Manuel Valls/Image d'archives/octobre 2010 © ABACAC'est donc par un socialiste que le débat est relancé... Manuel Valls, candidat aux primaires PS pour la présidentielle, a voulu se démarquer de ses concurrents en estimant dimanche que la gauche devra, si elle revient au pouvoir en 2012, "déverrouiller les 35 heures" pour permettre aux Français de "travailler davantage" (voir la vidéo - Valls se démarque du PS : il veut "déverrouiller" les 35h). "Oui, nous devrons déverrouiller les 35 heures qui n'existent déjà plus réellement puisqu'elles ont été mises en cause progressivement depuis 2002", a déclaré le député-maire d'Evry (Essonne), invité du Grand rendez-vous Europe 1/Le Parisien/Aujourd'hui en France. "Cela doit permettre aux Français, pour ceux qui ont la chance d'avoir un emploi, de travailler davantage -deux heures, trois heures...- sans avoir recours forcément aux heures supplémentaires qui ont beaucoup coûté à l'Etat", a ajouté M. Valls, partisan du "travailler plus et travailler mieux".
35 heures : Manuel Valls persiste et signe
Loin de revenir sur ses propos polémiques, le député de l'Essonne a précisé mardi sa pensée. Son idée : faire passer la semaine de travail de 35 à 37 ou 38 heures avec des augmentations de salaire.
Publié le 04/01/2011
"Déverrouiller les 35h" : la polémique Valls ne dégonfle pas
Si à droite on applaudit, à gauche, c'est la bronca depuis que le candidat aux primaires PS a lâché dimanche vouloir "déverrouiller les 35h". Dernière réaction : celle du n°2 du PS pour qui même "pendant les qualifications, il faut savoir jouer collectif".
Publié le 03/01/2011
Pierre Moscovici à Manuel Valls : "Tu te trompes Manuel"
Suite à la proposition du PS Manuel Valls de revenir sur les 35 heures, Pierre Moscovici, invité de Christophe Barbier lundi 3 janvier, estime que le parti socialiste a autre chose à proposer.
Publié le 03/01/2011
Réviser les 35h ? Manuel Valls sème le trouble
"Nous devons déverrouiller les 35h avec la France que nous connaissons". Voici la petite phrase de Manuel Valls, candidat aux primaires PS, qui a lancé la première polémique de 2011. A droite on applaudit. A gauche, c'est la bronca.
Publié le 03/01/2011
Valls se démarque de nouveau du PS contre les 35h
Candidat aux primaires socialistes, le député socialiste de l'Essonne a estimé dimanche sur Europe 1 que la gauche devrait, si elle revient au pouvoir en 2012, "déverrouiller les 35h" pour permettre aux Français de "travailler davantage".
Publié le 02/01/2011
Valls veut déverrouiller les 35h : "Manuel, viens travailler avec" l'UMP !
Dominique Paillé, porte-parole de l'UMP, a appelé dimanche sur LCI Manuels Valls à "travailler" avec l'UMP alors que ce dernier s'est démarqué du PS en estimant que la gauche devrait, si elle revient au pouvoir en 2012, "déverrouiller les 35h".
Publié le 02/01/2011
"Est-ce que vous avez vu un socialiste qui propose aujourd'hui d'étendre les 35 heures par exemple à toutes les PME qui n'ont pas été concernées par les 35 heures ? Est-ce que dans le monde tel qu'il est aujourd'hui, avec la concurrence que nous connaissons, nous pouvons nous permettre d'être sur des idées des années 70, 80 et 90 ? Non ! C'est ma marque, il faut dépasser la question des 35 heures", a-t-il martelé. En 2012, "nous ne pouvons pas aller devant les Français avec les mêmes propositions, les mêmes idées -les 35 heures, les emplois-jeunes- qu'en 1997. Le monde a changé donc nous aussi, nous devons changer dans nos propositions", a insisté M. Valls.
Une "réflexion" à l'UMP
Dans un communiqué publié après l'émission, M. Valls précise qu'il formule d'autres propositions afin de "créer un pacte pour la croissance", notamment l'ouverture de "négociations entre les partenaires sociaux pour augmenter les salaires". "Nos marges de manoeuvre étant faibles, il faudra alléger le coût du travail pour les entreprises, ce qui leur permettra d'augmenter les salaires et de recourir davantage à l'emploi", souligne-t-il. "Pour compenser la baisse des charges, améliorer notre compétitivité, protéger nos emplois industriels, créer de nouvelles recettes, il faudra mettre en place une TVA +sociale+. L'inflation étant relativement faible, nous pouvons nous le permettre", ajoute M. Valls.
Mises en place sous le gouvernement Jospin par l'actuelle patronne du PS Martine Aubry --alors ministre de l'Emploi--, les 35 heures sont considérées comme un acquis social par les responsables socialistes, qui ne placent toutefois plus cette question au coeur du débat politique. Côté UMP, le nouveau patron de l'UMP, Jean-François Copé, a relancé le débat sur la fin des 35 heures en annonçant mi-décembre une "réflexion" conduite par deux libéraux, le député Hervé Novelli et le président du groupe UMP au Sénat, Gérard Longuet. Mais le porte-parole du gouvernement, François Baroin, tout comme le ministre du Travail, Xavier Bertrand, lui ont opposé une fin de non-recevoir en estimant que le gouvernement n'entendait pas rouvrir ce débat. Côté patronal, la CGPME, résolument hostile aux 35 heures, estime elle aussi que le "problème" a été "résolu" dans les petites et moyennes entreprises et que ce chantier ne doit donc pas être rouvert.
Et voici donc Dominique Paillé, porte-parole de l'UMP, qui a appelé dimanche sur LCI Manuels Valls à "travailler" avec l'UMP : "Tu ne peux pas rester dans un parti qui t'ignore et qui te méprise !" Interrogée sur I-télé, la ministre de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet a quant à elle souligné les divisions du PS sur ce sujet, mais sans vraiment prôner de nouvelle réforme. "Ce serait bien que le Parti socialiste bouge sur ces sujets qui ont été pour lui de très grand dogmatismes. (...) Peut-être qu'il faudrait que Martine Aubry parle avec Manuel Valls", a-t-elle déclaré. Priée de dire si elle était pour la suppression des 35 heures, elle a répondu : "Moi, je pense que tout ce qui va dans le sens de l'assouplissement, dans le sens du travailler mieux (...) est bon."
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