Jean-Marie Le Pen et sa fille Marine Le Pen © TF1/LCIMarine Le Pen, qui aspire à succéder à son père Jean-Marie Le Pen à la tête du Front national, a estimé lundi matin que celui-ci n'avait "pas à s'excuser de ce qu'il a fait durant sa carrière politique", dérapages verbaux inclus. La vice-présidente du FN était invitée à commenter sur France Inter l'éventualité d'"excuses publiques sur les incidents verbaux" imputables à Jean-Marie Le Pen, comme les propos où il avait qualifié les chambres à gaz de "détail" de la Seconde guerre mondiale, en 1987. "Je n'aime pas la repentance, ni pour les partis, ni pour mon pays. Je pense que Jean-Marie Le Pen n'a pas à s'excuser de ce qu'il a fait durant sa carrière politique", a répondu Marine Le Pen, en campagne face à Bruno Gollnisch pour prendre la tête du parti. "Heureusement que Jean-Marie Le Pen était là", a-t-elle ajouté, "parce que je pense que s'il n'avait pas été là, l'idée même de nation aurait totalement disparu de la vie politique française".
Marine Le Pen dit non à une alliance FN-UMP
La vice-présidente du FN Marine Le Pen a déclaré samedi qu'il n'y aurait "pas d'alliance avec l'UMP", après les propos du député du Nord du parti présidentiel favorable à l'émergence d'une "large droite" incluant le Front national.
Publié le 30/10/2010
Marine Le Pen : "faire du FN une véritable machine de guerre"
Préférence nationale, rétablissement de la peine de mort : devant les adhérents du Var, Marine Le Pen s'est montrée fidèle aux fondamentaux du FN, alors qu'elle brigue la succession de son père. Et elle veut faire du Front National un outil de "conquête du pouvoir".
Publié le 05/09/2010
Marine Le Pen profite de la crise
Dans le dernier sondage BVA, Marine Le Pen gagne 7 point de popularité entre février et juillet alors que Nicolas Sarkozy en perd 3 et François Fillon un.
Publié le 07/07/2010
Marine Le Pen avait pris ses distances avec son père en 2005, lorsque celui-ci avait provoqué une nouvelle polémique en déclarant dans Rivarol que l'occupation allemande n'avait "pas été particulièrement inhumaine". Sur France Inter, elle a estimé que le FN "a été victime pendant longtemps (...) d'une image qu'on lui a collée qui était caricaturale, qu'on nous a diabolisés au fur et à mesure du temps et qu'il est temps de lutter maintenant réellement contre cette injustice".
Concernant la campagne interne et les attaques virulentes dont elle fait l'objet dans certains milieux d'extrême droite, notamment de la part du journal Rivarol, elle a jugé que si certains lui menaient "une telle guerre, c'est parce qu'ils savent qu'ils n'auront pas leur place dans le FN" qu'elle dirigerait une fois élue. Selon elle, Bruno Gollnisch "semble être bien gêné, et je le comprends, de se voir soutenu ainsi comme la corde soutient le pendu". Elle a ajouté que son rival "semble avoir un petit peu de mal à maîtriser et à imposer une ligne à ses soutiens parce que justement, ce sont des soutiens extérieurs" au FN. Interrogée sur un éventuel changement de nom du parti, elle a répondu qu'il n'était "pas temps de se poser cette question-là". "Le temps viendra peut-être (...) où nous serons amenés, après une victoire, à rassembler largement autour de nous", a-t-elle ajouté.
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