Nicolas Sarkozy lors de ses voeux aux forces vives le 6 janvier 2011 © TF1-LCI
Les Français ne veulent pas de la fin des 35 heures
Cinquante six pour cent des Français sont opposés à la suppression des 35 heures, selon un sondage exclusif L'Humanité-Harris Interactive, publié vendredi.
Publié le 07/01/2011
Voeux de Sarkozy aux partenaires sociaux : ce sera sans la CGT
Pour la première fois, le syndicat a décidé de boycotter cette cérémonie, qui se déroulera jeudi, en signe de défiance vis-à-vis de l'exécutif. La CGT affirme ne pas vouloir participer à un "simulacre" après le conflit des retraites.
Publié le 06/01/2011
35 heures : la zizanie !
L'UMP a confirmé mercredi son intention de revenir sur le dispositif. Les "forces vives" - syndicats et patrons - s'inquiètent alors que le sujet divise à droite comme à gauche.
Publié le 05/01/2011
Sarkozy aux ministres : "votre unique préoccupation", les Français
En présentant ses voeux au gouvernement mercredi, le président a demandé aux ministres de ne pas se laisser détourner de leur tâche en "participant à des polémiques" ou en "anticipant des échéances électorales encore lointaines".
Publié le 05/01/2011
Gouvernement : traditionnel petit-déjeuner de début d'année
Brice Hortefeux a accueilli individuellement chacun des ministres sur le perron du ministère de l'Intérieur. Après avoir partagé café, thé et viennoiseries, François Fillon et l'ensemble du gouvernement se sont rendus à pied jusqu'à l'Elysée pour présenter leurs voeux à Nicolas Sarkozy.
Publié le 05/01/2011
35 heures : Manuel Valls persiste et signe
Loin de revenir sur ses propos polémiques, le député de l'Essonne a précisé mardi sa pensée. Son idée : faire passer la semaine de travail de 35 à 37 ou 38 heures avec des augmentations de salaire.
Publié le 04/01/2011
"Déverrouiller les 35h" : la polémique Valls ne dégonfle pas
Si à droite on applaudit, à gauche, c'est la bronca depuis que le candidat aux primaires PS a lâché dimanche vouloir "déverrouiller les 35h". Dernière réaction : celle du n°2 du PS pour qui même "pendant les qualifications, il faut savoir jouer collectif".
Publié le 03/01/2011
Le chômage, priorité n°1 des Français
Cité loin devant l'insécurité, qui se place en 4e position, le chômage est la première priorité des Français, selon un sondage.
Publié le 02/01/2011
Dans ses voeux aux syndicats, Sarkozy tente d'apaiser le débat des 35h
Le chef de l'Etat a présenté jeudi ses voeux aux partenaires sociaux que la CGT a boycottés. A la sortie de ces voeux, lors desquels les retraites et les 35h ont été évoquées, les avis étaient pour le moins mitigés.
Publié le 06/01/2011
Réviser les 35h ? Manuel Valls sème le trouble
"Nous devons déverrouiller les 35h avec la France que nous connaissons". Voici la petite phrase de Manuel Valls, candidat aux primaires PS, qui a lancé la première polémique de 2011. A droite on applaudit. A gauche, c'est la bronca.
Publié le 03/01/2011
Réforme des retraites : Sarkozy savait qu'il n'y avait pas d'accord possible
Le président de la République a assumé la réforme des retraites telle qu'elle avait été menée même s'il comprend l'insatisfaction des partenaires sociaux. Sûr de lui, il estime pourtant que personne de reviendra sur cette réforme "nécessaire".
Publié le 06/01/2011
Débat sur les 35h : Sarkozy ouvert aux propositions
Lors des voeux aux forces vives de la nation jeudi,le chef de l'Etat s'est réjoui que toutes les forces politiques reconnaissent les conséquences désastreuses des 35h. "Il aura fallu 10 ans".
Publié le 06/01/2011
Sur le fond, le président a commencé par les retraites, assurant que "personne ne reviendra(it) sur la réforme des retraites", dans une allusion implicite aux promesses du Parti socialiste de remettre en cause la réforme adoptée il y a quelques mois s'il revient au pouvoir. "Ma conviction, et je le dis du plus profond de mon coeur, c'est que personne ne reviendra sur la réforme des retraites que nous avons conduite parce qu'elle était nécessaire", a dit le chef de l'Etat, argumentant cette nécessité par le fait qu'elle est évoquée et débattue depuis 20 ans. "Je ne crois pas que mentir soit une façon de respecter ses partenaires", a-t-il ajouté, après avoir rendu hommage "au sens des responsabilités des partenaires sociaux" dans l'expression de leurs désaccords sur les retraites.
"Attentif" aux propositions sur les 35h
Quant au dossier qui fait en ce moment débat à gauche comme à droite, Nicolas Sarkozy a estimé que la semaine de 35 heures, durée légale hebdomadaire pour les salariés à temps complet depuis 2000 dans les entreprises de plus de 20 salariés et depuis 2002 dans les autres, cette semaine de 35h "uniforme et obligatoire" avait aujourd'hui disparu. "Pour autant, je considère qu'il n'est pas de sujets tabous." "Je le dis d'autant plus clairement que la crise a changé la donne. La question du coût du travail, la question de la compétitivité de nos entreprises sont de véritables questions que nous ne pouvons mettre de côté", a-t-il poursuivi.
"Et si les partenaires sociaux ou les partis politiques ont des propositions à faire, bien évidemment le gouvernement y sera attentif. Avec cependant une préoccupation : ne pas toucher au pouvoir d'achat des salariés", a encore dit le chef de l'Etat. "Ca, c'est clair, je n'accepterai pas ça", a-t-il insisté. "Et deuxième préoccupation : ne pas peser sur la compétitivité de nos entreprises. Je n'ai pas été élu pour ça mais au contraire pour donner les moyens aux entreprises de se battre dans la compétition internationale", a encore dit le président de la République. A droite, le sujet divise entre tenants d'un allongement, voire d'une suppression de la durée légale du travail, et opposants d'une telle mesure, qui arguent du risque d'une baisse des revenus pour de nombreux salariés.
Réactions mitigées
Le président a aussi plaidé en faveur "d'un dispositif unique d'accompagnement des salariés licenciés économiques, qui se substituerait aux actuels CTP (contrat de transition professionnelle, ndlr) et CRP (convention de reclassement personnalisé, ndlr)", dans le cadre des négociations sur la nouvelle convention d'assurance-chômage. Enfin, Nicolas Sarkozy a exprimé sa volonté d'anticiper "le choc" provoqué par l'augmentation prévue du nombre de personnes âgées dépendantes.
Si le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé s'est déclaré "parfaitement conforté" par les déclarations de Nicolas Sarkozy à propos des 35h, les syndicat ne le voient pas du même oeil. Vent debout contre un détricotage des 35 heures, les syndicats ont relevé le "flou" des propos présidentiels. Il "n'a pas été du tout rassurant" et ne s'est pas engagé a maintenir "la durée légale" du temps de travail à 35 heures, a réagi François Chérèque, le numéro un de la CFDT. Jean-Claude Mailly, son homologue de FO, n'a voulu retenir que la volonté affichée par le chef de l'Etat de "ne pas toucher au pouvoir d'achat des salariés". "Donc, il ne faut pas remettre en cause la durée légale" du temps de travail, en a-t-il déduit. La patronne du Medef Laurence Parisot, adversaire acharnée des 35 heures, une "catastrophe" selon elle, a souligné toutefois l'impossibilité de "sortir comme ça" d'"une situation aussi complexe". Le sujet, a-t-elle prévenu, ne sera pas à "l'agenda" des négociations entre patronat et syndicat.
Pour Harlem Désir, n°2 du Parti socialiste, Nicolas Sarkozy est "davantage un président provocateur vis-à-vis des syndicats, de l'opposition et des Français" qu'un "président protecteur". Sur les 35 heures, le chef de l'Etat "doit clarifier sa position sur la durée légale du travail et son maintien, c'est ce que les syndicats attendaient, il ne l'a pas fait". Et commentaire du PCF : "Tout va bien au pays des Bisounours", "il y aurait moins de chômage et de destructions d'emplois que dans les autres pays. Voilà qui est peu élégant et proprement scandaleux alors que notre pays compte désormais officiellement plus de 4 millions de chômeurs". "La CGT a bien fait de boycotter cette cérémonie", elle "s'est épargnée un pénible florilège de contre-vérités et les fanfaronnades habituelles".
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