Pour cet entretien accordé à Gala, Fadela Amara, ex-secrétaire d'Etat à la Ville et fondatrice de Ni Putes Ni Soumises, revient à ses fondamentaux : la défense des droits des femmes et le refus des extrémismes. Des extrémismes par lesquels elle se dit directement menacée (elle reconnaît avoir reçu des menaces de mort en raison de ses positions), ce qui ne la surprend pas outre mesure : "les extrémistes se sont toujours attaqués à ceux et celles qui prenaient position en faveur de la liberté. Ce sont des risques qu'il faut savoir assumer".
Sa cible ? Le "fascisme vert" de "l'intégrisme musulman". "Il existe actuellement des extrémismes de tous bords qui testent nos institutions. C'est particulièrement flagrant avec l'intégrisme musulman. En tant que laïque, mais aussi que croyante, je me dois de dénoncer ce que j'appelle le fascisme vert. Il dévoie le message d'amour et de paix que, à l'égal des autres religions, l'Islam porte en lui", affirme-t-elle.
"Le voile intégral est une arme politique"
La fondatrice de Ni Putes Ni Soumises réaffirme au passage son opposition au voile intégral qui "représente le néant social d'une femme, la négation totale de son entité. C'est un cercueil vivant".
"Celles qui portent le niqab ou la burqa ne seront jamais pilote d'avion, médecin, institutrice. En réalité, elles sont vouées à rester cloîtrées chez elles. Plus qu'un simple bout de tissu, le voile intégral est une arme politique qui, étape par étape, remet en cause la démocratie", poursuit-elle. Selon Fadela Amara, "dans l'application de la loi", à partir d'avril 2011, "il faudra se montrer très ferme. Les ennemis de la République sont mes ennemis".
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