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Le petit-déjeuner de la majorité mardi matin à l'Elysée a permis à Nicolas Sarkozy de faire rectifier le tir à François Fillon mais la séquence laissera des traces. D'humeur froide, selon un particpant, le chef de l'Etat a rappelé sa position en vue du second tour des cantonales, face au vote FN. Le Premier ministre a assuré aussitôt après devant les députés UMP qu'il n'y avait "aucune différence" entre Nicolas Sarkozy et lui, en précisant que pour le président, "le choix", c'était "s'abstenir ou voter PS". Mais après 48 heures de cacophonie, le mal est fait... Voter contre le FN (Fillon), ne pas voter pour lui (Copé), voter blanc... : l'embarras de l'UMP devant le "ni-ni" fixé par Nicolas Sarkozy pour le second tour des cantonales a viré à la foire d'empoigne, au point que le PS évoque une "crise de régime".
Où vote-t-on le plus FN en France ?
<b> Carte - </b> Le parti de Marine Le Pen, qui talonne souvent voire élimine l'UMP dans de nombreux départements, s'implante fortement dans le nord-est et le sud du pays.
Publié le 21/03/2011
Aubry retire sa signature d'une pétition avec Tariq Ramadan
L'UMP a attaqué vivement jeudi Martine Aubry pour avoir signé une pétition, soutenue par Tariq Ramadan, contre le débat sur laïcité, en accusant le PS d'avoir "perdu son âme". La première secrétaire du PS a annoncé qu'elle retirait sa signature.
Publié le 24/03/2011
Vote FN : Sarkozy recadre le gouvernement
Nicolas Sarkozy a profité mercredi du Conseil des ministres pour appeler les membres du gouvernement à jouer "collectif" après la cacophonie suscitée au sein de l'UMP par les consignes de vote pour le second tour des cantonales.
Publié le 23/03/2011
UMP face au FN : "Y a-t-il un pilote dans l'avion majoritaire ?"
Le "ni FN ni PS" présidentiel "lézarde" le couple Sarkozy-Fillon, souligne la presse ce mardi, en pointant les tiraillements au sein de la majorité entre ceux qui appellent à faire barrage au FN au second tour des cantonales, et ceux qui veulent s'en tenir à la consigne.
Publié le 22/03/2011
L'UMP reproche au PS son alliance avec l'extrême-gauche
Jean-François Copé et Christian Jacob demandent aux socialistes de clarifier leurs positions vis-à-vis notamment des candidats du NPA.
Publié le 22/03/2011
L'ancien siège du FN saisi par la Société générale ?
La Société Générale, à qui le Front national doit 5,2 millions d'euros, a demandé la saisie du "Paquebot", l'ancien siège du parti à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine), a indiqué mardi le FN.
Publié le 22/03/2011
Fillon appelle à voter contre le FN
Prenant le contrepied de Nicolas Sarkozy, le Premier ministre a appelé lundi, devant le bureau politique de l'UMP, les électeurs de la majorité à "voter contre le Front national" en cas de duel PS-FN au second tour.
Publié le 21/03/2011
Jacob critique l'alliance entre le PS et l'extrême-gauche
Le Président du groupe UMP à l'Assemblée estime qu'il n'y a toujours pas l'épaisseur d'une feuille de cigarette entre Sarkozy et Fillon et aimerait que le PS soit aussi clair avec l'extrême gauche que l'UMP avec le Front national.
Publié le 22/03/2011
La réponse de Marine Le Pen à Dany Boon
"C'est un politologue", a ironisé Marine Le Pen mardi sur RTL à l'écoute de l'appel de Dany Boon à ne pas voter pour le Front national.
Publié le 22/03/2011
Morano : "l'électorat aurait du mal à comprendre" un appel à voter PS
"Faire obstacle au FN est la ligne toujours défendue par Nicolas Sarkozy", a déclaré mardi sur LCI, la ministre UMP de l'Apprentissage Nadine Morano.
Publié le 22/03/2011
Le Front National bien installé à Marseille
Dans la citée phocéenne, le FN sera présent au second tour dans tous les cantons renouvelables. Au programme, six duels face au PS et cinq face à l?UMP.
Publié le 21/03/2011
Depuis début mars et la perspective d'une poussée du Front national lors de ces élections cantonales, les ténors de l'UMP redoutaient le moment de donner des consignes de vote en cas de duels FN/PS. A treize mois de la présidentielle, et au moment où la cote de popularité de Nicolas Sarkozy est au plus bas depuis 2007, appeler ses électeurs à voter pour la gauche revient pour nombre d'entre eux et au premier chef pour le président à se tirer une balle dans le pied.
Las, dimanche, les quelque 200 duels annoncés entre FN et PS pour le 27 mars ont accentué la pression sur l'UMP et l'exécutif. Pour autant, pas question pour Nicolas Sarkozy de dévier de sa ligne du "ni FN, ni front républicain". Car pour lui, appeler à voter à gauche "reviendrait à envoyer un signal de connivence entre l'UMP et le PS, et donc à alimenter la campagne anti +UMPS+ développée par le FN". Or "nous n'avons rien à voir avec le PS", a insisté encore lundi le chef de l'Etat devant l'état-major de son parti. Stratégie "ambiguë" et finalement "illisible" pour les électeurs, résume Gaël Sliman (BVA), pour qui l'UMP est "un peu piégée".
"Divergence à la tête de l'Etat catastrophique"
Lundi, alors que les centristes de la majorité, comme Jean-Louis Borloo (Parti radical), ont multiplié les déclarations nettes, appelant à "faire barrage au FN en votant pour le PS", François Fillon a tenté de sortir de l'ambiguïté du "ni-ni" pour concilier les différentes sensibilités de la majorité. Il faut "voter contre le Front national", a-t-il dit, mais sans aller toutefois jusqu'à dire de voter pour la gauche.
Aussitôt, cette phrase a été perçue par certains membres de la majorité comme la marque d'une prise de distance du Premier ministre vis-à-vis du chef de l'Etat. "Mais François n'est pas allé jusqu'à prononcer les mots "voter socialiste", raillait lundi soir un responsable, en relevant un manque de "clarté" et de "courage" dans le propos du Premier ministre. "Voter contre le Front national, ça veut dire quoi ? S'abstenir ? Voter blanc ? Voter PS ?", a poursuivi ce responsable.
Lundi, le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, a expliqué vaille que vaille que le "ni-ni" signifiait, "pour ceux qui le souhaitent, de voter socialiste, et pour ceux qui le souhaitent également, de s'abstenir". "Je comprends bien cette tactique pour contrer le leitmotiv du FN sur +l'UMPS+, mais il faut prendre garde de ne pas alimenter la formation, au sein de la majorité, d'un pôle qui se prononcerait clairement pour barrer la route au FN et d'un autre plus ambigu sur la question", a mis en garde Dominique Paillé (UMP). Mardi, la cacophonie était à son comble à l'UMP. "La divergence à la tête de l'Etat est catastrophique. Je ne comprends pas la position de François Fillon", s'est alarmé le député de Paris Bernard Debré.
Au PS, François Hollande a jugé "grave" cette "divergence" entre Nicolas Sarkozy et François Fillon, ajoutant que "la logique voudrait qu'il y ait une séparation" entre les deux hommes. Le strauss-kahnien Jean-Christophe Cambadélis y a vu "une crise de régime qui affleure".
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