"Déboussolé" pour Aubry, "déterminé" pour d'autres

Par , le 16 novembre 2010 à 22h48 , mis à jour le 17 novembre 2010 à 07h27

Dossier : Le gouvernement Ayrault

Voici les principales réactions de personnalités politiques suite à l'interview de Nicolas Sarkozy mardi soir.

Martine Aubry : "hésitant et déboussolé" © LCI

A Gauche

Plus d'infos

 
Martine Aubry : un président "déboussolé"
"J'ai entendu un président de la République hésitant, je dirais déboussolé   qui donne l'impression de ne pas savoir où il va",
a déclaré la Première secrétaire du parti socialiste (voir l'intégralité de la réaction). "J'ai entendu un président qui a l'air de ne pas comprendre le pays, et surtout paraît extrêmement éloigné des difficultés des Français", a-t-elle  poursuivi. "Rien ne va. Il l'a dit d'ailleurs lui-même à plusieurs reprises, mais  pourtant, il ne change rien". "Il a beaucoup parlé de lui et très peu des Français. Et puis comme toujours avec Nicolas Sarkozy beaucoup de contre-vérités", a assuré la maire de Lille. "On attendait un cap après ce remaniement, on n'a rien eu", a-t-elle dit, déplorant "le silence absolu" ou "les réponses creuses" sur la chômage, la  santé, la sortie de crise. "Nous serons au rendez-vous en 2012", a-t-elle conclu.
 
Ségolène Royal : "De nouvelles raisons d'être en colère, et même dégoûtés"
"Les Français, ce soir, vont avoir de nouvelles raisons d'être en colère et  même dégoûtés", a déclaré l'ex-candidate socialiste à la présidentielle sur France 2, quelques minutes après l'intervention de Nicolas Sarkozy. Ségolène Royal a estimé que le président s'était montré "inconscient de la gravité de la situation économique, sociale et  morale en France". "J'ai trouvé un président affaibli par ses échecs, et enfin, j'ai trouvé un président qui était discrédité par ses mensonges", a-t-elle affirmé. "En trois ans, Nicolas Sarkozy a fait le contraire de ce qu'il avait promis.  Il nous a tout pris (...) il nous a pris les valeurs de la France, la grandeur  de la France qui s'est abaissée sur le plan international, il nous a pris le  pouvoir d'achat (...), il nous a pris notre système de retraite, il nous a pris  les services publics", a-t-elle dit.

Jean-Luc Mélenchon : "Un long bavardage souvent confus"
Le président du parti de gauche a estimé pour sa part que le chef de l'Etat a "cherché à cacher ses griffes, ce qui a donné un long bavardage souvent confus". "Il est lamentable que chaque fois qu'il évoque un aspect antisocial de sa politique, il puisse se réclamer de Dominique Strauss-Kahn ou de l'exemple d'un gouvernement social-démocrate quelque part en Europe". "La politique d'austérité et d'appauvrissement de l'Etat est confirmée : pas d'augmentation des recettes  fiscales mais diminution des dépenses publiques. Du FMI "expressis verbis",  comme dirait le président" (communiqué).


Olivier Besancenot : "Il vit dans une bulle"
"C'était un discours très autocentré et sur la défensive", a estimé le porte-parole du NPA. "Les préoccupations concrètes de millions de personnes n'ont pas été évoquées" alors qu'"il défend Eric Woerth, Mme Bettencourt et ceux qui payent l'impôt sur les grandes fortunes". "On peut lui décerner la palme de l'humour quand il parle d'un gouvernement de combat contre le chômage en se vantant d'avoir supprimer 130.000 emplois dans les services publics, allez chercher l'erreur!"


Au Centre

François Bayrou : Sarkozy "a très peu parlé des Français"
"Nicolas Sarkozy a beaucoup parlé de lui, une forme de justification, et d'autoanalyse", a commenté le président du Modem. Le président de la République "a beaucoup parlé du passé, a beaucoup regardé ce qu'il avait fait depuis des années" mais "il a très peu parlé des Français" et "des difficultés qu'ils  rencontrent". "Il n'y pas eu un mot sur l'éducation", a regretté celui qui fut ministre de l'Education, "ni sur l'environnement". "Il n'y a pas eu une stratégie crédible pour remettre de la production en France", a encore dit le leader centriste.
  
A Droite
 
François Fillon : un président "déterminé" et "totalement concentré"
Reconduit dans ses fonctions de Premier ministre, François Fillon a loué l'intervention télévisée de Nicolas Sarkozy. "Le président de la République a mis en lumière, avec une conviction  intacte, la continuité et la cohérence de l'action réformiste engagée depuis 2007". Il "s'est montré au-dessus des contingences partisanes et totalement concentré sur les principaux défis nationaux et internationaux que nous devons relever", a-t-il écrit dans un communiqué. "Son langage de vérité et sa détermination à préparer l'avenir sont gages de  progrès et de protection pour tous les Françaises", a encore estimé M. Fillon.

Dominique de Villepin : "très grand sentiment de tristesse"
Nous avons assisté depuis six mois au spectacle pitoyable d'une politique incapable de répondre aux préoccupations des Français, à une véritable démocratie d'opérette, a déclaré l'ex-Premier ministre. Le pouvoir politique des Français, mais également une coupure qui s'accroît entre les Français. Le président persiste et signe, l'injustice sociale reste l'injustice sociale."

Dominique Paillé : "le coup d'envoi de l'acte II de son quinquennat"
"L'UMP tient à saluer la détermination du président de la République et la force contenue de son message à destination des Français en fixant une feuille de route précise au gouvernement avec un calendrier de réformes détaillé empruntant une méthode de dialogue et de concertation, a déclaré le porte-parole adjoint de l'UMP.  Le président de la République a sonné le coup d'envoi de l'acte II de son quinquennat qui lui permettra jusqu'au terme de son mandat de réformer la France loin de toute préoccupation politicienne et dans le seul souci de l'intérêt général. L'UMP l'accompagnera avec enthousiasme (...) et ne doute pas que le moment venu les Français les mettront toutes au crédit de son bilan".

Par Alexandra Guillet le 16 novembre 2010 à 22:48
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50 Commentaires

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  • sky_92, le 17/11/2010 à 17h03

    C'est là tout le probleme du PS, dom145: nous promettre du foie gras pour ensuite nous servir un vulgaire paté de hard discount par la suite....

  • sky_92, le 17/11/2010 à 16h59

    Ils ne l'expliquent pas, puisque pour la plupart des personnes de gauches, les sondages ne sont crédibles que lorsqu'ils sont en leur faveur..

  • fabio-94100, le 17/11/2010 à 14h45

    Vous aussi vous confondez « 70% des français n'approuvent pas la réforme telle qu'elle est proposée » et « 70% des français soutiennent les actions des syndicats et la mobilisation de la gauche contre le gouvernement »

  • sisi4314, le 17/11/2010 à 14h19

    Comment expliquez-vous que dans les sondages pour la présidentielle il remonte à 49% - s'il se représentait contre M.AUBRY qui elle aurait 51 % ??? deux points d'écart c'est peu quand même

  • sky_92, le 17/11/2010 à 13h44

    Le vrai probleme pour vous, c'est que M. Sarkozy est , certes, le président de 31.18 % des Français, ce qui est tout de même mieux que la gauche qui était potentiellement présidente (ségolène) de 25.87% ...

  • 29raymond, le 17/11/2010 à 13h39

    On attend une seule idée constructive (pas deux), une seule venant du PS, qui ne soit pas démagogique.

  • cro1, le 17/11/2010 à 13h35

    Tout à fait d'accord. Toujours que des critiques (c'est si facile) venant de la gauche !!!!! jamais aucune solution.

  • 29raymond, le 17/11/2010 à 13h34

    C'est exactement ce que j'allais écrire ! Je me permets de rajouter : qu'elle arrête de commencer ses phrases par "les Français ceci, les Français celà", car pour ma part je ne supporte plus qu'elle se permette de s'exprimer au nom de tous.

  • al38240, le 17/11/2010 à 13h24

    Il est 13 h 20 , et il ya 41 commentaires qui ne se désinteressent pas du vide sidéral de la pensée socialiste ! ! !

  • fabio-94100, le 17/11/2010 à 12h40

    Un discours de madame Aubry qui se voudrait moralisateur alors qu'elle a soutenu corps et âme les actions irresponsables des syndicats et perdu avec ça un soutien qu'elle aurait pu faire grandir jusqu'aux prochaines élections. "Nous serons au rendez-vous en 2012" avec dans votre programme l'abolition de cette réforme des retraites ? C'est inévitable, si non vous serez encore moins crédible que Monsieur Sarkozy ! Et comme nous savons déjà que ce ne sera pas dans votre programme, alors oui, rendez-vous en 2012 pour un nouvel échec assuré d'avance et prémédité par vous-même, vos discours irresponsables qui encouragent vos militants à tourner leurs vestes. Aux prochaines élections, c'est sûr, je ne voterai pas pour une gauche qui fait preuve un peu plus chaque jour de son incapacité à se mobiliser autrement que par la critique sans jamais proposer clairement d'idées alternatives. Je tourne ma veste.

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