Le soutien apporté par le ministre de l'Intérieur à 7 policiers condamnés vendredi à Bobigny à de la prison ferme a déclenché une polémique. Le PS fustige. Et le feuilleton de la guerre police-justice est relancé dans le département. © TF1/LCIMuet ou presque depuis le début de l'affaire, le ministre de la Justice Michel Mercier avait pris dimanche la défense des magistrats après la condamnation de sept policiers à Bobigny, dans un entretien publié par Le Parisien. "Je ne laisserai jamais dire que les magistrats sont laxistes", disait le ministre rappelant à Brice Hortefeux qu'il "n'est pas ministre de la Justice mais qu'il est chargé des policiers". Pas de quoi effrayer ledit ministre de l'Intérieur. Brice Hortefeux a déclaré dimanche sur I-Télé qu'il "confirmait, revendiquait et assumait" ses propos tenus vendredi, quand il avait qualifié de "disproportionnée" la condamnation à Bobigny de sept policiers à des peines de prison ferme. Quant aux déclmarations du Garde des Sceaux le matin même, "Michel Mercier a dit une chose évidente et que je partage : 'Je ne suis pas ministre de la Justice'", a répondu Brice Hortefeux, assurant qu'"avec Michel Mercier nous travaillons main dans la main pour assurer la cohésion de notre société". "Ne comptez pas sur moi pour opposer police (à) magistrats. Je respecte totalement la fonction des magistrats", a encore affirmé le ministre de l'Intérieur.
Condamnés pour avoir menti, des policiers rejugés
Sept policiers qui avaient été condamnés à des peines de six mois à un an de prison ferme fin 2010 à Bobigny pour avoir menti et accusé à tort un homme seront rejugés mercredi et jeudi par la cour d'appel de Paris.
Publié le 02/11/2011
Interpellation violente: 4 mois avec sursis pour deux policiers
Deux policiers de Seine-Saint-Denis ont été condamnés jeudi à quatre mois de prison avec sursis, reconnus coupables par le tribunal correctionnel de Bobigny de violences lors d'une interpellation qui avait été filmée à Montfermeil en 2008.
Publié le 27/01/2011
Nouveau procès pour le ministre Brice Hortefeux
Le ministre de l'Intérieur était jugé lundi devant le tribunal de grande instance de Paris. Il est accusé d'avoir porté atteinte à la présomption d'innocence d'un homme interpellé à Naples et extradé vers la France fin novembre. La décision a été mise en délibéré au 7 février prochain.
Publié le 24/01/2011
Hortefeux de retour au tribunal
Le ministre de l'Intérieur comparaît à 14 heures devant le juge des référés du tribunal de grande instance de Paris. Il est accusé d'avoir porté atteinte à la présomption d'innocence de Ryad Hannouni, interpellé début septembre à Naples, et extradé vers la France fin novembre.
Publié le 24/01/2011
Brice Hortefeux visé par une nouvelle plainte
Un élu d'Europe Ecologie a annoncé mercredi avoir porté plainte contre le ministre de l'Intérieur pour ses commentaires sur le jugement du tribunal de Bobigny condamnant des policiers.
Publié le 22/12/2010
Hortefeux "soutient" les policiers "qui font leur devoir"
Sur la polémique créée après les peines de prison à l'encontre de policiers accusés d'avoir menti, le ministre indique dans Le Parisien avoir "engagé une procédure disciplinaire dès lors que les faits avaient été avérés, bien avant leur condamnation en première instance".
Publié le 19/12/2010
Policiers condamnés : Fillon ne trouve aucune circonstance atténuante
Après le tollé autour des propos de Brice Hortefeux jugeant "disproportionnée" la condamnation à Bobigny de 7 policiers à de la prison ferme, le Premier ministre l'a recadré lundi, jugeant les faits pour lesquels ils ont été condamnés "injustifiables".
Publié le 13/12/2010
Policiers condamnés: Mercier renvoie Hortefeux à ses fonctions
Le ministre de la Justice soutient les magistrats de Bobigny accusés de faire preuve de laxisme vis-à-vis des délinquants par des syndicats de policiers. Et rappelle que Brice Hortefeux "n'est pas ministre de la Justice mais qu'il est chargé des policiers".
Publié le 12/12/2010
Policiers condamnés : colère ou solidaire, des réactions en série
Jugés pour avoir porté de fausses accusations contre un automobiliste, et rédigé un PV mensonger, des policiers ont écopés de peines allant de six mois à un an ferme. Politiques ou magistrats, les réactions affluent samedi.
Publié le 11/12/2010
Prison ferme pour sept policiers, leurs collègues en colère
Jugés pour avoir porté de fausses accusations contre un automobiliste, et rédigé un PV mensonger, les policiers ont écopés de peines allant de six mois à un an ferme. En colère, des collègues ont manifesté devant le tribunal.
Publié le 10/12/2010
Policiers condamnés : la guerre police-justice de retour, Hortefeux attise le débat
Le soutien apporté par le ministre de l'Intérieur à 7 policiers condamnés vendredi à Bobigny à de la prison ferme a déclenché une polémique. Le PS fustige. Et le feuilleton de la guerre police-justice est relancé dans le département.
Publié le 11/12/2010
Les propos d'Hortefeux provoquent depuis vendredi un tollé à gauche, comme à droite, tandis que la guerre police-justice est relancée, notamment en Seine-Saint-Denis. A l'origine de la polémique : des peines de six mois à un an de prison ferme ont été prononcées vendredi à l'encontre de sept policiers, reconnus coupables d'avoir établi un procès-verbal mensonger accusant un automobiliste d'avoir renversé l'un d'eux - alors que ce policier avait été touché par une voiture de police. Les syndicats policiers ont violemment mis en cause les magistrats de Bobigny, qu'ils accusent régulièrement de laxisme. "Ce tribunal est connu pour receler les pires idéologues de la culture de l'excuse quand il s'agit de remettre dehors à tour de bras les trafiquants de stupéfiants, braqueurs, auteurs de tentatives d'homicide, etc.", a ainsi affirmé Synergie-Officiers.
La polémique ne désenfle pas
Samedi, les syndicats de magistrats s'étaient étonnés du silence du garde des Sceaux: "On demande juste qu'il intervienne pour appeler à respecter les magistrats et leurs décisions", a déclaré le président de l'Union Syndicale des Magistrats (USM, majoritaire), Christophe Régnard. Le syndicat de la magistrature (SM, gauche) a à son tour dénoncé dimanche "une dérive institutionnelle exceptionnellement grave de services de l'Etat", notamment du ministre de l'Intérieur et du procureur de Bobigny dans cette affaire.
Côté politiques, "laissez les magistrats faire leur travail!", a lancé la patronne du PS Martine Aubry à l'adresse de M. Hortefeux, qui avait estimé que le jugement avait pu apparaître légitimement "disproportionné" aux forces de sécurité. Les magistrats se sont dits "consternés". "Que le ministre de l'Intérieur soutienne des policiers condamnés pour des faits particulièrement graves, c'est ahurissant", a déclaré Christophe Régnard, président de l'Unio syndicale des magistrats (majoritaire) en rappelant que l'homme dénoncé à tort encourait la perpétuité si le mensonge n'avait pas été dévoilé. Ménageant à la fois magistrats et policiers, le ministre de la Justice avait dans un premier temps observé que "si on tape sur un maillon de la chaîne pénale, c'est toute la chaîne qu'on affaiblit".
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