Image d'archives © LCIA suivre en direct sur sur TF1 News En rejetant deux des principales mesures du projet de loi de réforme territoriale - répartition des compétences et mode d'élection du conseiller territorial - le Sénat et notamment les centristes infligent un sérieux camouflet au gouvernement. Annoncée il y a un an, c'est une réforme d'ampleur dont le chef de l'Etat s'apprête à dévoiler les grandes lignes. <b>A suivre en direct sur LCI.fr à partir de 10h45.</b>
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Sarkozy donne le cap de la réforme territoriale

mardi à partir de 15 heures
C'est la troisième année que Nicolas Sarkozy participe à ce rendez-vous depuis qu'il est président. Huit jours après l'adoption de la très controversée réforme territoriale, le chef de l'Etat s'exprimera mardi au 93e congrès des maires, à Paris. Il s'agit du plus important rassemblement d'élus.
Pour Jacques Pélissard, président de l'Association des maires de France, la réforme territoriale est "acceptable" et a permis un certain nombre d'avancées pour ce qui concerne le bloc local, c'est-à-dire les communes et les intercommunalités. En revanche, il refuse de se prononcer sur les parties de la réforme touchant les départements et les régions, en particulier la création du conseiller territorial qui remplacera en 2014 conseillers généraux et régionaux, ce domaine n'étant pas de son ressort.
Une prise de contacts pour les ministres
Le secrétaire général de l'AMF André Laignel (PS) lui ne mâche pas ses mots. Les élus sont "très, très inquiets", a-t-il dit à l'AFP. Certains l'exprimeront courtoisement, d'autres plus vivement, a-t-il prédit. Parmi leurs sujets d'inquiétudes figure la suppression de la clause de compétence générale des départements et des régions, qui leur permettait de financer les projets des communes. "Les élus se demandent s'ils pourront continuer à porter l'investissement public", réalisé à 74% par les collectivés locales, s'interroge de son côté Jean Launay (PS), trésorier de l'AMF.
Initialement, le Premier ministre François Fillon aurait dû être présent à l'ouverture du congrès. Il pourrait le clôturer, mais n'a pas encore donné sa réponse sur ce point. Le congrès sera également la première occasion pour les ministres de son nouveau gouvernement de prendre contact avec les élus locaux, lors des nombreuses tables-rondes qui le rythment.
Le cabinet du nouveau ministre des Collectivités territoriales Philippe Richert a annoncé sa participation à un débat sur la nouvelle répartition des compétences, avec notamment le président (UMP) du Sénat Gérard Larcher, Jacques Pélissard, et les présidents des associations des départements (ADF) et des régions (ARF), les socialistes Claudy Lebreton, et Alain Rousset. Philippe Richert, qui présidait auparavant l'Alsace, seule région métropolitaine de droite, avait quitté spectaculairement l'ARF le 3 novembre, reprochant à cette dernière de n'être qu'"une amicale d'opposition au gouvernement".
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