Le phénomène est marginal, mais suffisamment présent pour troubler certains professionnels de la santé : l'opposition manifestée par des patients, à l'hôpital, envers certains soins, en invoquant leurs convictions religieuses. La primauté du consentement du malade avant tout soin portant atteinte à son intégrité physique - un consentement qui doit être éclairé, c'est-à-dire que le patient doit être correctement informé par son médecin - est un principe de base à l'hôpital, formalisé par l'article 16-3 du Code Civil ; néanmoins, les cas de femmes musulmanes refusant des soins de la part de médecins si ces praticiens ne sont pas eux-mêmes des femmes, ou de témoins de Jéhovah refusant des transfusions sanguines, suscitent le malaise des équipes médicales. Une cadre des urgences du centre hospitalier sud-francilien d'Evry relativise toutefois : "En vingt ans de carrière, j'ai rencontré trois fois seulement un problème de refus de soins pour des motifs de pratique religieuse".
Guéant dénonce un "procès en sorcellerie"
Le ministre de l'Intérieur dénonce un faux procès après la tollé provoqué par ses propos sur l'islam ou la "croisade" de Nicolas Sarkozy en faveur d'une intervention militaire en Libye.
Publié le 25/03/2011
Propos de Guéant sur la religion : Copé prend ses distances
Jean-François Copé, interrogé sur les tout derniers propos de Claude Guéant, a estimé jeudi soir, qu'il n'était "pas question de remettre en cause" la possibilité de porter des signes religieux pour les usagers des services publics.
Publié le 24/03/2011
"Amateurisme, "irresponsabilité", Guéant sous le feu des critiques
Après le terme de "croisade" en Libye employé par le ministre de l'Intérieur, Martine Aubry parle de "dérapage", "une erreur d'amateur". François Hollande lui demande maintenant de "se taire".
Publié le 23/03/2011
Guéant se justifie après ses propos sur l'immigration
Le ministre de l'Intérieur ne se sent "rien de commun" avec le Front national, dont la présidente Marine Le Pen lui a ironiquement proposé une carte de membre après sa petite phrase. Une association porte plainte contre Claude Guéant.
Publié le 18/03/2011
Guéant évoque "l'immigration incontrôlée" et provoque un tollé
En estimant que les Français "ont parfois le sentiment de ne plus être chez eux", le nouveau ministre de l'Intérieur a provoqué l'indignation de la gauche et les railleries du Front national. A la veille des cantonales, tous y voient une tentative de récupération.
Publié le 18/03/2011
Guéant balaye les accusations des Kadhafi sur la campagne de Sarkozy
Après l'Elysée, c'est au tour du ministre de l'Intérieur Claude Guéant de démentir les accusations des Kadhafi selon lesquels des fonds libyens auraient servis à financer la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007.
Publié le 17/03/2011
Guéant : pas d'interdiction de prêche en arabe
Le ministre de l'Intérieur s'est employé mardi à rassurer les musulmans et à cadrer le débat de l'UMP sur la laïcité en excluant l'interdiction de l'arabe dans les prêches et en répétant que la loi de 1905 ne serait pas touchée.
Publié le 15/03/2011
Caméras de surveillance : l'ambition de Guéant
45 000 caméras de surveillance en France fin 2011, c'est l'objectif affiché mardi par le nouveau ministre de l'Intérieur Claude Guéant. La France en compte actuellement 35 000.
Publié le 08/03/2011
Guéant appelle l'Italie à retenir les migrants tunisiens
Le ministre français de l'Intérieur, Claude Guéant, a appelé vendredi l'Italie à retenir sur son sol les Tunisiens qui fuient leur pays depuis la chute de l'ancien président Zine Ben Ali.
Publié le 04/03/2011
"Où monsieur Guéant a-t-il passé ces 10 dernières années ? Dans une cave ?"
Marine Le Pen a réagi sur les propos de Claude Guéant sur les signes religieux à l'hôpital. La présidente du Front National a rappelé que depuis des années, son parti dénonce "ces atteintes à la République".
Publié le 25/03/2011
Villepin : la droite est "dans une logique de surenchère"
Interrogé sur les propos de Claude Guéant sur les croisades, Dominique de Villepin a jugé que la droite est "dans une logique de surenchère" pour faire face au Front National pour le second tour des cantonales.
Publié le 25/03/2011
Laïcité : les propos de Guéant font polémique
Le refus de soins prodigués par des hommes à des femmes n'est "pas admissible" à l'hôpital, a estimé jeudi le ministre de l'Intérieur. Des propos vivement critiqués par François Bayrou qui voit là une obsession anti musulmane et par des députés socialistes comme Bruno Le Roux.
Publié le 24/03/2011
C'est à ce phénomène marginal, mais source de malaise que Claude Guéant s'est attaqué jeudi, alors qu'il interrogé sur le débat sur la laïcité et l'islam organisé par l'UMP le 5 avril. "Les agents des services publics évidemment ne doivent pas porter de signes religieux, manifester une quelconque préférence religieuse, mais les usagers du service public ne doivent pas non plus", a estimé le ministre de l'Intérieur sur i-Télé et Radio Classique. "Par exemple, on sait qu'à l'hôpital il y a un certain nombre de personnes qui refusent, pour des femmes, des soins prodigués par des hommes. Eh bien ce n'est pas admissible", a relevé le ministre. "L'organisation du service public s'impose à l'usager et, comme le service public est neutre, un usager ne peut pas récuser un médecin ou quelqu'un d'autre pour un motif religieux", a précisé par la suite son entourage. "Il ne faut pas une loi, il n'est pas question de faire des lois, il suffit de décrets parfois ou d'instructions", a souligné Claude Guéant.
"On a trop l'impression d'être dans des acquis"
Pour le président du Conseil français du culte musulman, Mohammed Moussaoui, "la règle générale est que l'usager a le droit d'exprimer son appartenance religieuse, dans le respect de l'ordre public et de la laïcité. D'un point de vue religieux, en cas d'urgence, il n'appartient ni au mari ni à la femme elle-même de mettre sa santé en péril pour des raisons de pudeur. Elle doit accepter d'être soignée par le médecin disponible". Le président du CFCM a souligné que les refus de soins pour des raisons religieuses restent des "situations marginales", le plus souvent "liées à une méconnaissance de la religion elle-même".
Patrick Pelloux, président de l'Association des médecins urgentistes de France (Amuf) y voit tout de même un signal "inquiétant", "parce que ça fait un moment que ça dure. On a trop l'impression d'être dans des acquis, c'est une erreur", ajoute l'urgentiste, indiquant que les services les plus concernés sont la gynécologie-obstétrique et les urgences. Face à "des formes intégristes (qui) essaient de rentrer dans l'hôpital, il faut réaffirmer le principe de laïcité", dit-il. Le Dr Paul Atlan, gynécologue-obstétricien, qui dirige depuis 1996 une consultation Ethique et religions à l'hôpital Antoine-Béclère de Clamart, dans les Hauts-de-Seine, explique pour sa part que dans des cas extrêmes, où la vie de la patiente est en danger, il consulte les autorités religieuses. "Une patiente musulmane dont la vie était mise en danger par la grossesse dans les 48 heures a finalement accepté une interruption médicale de grossesse après consultation de la commission théologie de la mosquée de Paris", se souvient-il.
Dans son livre Menaces religieuses sur l'hôpital, Isabelle Lévy, conférencière et formatrice en milieu hospitalier "spécialisée dans les rites, cultures et religions face aux soins", confirme que "ces situations ne relèvent pas de l'ordinaire hospitalier", mais qu'il ne s'agit pas non plus "de cas isolés". Selon elle, "l'omniprésence des religions malmène l'application des soins aux malades dans les hôpitaux publics depuis plus d'une décennie".
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Guéant dénonce un "procès en sorcellerie"
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