François Fillon et Brice Hortefeux/Image d'archives/Mars 2009 © ABACAMalgré le tollé à gauche comme à droite et le rappel à l'ordre du ministre de la Justice, le ministre de l'Intérieur avait dimanche soir "confirmé, revendiqué et assumé" ses propos de vendredi quand il avait qualifié de "disproportionnée" la condamnation à Bobigny de 7 policiers à de la prison ferme (lire notre article - Policiers condamnés : Hortefeux persiste et signe). Intervenant devant les préfets lundi après-midi, François Fillon a opposé à ce qualifificatif de condamnation "disproportionnée" celui de "faits injustifiables" pour lesquels les sept policiers ont été condamnés.
Condamnés pour avoir menti, des policiers rejugés
Sept policiers qui avaient été condamnés à des peines de six mois à un an de prison ferme fin 2010 à Bobigny pour avoir menti et accusé à tort un homme seront rejugés mercredi et jeudi par la cour d'appel de Paris.
Publié le 02/11/2011
Interpellation violente: 4 mois avec sursis pour deux policiers
Deux policiers de Seine-Saint-Denis ont été condamnés jeudi à quatre mois de prison avec sursis, reconnus coupables par le tribunal correctionnel de Bobigny de violences lors d'une interpellation qui avait été filmée à Montfermeil en 2008.
Publié le 27/01/2011
Policiers condamnés: Mercier renvoie Hortefeux à ses fonctions
Le ministre de la Justice soutient les magistrats de Bobigny accusés de faire preuve de laxisme vis-à-vis des délinquants par des syndicats de policiers. Et rappelle que Brice Hortefeux "n'est pas ministre de la Justice mais qu'il est chargé des policiers".
Publié le 12/12/2010
Policiers condamnés : colère ou solidaire, des réactions en série
Jugés pour avoir porté de fausses accusations contre un automobiliste, et rédigé un PV mensonger, des policiers ont écopés de peines allant de six mois à un an ferme. Politiques ou magistrats, les réactions affluent samedi.
Publié le 11/12/2010
Prison ferme pour sept policiers, leurs collègues en colère
Jugés pour avoir porté de fausses accusations contre un automobiliste, et rédigé un PV mensonger, les policiers ont écopés de peines allant de six mois à un an ferme. En colère, des collègues ont manifesté devant le tribunal.
Publié le 10/12/2010
Policiers condamnés : Hortefeux persiste et signe
Malgré le tollé à gauche comme à droite et le rappel à l'ordre du ministre de la Justice, le ministre de l'Intérieur "confirme, revendique et assume" ses propos de vendredi quand il a qualifié de "disproportionnée" la condamnation à Bobigny de 7 policiers à de la prison ferme.
Publié le 12/12/2010
Policiers condamnés : la guerre police-justice de retour, Hortefeux attise le débat
Le soutien apporté par le ministre de l'Intérieur à 7 policiers condamnés vendredi à Bobigny à de la prison ferme a déclenché une polémique. Le PS fustige. Et le feuilleton de la guerre police-justice est relancé dans le département.
Publié le 11/12/2010
Policiers condamnés: colère et reactions en série
Au lendemain de la condamnation de sept policiers à de la prison ferme pour mensonge, les propos du ministre de l'intérieur Brice Hortefeux, qui a qualifié la décision de "disproportionnée", n'ont pas manqué de provoquer la colère des magistrats et de l'opposition. Vendredi soir, près de 200 policiers ont manifesté en uniforme devant le tribunal de Bobigny avec des voitures toutes sirènes hurlantes.
Publié le 11/12/2010
Prison ferme pour des policiers: leurs collègues manifestent
Plus de 200 policiers, ulcérés par les peines de prison ferme prononcées vendredi à l'encontre de sept de leurs collègues, ont manifesté devant le tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis).
Publié le 10/12/2010
Dans son discours, le Premier ministre a même ajouté que "l'honneur de la police" exigeait "un comportement exemplaire", appelant "chacun à la raison, à la modération et au sens des responsabilités". Cet épisode a vu s'opposer les ministres de l'Intérieur et de la Justice (le second rappelant au premier qu'il "n'est pas ministre de la Justice mais qu'il est chargé des policiers"). La mise au point de François Fillon se voulait, de source gouvernementale, "extrêmement équilibrée", "pour essayer de sortir par le haut de la polémique". Et pour peaufiner la réconciliation, les ministres de l'Intérieur Brice Hortefeux et de la Justice Michel Mercier feront un déplacement commun, mercredi dans le Val-de-Marne, ont annoncé leurs cabinets lundi soir dans un communiqué.
Fillon recadre policiers et magistrats
L'épisode avait aussi relancé la guerre police-justice, notamment en Seine-Saint-Denis, par le biais de déclarations des syndicats de police et de magistrats. "Passé l'émotion, je ne puis admettre que magistrats et policiers donnent le sentiment de se dresser les uns contre les autres", a déclaré François Fillon. "Le respect dû à la justice est un des fondements de l'Etat, la justice ayant elle-même le devoir d'assurer la cohérence de la chaîne pénale tout entière", a insisté François Fillon. "Qui profite de cet affaiblissement de l'Etat ? Certainement pas les magistrats, certainement pas les policiers et encore moins les citoyens ; les seuls bénéficiaires sont les criminels et les délinquants !", a-t-il relevé.
A l'origine de la polémique : des peines de six mois à un an de prison ferme ont été prononcées vendredi à l'encontre de sept policiers, reconnus coupables d'avoir établi un procès-verbal mensonger accusant un automobiliste d'avoir renversé l'un d'eux - alors que ce policier avait été touché par une voiture de police.
Les propos de Brice Hortefeux ont à nouveau été dénoncés lundi par l'opposition. Europe Ecologie-Les Verts a même demandé la "démission" du ministre de l'Intérieur, lui reprochant d'avoir "violé une nouvelle fois la séparation des pouvoirs et l'indépendance de la justice garantis par la Constitution". "Il n'appartient pas à un ministre de critiquer une décision de justice", a estimé le sénateur PS et ex-ministre de la Justice Robert Badinter. Le discours du Premier ministre est un "désaveu cinglant" de Brice Hortefeux, a pour sa part estimé le député PS André Vallini. Benoît Hamon, porte-parole du PS, a fustigé "un ministre qui se comporte de la pire façon qui soit (...) comme le premier des syndicalistes policiers". L'ancienne garde des Sceaux Rachida Dati, qui n'a jamais caché sa mésentente avec Brice Hortefeux, s'est jointe concert de critiques : une décision qui n'est "pas définitive" n'a "pas à être commentée", a-t-elle dit.
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