© LCILes résultats de votre canton en cliquant ici <b> Carte - </b> Le parti de Marine Le Pen, qui talonne souvent voire élimine l'UMP dans de nombreux départements, s'implante fortement dans le nord-est et le sud du pays. L'abstention a atteint 55,63% lors du premier tour des cantonales dimanche, plus d'un Français sur deux appelés à voter ne s'étant pas déplacé. Le FN sera présent en duel au second tour des cantonales dans 394 cantons, opposé dans la majorité des cas au Parti socialiste, selon un décompte de l'AFP. L'UMP de Copé refuse toute alliance avec le FN ainsi qu'un front républicain, laissant "les électeurs libres de leurs choix". Mais des voix dans la majorité appellent à "faire barrage au FN", notamment Jean-Louis Borloo. L'abstention a atteint le niveau record de 55,63% pour un premier tour des cantonales dimanche, plus d'un Français sur deux n'ayant pas voté. Mais où a-t-on boudé le plus les urnes ? Marine Le Pen veut confirmer en "grandeur nature" sa popularité croissante dans les sondages tandis que l'UMP souhaite limiter la casse, sur fond de forte abstention probable. Le ministre de l'Intérieur ne se sent "rien de commun" avec le Front national, dont la présidente Marine Le Pen lui a ironiquement proposé une carte de membre après sa petite phrase. Une association porte plainte contre Claude Guéant. En estimant que les Français "ont parfois le sentiment de ne plus être chez eux", le nouveau ministre de l'Intérieur a provoqué l'indignation de la gauche et les railleries du Front national. A la veille des cantonales, tous y voient une tentative de récupération. <b>Infographie - </b>Découvrez les départements qui ont été sous la lumière des projecteurs dimanche soir notamment en raison du fort score du FN. Marine Le Pen est en campagne pour les élections cantonales. La nouvelle présidente du Front National espère gagner des sièges dans les conseils régionaux et voit ces élections comme un test avant la présidentielle.
Plus d'infosOù vote-t-on le plus FN en France ?

Abstention record pour des cantonales

Le FN en duel dans 394 cantons au 2nd tour

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Cantonales : la carte des départements clés

Les cantonales : un 1er test électoral pour le FN de Marine Le Pen

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| La carte des départements clés ici |
La rédaction de TF1 News a suivi de près une vingtaine de départements, révélateurs du contexte politique ou terres de personnalités nationales. Découvrez ici le bilan au soir du premier tour. Sur le plan départemental, la droite semble notamment en grande difficulté dans le Jura et la Manche, qu'elle pourrait perdre au deuxième tour. Selon des estimations provisoires, le PS pourrait aussi faire basculer les Pyrénées-Atlantiques.
Côté personnalités, Bernadette Chirac (UMP), l'épouse de l'ancien président de la République, a été réélue d'une voix dans le canton de Meymac, en Corrèze. Parmi les autres personnalités réélues dès le premier tour figurent l'ancien ministre de la Défense Hervé Morin, qui préside le Nouveau centre (NC), dans l'Eure, le député UMP Eric Ciotti, dans les Alpes-Maritimes, ou encore François Sauvadet, le président du groupe NC de l'Assemblée et président sortant du conseil général de la Côte-d'Or. Le garde des Sceaux, le centriste Michel Mercier, président sortant du conseil général du Rhône, a été réélu de même que le sénateur radical de gauche Jean-Michel Baylet dans le Tarn-et-Garonne.Réélu également, le socialiste André Vallini, président du conseil général de l'Isère. Le député communiste Maxime Gremetz est en ballotage dans la Somme ainsi que l'ancien secrétaire d'Etat Dominique Bussereau (UMP) en Charente-Maritime.
Allier : le PC tient bon
Le PCF et ses alliés du Front de gauche sont arrivés dimanche en bonne position au premier tour des cantonales dans l'Allier, l'un des deux seuls départements avec le Val-de-Marne à être dirigé par un communiste, malgré une percée du Front national. Le parti de Marine Le Pen aura, pour la première fois, des candidats au second tour dimanche prochain dans ce département. Deux duels impliquant le FN se tiendront dans l'agglomération vichyssoise, l'un contre l'UMP Christian Corne à Vichy-sud et l'autre contre le député PRG Gérard Charasse à Cusset.
Alpes-Maritimes : Ciotti réélu au premier tour
Terre de la droite et lieu de soutien pour le Front national, le conseil général présidé par Eric Ciotti (UMP) - qui vient d'êtrer réélu au premier tour dans son canton de Saint-Martin-Vésubie - est composé de 52 sièges dont 26 sont renouvelables. Pour l'UMP, le danger vient davantage de l'extrême droite, et plus spécifiquement des cantons de Nice.
A Villefranche, René Vestri, le sénateur-maire de Saint-Jean-Cap-Ferrat (Alpes-Maritimes), affaibli par une mise en examen et entré en dissidence de l'UMP, se retrouvera au second tour des cantonales face au candidat investi par l'UMP Xavier Beck. Maire de la commune de Cap-d'Ail, il est arrivé en tête du 1er tour en remportant dimanche 33,7% des suffrages exprimés à Villefranche-sur-Mer. M. Vestri a pour sa part obtenu 29% des votes exprimés. Les deux hommes sont suivis par le candidat FN Christian Patrac (21,3%, éliminé au 1er tour).
Alsace : la majorité tient, progression du FN
Le premier tour en Alsace a été marqué par une très forte abstention, qui a notamment permis à plusieurs candidats du Front national de rester en lice pour le second tour. Guy-Dominique Kennel, le président sortant du conseil général du Bas-Rhin, a été réélu dès le premier tour à Woerth, avec 67% des voix. "Mon travail est reconnu", a affirmé le chef de file de l'UMP départementale, qui entame un quatrième mandat. Le scrutin a pâti de "circonstances pas favorables en raison du climat national et international", a-t-il dit pour expliquer les 59,17% d'abstention, contre 39,14% en 2004. Sur 23 cantons à pourvoir, seuls deux ont été remportés par les sortants et huit duels avec le FN sont programmés pour le deuxième tour. Aucun des candidats frontistes n'est arrivé en tête dimanche.
Aveyron : l'UMP préserve son bastion
La droite devrait réussir à sauver son vieux fief aveyronnais et à conserver le seul département de Midi-Pyrénées sur lequel la gauche n'a pas étendu son hégémonie. Dans un département dont le dernier président de gauche fut Paul Ramadier en 1949, le président sortant Jean-Claude Luche (DVD) peut même espérer renforcer sa majorité et valider la stratégie qui a consisté à garder ses distances avec la droite nationale et à ne pas afficher son appartenance passée ou présente à l'UMP. Sur 22 cantons renouvelables dans le département, 14 sont entre les mains de la majorité départementale de droite. Il suffirait au Parti socialiste de prendre trois cantons sans en perdre un seul pour réaliser un coup d'éclat historique. Mais la majorité départementale de droite a déjà fait réélire ou élire dix de ses candidats.
Bouches-du-Rhône : Guérini dément un impact des "affaires"
Le président sortant du conseil général des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini (PS), a estimé dimanche que les affaires n'avaient pas pesé sur le score de son parti qui perd deux cantons à Marseille et a par ailleurs appelé à faire partout barrage au FN. "Non, les affaires n'ont pas contribué à ces résultats", a jugé M. Guérini lors d'un point presse, dénonçant "certains médias (qui), en liaison avec certains responsables de l'UMP, ont tout fait". Dans deux cantons de Marseille (Le Camas et Notre-Dame-du-Mont) jusqu'ici détenus par le PS, les candidats de la liste conduite par M. Guérini sont arrivés en troisième position et n'ont plus aucune chance de gagner.
Champagne-Ardennes : la droite en position favorable
En Champagne-Ardenne, la droite arrive en position très favorable pour conserver les quatre départements de la région à l'issue du premier tour des cantonales, marqué par un fort taux d'abstention et une implantation croissante du Front national. Dans la Marne, le parti d'extrême-droite fait quasiment jeu égal avec l'UMP en atteignant le score de 21,53%, contre 21,54% pour l'UMP, dans un département qui atteint des records d'absention avec 60,62%. Les forces de droite qui sont créditées de plus de 40% sont en ballottage très favorable dans le département, avec des duels contre le FN dans sept cantons sur les 22 renouvelables. Le président actuel du département, l'UMP René-Paul Savary arrive en tête dans son canton de Sézanne avec 57,13% des voix mais, n'ayant pas atteint le quantum d'inscrits, il sera opposé au second tour au frontiste Gérard Bertrand.
Charentes-maritime : la droite fragilisée
En Charente-Maritime, où 26 sièges étaient renouvelables (12 à droite, 14 à gauche), l'élection a été marquée par un fort taux d'abstention (55,16%). Le président sortant du conseil général, Dominique Bussereau, est en ballottage favorable (43,91%) à Royan-Est. Le FN atteint le second tour dans 2 cantons où il sera opposé à la gauche. La gauche n'a que trois sièges à ravir pour enlever la majorité départementale. "Tout est ouvert", a déclaré Bernard Lalande, le leader de l'opposition de gauche, estimant que le "second tour sera plus difficile pour la droite qui a moins de réserves de voix".
Corrèze : Hollande en bonne voie, Bernadette Chirac élue
Ancien fief de Jacques Chirac, le conseil général porte pour l'heure les couleurs de la gauche et est dirigé par François Hollande. Ce dernier a fait de sa reconduite à la tête du département une condition pour sa candidature à l'investiture socialiste. Au soir de ce premier tour, sur LCI, le ténor socialiste a défendu un front républicain en cas de duel UMP-FN. Il se prononcera plus tard sur sa candidature aux primaires socialistes. Bien que son propre canton ne figure pas parmi les renouvelables, son poste ne semble pas menacé. Bien au contraire... Il a estimé dimanche soir lors d'une conférence de presse à Tulle que sa victoire "s'esquisse" mais "n'est pas encore acquise".
Par ailleurs, il faut noter la réélection de Bernadette Chirac à sa propre succession. Postulant pour un sixième mandat de conseiller général à l'âge de 77 ans, l'épouse de l'ancien président de la République, a été réélue au premier tour, à une voix près, conseiller général du canton de Corrèze avec 50,04% des voix. Elle bat ainsi le socialiste François Barbazange, maire de la ville de Corrèze, qui a obtenu 45,10% des voix exprimées.
Côte d'Or : Sauvadet réélu... dans son canton
La coalition UMP-NC domine ce département depuis 2008 est présidée par François Sauvadet (NC) qui a été réélu dans son canton de Vitteaux au soir du premier tour. 21 cantons sont à pourvoir, dont 11 appartiennent à la majorité et 10 à l'opposition, ce qui générera un scrutin serré. Seul le canton de Dijon-6 s'annonce disputé et pourrait bien être la clé de l'élection. L'issue est d'autant plus difficile à déterminer que les votes des cantons de Dijon demeurent incertains. La mairie est détenue par François Rebsamen (PS), tandis que la ville majoritairement voté pour Sarkozy en 2007.
Deux-Sèvres : vers un statu quo
Dans les Deux-Sèvres, où l'abstention s'élève à 55,74%, sur les 16 cantons à renouveler, 8 ont été acquis dès le premier tour (2 PS, 1 DVG, 4 DVD et 1 UMP). Aucun canton n'a changé de camp et le département semble acquis au PS. Seuls deux cantons pourraient basculer dimanche prochain, un à gauche et un à droite.
Hauts-de-Seine : Patrick Devedjian "content"
Patrick Devedjian (UMP), président sortant des Hauts-de-Seine, contesté au sein même de son camp, s'est dit dimanche soir "content" de son score dans son canton, faisant valoir qu'il avait progressé par rapport à 2004 dans son département, les Hauts-de-Seine."Je suis content. Il y avait quand même 5 candidats de droite sur 8 (FN, Modem, UMP, Debout la république et Indépendant, ndlr). Je progresse de 5 points par rapport à 2004", a-t-il dit à l'AFP. Rivale de Patrick Devedjian pour la présidence du conseil général, dont l'élection se tiendra le 31 mars, Isabelle Balkany a affirmé "vouloir jouer collectif".
VIDEO - Devedjian : dans les Hauts-de-Seine, "il y aura un 2e et un 3e tour"
Jura : l'UMP en danger
Ce département est le dernier de la région Franche-Comté à échapper au PS mais, au vu des résultats du premeir tour, pourrait bien basculer. La gauche apparaît en position favorable, avec un canton d'avance sur la majorité départementale qui pourrait toutefois refaire son retard au second tour. Si la gauche emportait ce département historiquement détenu par la droite, le Parti socialiste régnerait sur les quatre départements de Franche-Comté. Le PS a conquis le canton des Bouchoux mais est en ballottage très défavorable dans celui du Chemin, qui pourrait revenir à la droite. "Notre objectif était de ne pas perdre de canton et d'en gagner un, c'est fait. Nous sommes toujours dans la perspective de gagner", a déclaré Christophe Perny, patron des socialistes jurassiens alliés au PRG et aux candidats DVG.
Loire : la droite se défend
La droite semblait en mesure de conserver la majorité au conseil général de la Loire au premier tour des cantonales, où son président Bernard Bonne (UMP) a été réélu à Bourg-Argental. Le socialiste Jean-Claude Bertrand, candidat à la présidence du département en cas de basculement à gauche, ne recueille que 32,27% des voix à Saint-Etienne avec une abstention de 68,73%. Le Front National sera présent au second tour sur Saint-Etienne et la Vallée du Gier, dans 5 des 19 cantons restant à pourvoir. Une des surprises est venue du canton de Saint-Chamond Nord avec l'élimination du candidat sortant, le député Nouveau Centre François Rochebloine, soutenu par la majorité départementale, qui briguait un cinquième mandat.
Nord/Pas-de-Calais : le FN 2ème force politique
Le PS a conservé ses positions dans le Nord/Pas-de-Calais, où le Front national (FN) est devenu la deuxième force politique en réalisant une percée aux dépens de l'UMP, dans le bassin minier mais aussi en zone urbaine. Sur les deux départements, le FN recueille 18,7% des suffrages, derrière le PS à 31,55%, mais devant l'UMP, reléguée à 13,89%. Steeve Briois, le secretaire général du FN, qui ambitionne d'être présent au second tour dans 10 cantons, est arrivé en tête des cantonales à Montigny-en-Goelle au soir du premier tour des élections cantonales. Il devance ainsi le conseiller général sortant Jean-Marie Picque (PS).
Pyrénées-Atlantiques : suspense...
Les Pyrénées-Atlantiques, dont le conseil général sortant est partagé à égalité entre droite et gauche mais est dirigé par un président UMP, restent dans l'incertitude après un premier tour qui n'a pas apporté de basculement décisif dimanche. C'est l'un des deux seuls départements, avec le Jura, où les cantonales de 2008 avaient placé droite et gauche à égalité, la présidence de l'exécutif étant revenue, au bénéfice de l'âge, à l'UMP Jean Castaings, conseiller général du canton de La Bastide-Clairence, permettant le maintien de la majorité MoDem/UMP sortante.
Rhône : Michel Mercier plébiscité
La majorité départementale UMP centriste dans le Rhône sort renforcée dimanche, aux dépens de la gauche, alors que le FN a réalisé une percée et se retrouve en duel avec gauche ou droite dans 11 des 27 cantons renouvelables du département. Dès dimanche soir, le maire de Lyon Gérard Collomb a appelé à voter au second tour "pour le candidat républicain". Michel Mercier, président sortant du conseil général, a été largement confirmé à la tête de son canton de Thizy avec 58,4%. Le seul ministre en lice en France a des chances, à l'issue du second tour, de conserver la présidence du département, malgré une majorité de seulement deux voix jusqu'à présent. Dominique Perben (UMP), ancien locataire de la place Beauvaux, est quant à lui en ballottage dans son canton de Lyon VI.
Seine-et-Marne : l'UMP bousculée
Le FN devance l'UMP dans de nombreux cantons de Seine-et-Marne, département emblématique de Jean-François Copé. Il y aura par ailleurs six duels PS/FN.
Somme : bien parti pour la gauche
La gauche semblait bien partie dimanche au soir du premier tour des cantonales pour conserver les trois départements de Picardie y compris la Somme, ravie à l'UDF en 2008, malgré une poussée du FN qui arrive en tête dans l'Oise et devance l'UMP dans la Somme. Dans la Somme, où la gauche détient 24 des 46 sièges, le président sortant Christian Manable (PS) a été réélu dans son canton de Villers-Bocage dès le premier tour, tout comme trois autres sortants (1 DVG, 1 PRG, 1 NC).
Vienne : la majorité tient
Alors que les observateurs tablaient sur un possible basculement de la Vienne à gauche, sept des onze candidats de la majorité sortante ont été réélus dès le premier tour, dont le président du conseil général, l'UMP Claude Bertaud, dans son fief de Vouillé (60,05%). A l'issue d'un premier tour marqué par un taux d'abstention de 61,85%, la droite est en ballottage plutôt favorable dans les quatre autres cantons.
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