Jérôme Cahuzac/Image d'archives © ABACAC'est une gifle qui rappelle celle mise par François Bayrou à un jeune qui lui faisait les poches. C'était à Strasbourg, en 2002, en pleine campagne présidentielle. Cette fois, la claque a été assenée par Jérôme Cahuzac, le député-maire PS de Villeneuve-sur-Lot. La scène s'est déroulée vendredi dans la ville du Lot-et-Garonne. L'élu, par ailleurs président PS de la commission des Finances de l'Assemblée est alertée par des incivilités dans la rue commerçante. La suite, Jérôme Cahuzac l'a raconte à l'AFP.
Faut-il interdire claques et fessées ?
<b> Interview -</b> Une nouvelle campagne choc contre les gifles et autres punitions est lancée jeudi à la télévision. Le slogan de ce clip percutant : "Eduquons sans violence".
Publié le 27/04/2011
Cahuzac préconise une hausse d'impôts en 2012 mais équitable
"Je crois qu'une hausse des prélèvements obligatoires est hélas nécessaire", a dit lundi le patron PS de la commission des Finances lors de la présentation de son projet fiscal. Il préconise une nouvelle tranche d'impôts pour les très riches.
Publié le 04/04/2011
Jérôme Cahuzac enfonce Aubry et soutient DSK
Invité du Grand jury, le député PS a déclaré dimanche que le sondage plaçant Le Pen devant Aubry et Sarkozy n'était "pas bon pour la gauche" ni "pour Martine Aubry en particulier". Il a par ailleurs milité pour une candidature de DSK.
Publié le 06/03/2011
Il se rend sur place, pour "remettre du bon ordre", c'est son "devoir d'y aller". Là, il raconte avoir discuté avec deux groupes de jeunes à "l'autorité familiale déficiente ou absente" pour tenter d'expliquer leur comportement : "de la discorde et des incivilités graves" de la part "d'adolescents ou pré-adolescents". Un jeune âgé d'environ 20 ans l'aurait alors agressé verbalement, "tutoiement", "insultes basses et vulgaires". Jérôme Cahuzac le voit ensuite revenir vers lui "pour (me) bousculer", dit-il. Le maire repousse fermement le jeune homme. Et lui assène deux gifles, "un moyen énergique pour le calmer" car "il cherchait l'épreuve de force". "Et ça a marché", a-t-il dit. "Comme maire je n'avais pas le droit de reculer car à travers ma personne c'est la collectivité que l'on agressait", a-t-il dit.
"La transgression d'un symbole"
Jérôme Cahuzac reconnaît une gifle comme étant un "geste violent" mais a estimé que "humainement" il ne pouvait "pas faire autrement". "Je ne conteste pas le geste énergique, mais ma réaction a été adaptée et proportionnée à l'agression dont j'ai été victime en tant qu'individu et en tant que maire. Ces insultes étaient la transgression d'un symbole, ce n'était pas admissible et je me devais de ne pas reculer". Il a estimé que "ces incivilités sont révélatrices d'une situation qui existe ailleurs qu'à Villeneuve-sur-Lot" et que pour lutter contre elles "il faut une présence plus régulière d'effectifs de police sur le terrain". "Claude Guéant a compris avec les patrouilleurs qu'il faut remettre des hommes sur le terrain et remettre en place la police de proximité que Nicolas Sarkozy a abandonné", estime Jérôme Cahuzac. "Le problème pour cela c'est qu'il faut des effectifs alors qu'en ce moment on diminue le nombre de policiers. Cela traduit la difficulté à faire respecter la tranquillité publique faute de policiers sur le terrain", a-t-il dit.
Claude Guéant, ministre de l'Intérieur, a annoncé mercredi à Bobigny la création de "patrouilleurs" chargés de "donner plus de visibilité" à la police, réfutant tout retour à la police de proximité créée par la gauche et enterrée par Nicolas Sarkozy.
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