2012 : la confusion autour de la petite phrase de Sarkozy
Devant des élus UMP mardi soir à l'Elysée, Nicolas Sarkozy a affirmé qu'il ne pouvait "être là que pour deux mandats, pas plus", une phrase interprétée par certains d'entre eux comme une intention de sa part d'être candidat à sa succession en 2012.
Publié le 30/11/2010
La charge de Villepin contre Sarkozy provoque un tollé à l'UMP
Avec sa nouvelle charge violente, dimanche, contre Nicolas Sarkozy en qui il voit "l'un des problèmes de la France", l'ancien Premier ministre a provoqué l'indignation à l'UMP et suscité l'embarras jusqu'au sein de ses propres troupes.
Publié le 07/11/2010
A droite, "c'est un peu le bordel" et "c'est bon à prendre"...
Invité dimanche sur Canal +, Olivier Besancenot, leader du NPA, est revenu sur tensions suscitées au gouvernement et à l'UMP par l'attente du remaniement et sur la mobilisation contre la réforme des retraites.
Publié le 07/11/2010
Copé "très choqué" par les propos de Villepin
Le patron des députés UMP a dénoncé dimanche les propos "pas acceptables" de l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin à l'encontre de Nicolas Sarkozy.
Publié le 07/11/2010
Rien. Absolument rien dans ce que fait Nicolas Sarkozy ne trouve grâce aux yeux de Dominique de Villepin. Invité dimanche du Grand Rendez-vous Europe 1/Le Parisien, l'ex-Premier ministre s'est lancé dans une vaste entreprise de critique systématique des "dossiers" qui encombrent l'Elysée : contrats chinois, réforme des retraites, conflit ouvert avec les medias...
Et pour commencer, Dominique de Villepin s'en prend directement à l'homme : pour lui, Nicolas Sarkozy est aujourd'hui "un des problèmes de la France" et il est temps "que la parenthèse politique que nous vivons depuis 2007 soit refermée". "Une parenthèse parce que les résultats ne sont pas là, parce que notre pays est amoindri, parce que nous sommes divisés parce que nos principes sont affectés", explique-t-il. "Moi, je veux me battre pour apporter des solutions. Nous avons besoin de remettre ce pays à l'endroit. Or nous sommes à l'envers. Nous n'avons pas de vision de là où nous devons aller et nous prenons l'eau", estime le président du parti République solidaire. "Est-ce-que on peut se contenter d'analyses simplistes dans ce contexte-là ? Il y a des responsabilités. Il faut les définir pour être capable de tourner une page, il faut que chacun porte ses responsabilités", ajoute-il.
"Soupçon dangereux"
Sarkozy appréciera. Mais ce n'est pas tout. Les critiques de l'ancien Premier ministre portent aussi sur la gestion par l'Elysée du conflit sur les retraites. "Ce conflit va laisser des traces", assure-t-il. "D'une façon ou d'une autre il va se perpétuer et conduira sans doute à l'application de la réforme votée très différente de ce qui a été prévu du texte original. A aucun moment, le gouvernement n'a pris en compte l'inquiétude des Français", juge-t-il, qualifiant "la victoire gouvernementale de victoire à la Pyrrhus". En clair : "Qu'est-ce qu'une victoire aujourd'hui contre les Français et contre le peuple ?".
Dominique de Villepin revient également sur le conflit entre l'Elysée et le site d'informations Mediapart. Il assure ne pas comprendre la décision de Claude Guéant de porter plainte contre le site dans le cadre des affaires d'espionnage de journalistes et il réclame "la levée du secret défense". "Je souhaite que l'on puisse apporter des explications et ce qui m'enquiète c'est que nous nous éloignons des explications", assure-t-il. Dans ces conditions, ajoute-t-il, "je ne comprends pas la démarche du secrétaire général de l'Elysée alors qu'il n'y a pas moyen de faire la lumière sur ce dossier". Pour Villepin, il n'y a qu'une solution : "Acceptons la clarté, levons le secret défense et allons jusqu'au bout et que toute la lumière soit faite parce que ce soupçon, il est dangereux pour notre république".
"Marché de dupes"
L'ex-Premier ministre appelle par ailleurs le président à jouer son rôle "de garant de l'indépendance de la justice". "Qu'a dit le président quand on l'a interrogé sur le cambriolage de journalistes ? 'Cela ne me concerne pas'", rappelle Dominique de Villepin. "Mais, cela le concerne au premier chef dès lors qu'il y a un soupçon qui pèse sur l'indépendance de la presse ou sur la partialité de la justice. Et son devoir, c'est d'aller jusqu'au bout de cette affaire".
Et pour finir, deux jours après la visite du président chinois en France, Dominique de Villepin s'en prend aux relations commerciales franco-chinoises : un "marché de dupes". Car il estime que la France doit se battre pour établir "des règles du jeu", placer ses relations avec la Chine "sur un pied d'égalité". "Nous pensions que la Chine allait rester le simple atelier du monde et nous constatons qu'elle est aujourd'hui aussi capable, voire plus capable que nous, en matière de haute technologie. Le résultat est que la Chine, certes, nous achète des produits (15 milliards de contrats), mais en même temps elle obtient des transferts de technologies qui vont la conduire à nous vendre à nous ce que nous produisons aujourd'hui", constate-t-il. "Il faut donc établir une règle du jeu où l'égalité prévaut, où la transparence et l'accès pour les Francais au marché chinois est possible", conclut-il.
"Cette phrase, elle m'a choqué"
Dimanche après-midi, la première réaction est venue de Jean-François Copé. Le patron des députés UMP : "Ces déclarations, je les regrette vraiment beaucoup. Je trouve cette phrase extrêmement dure et moi, je le dis très simplement, elle m'a beaucoup choqué", a-t-il déclaré sur France. "Il faudra certainement qu'un jour ou l'autre, tout ça se clarifie, que Dominique de Villepin nous dise dans quel camp il est", a-t-il lâché.
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