"Il faut rassurer les Français sur toutes les migrations de populations qui viendraient de la Méditerranée. Après tout remettons-les dans les bateaux!" a déclaré l'ancienne porte-parole de l'UMP dans les couloirs de l'Assemblée. "Le temps n'est plus à la parole mais aux actes et aux décisions", a ajouté Mme Brunel, soulignant : "Marine Le Pen n'a aucune solution à proposer. Nous, on doit montrer qu'on a des solutions".
"Envie de vomir"
"Chantal Brunel est-elle passée de porte-parole de l'UMP à porte-parole du Front National?", s'est interrogé Harlem Désir, numéro deux du Parti socialiste qui a demandé au patron de l'UMP Jean-François Copé de "désavouer immédiatement
et de condamner clairement" les propos de la députée. "Cet énième dérapage d'une responsable UMP montre le danger de la surenchère permanente entre la droite et l'extrême droite", selon l'eurodéputé. Les Jeunes socialistes ont pour leur part "exigé des excuses de la députée", estimant que la majorité devait "immédiatement se désolidariser de Mme Brunel".
Pour le numéro un du PCF, Pierre Laurent, "cette sortie atroce de la part de la députée UMP donne envie de vomir". "L'affolement gagne les rangs de l'UMP" et "ces propos racistes doivent être condamnés au plus vite" par M. Copé, poursuit-il, appelant à voter Front de gauche le 20 mars prochain aux cantonales, "pour sanctionner les noces brunes entre l'UMP et le FN".
De leur côté, les sénateurs du groupe CRC-SPG (communistes et Parti de gauche) ont estimé que Mme Brunel n'était "pas digne de demeurer rapporteure générale de l'Observatoire de la Parité". Au NPA également, on a condamné "les propos racistes" d'une députée "sur les traces de Marine Le Pen".








