des retraites, M. Besancenot a répondu: "Il aurait fallu et il faudra toujours en passer par là" et "on n'est pas passé loin" en octobre. "Si ça s'est présenté une fois, ça pourrait se présenter une deuxième". Lui-même a repris le travail en début de semaine parce que "trois semaines de grève ça fait mal à la paye" car, a-t-il précisé, "pour contredire le discours du gouvernement, quand on fait grève on n'est pas payé même dans le secteur public".
Jeudi soir, l'intersyndicale a fixé un nouveau "rendez-vous" de mobilisation dans la semaine du 22 au 26 novembre, dont les modalités doivent être définies.
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