Jérôme Cahuzac, la paire de claques qui retentit

Par TF1 News (avec agences), le 24 avril 2011 à 09h25 , mis à jour le 24 avril 2011 à 09h29

Le député-maire socialiste de Villeneuve-sur-Lot estime avoir eu une réaction "adaptée et proportionnée" en assénant vendredi deux gifles à un jeune qui l'avait "insulté" et "bousculé".

Jérôme CahuzacJérôme Cahuzac/Image d'archives © ABACA

C'est une gifle qui rappelle celle mise par François Bayrou à un jeune qui lui faisait les poches. C'était à Strasbourg, en 2002, en pleine campagne présidentielle. Cette fois, la claque a été assenée par Jérôme Cahuzac, le député-maire PS de Villeneuve-sur-Lot. La scène s'est déroulée vendredi dans la ville du Lot-et-Garonne. L'élu, par ailleurs président PS de la commission des Finances de l'Assemblée est alertée par des incivilités dans la rue commerçante. La suite, Jérôme Cahuzac l'a raconte à l'AFP.

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Il se rend sur place, pour "remettre du bon ordre", c'est son "devoir d'y aller". Là, il raconte avoir discuté avec deux groupes de jeunes à "l'autorité familiale déficiente ou absente" pour tenter d'expliquer leur comportement : "de la discorde et des incivilités graves" de la part "d'adolescents ou pré-adolescents". Un jeune âgé d'environ 20 ans l'aurait alors agressé verbalement, "tutoiement", "insultes basses et vulgaires". Jérôme Cahuzac le voit ensuite revenir vers lui "pour (me) bousculer", dit-il. Le maire repousse fermement le jeune homme. Et lui assène deux gifles, "un moyen énergique pour le calmer" car "il cherchait l'épreuve de force". "Et ça a marché", a-t-il dit. "Comme maire je n'avais pas le droit de reculer car à travers ma personne c'est la collectivité que l'on agressait", a-t-il dit.
 
"La transgression d'un symbole"
 
Jérôme Cahuzac reconnaît une gifle comme étant un "geste violent" mais a estimé que "humainement" il ne pouvait "pas faire autrement". "Je ne conteste pas le geste énergique, mais ma réaction a été adaptée et proportionnée à l'agression dont j'ai été victime en tant qu'individu et en tant que maire. Ces insultes étaient la transgression d'un symbole, ce n'était pas admissible et je me devais de ne pas reculer". Il a estimé que "ces incivilités sont révélatrices d'une situation qui existe ailleurs qu'à Villeneuve-sur-Lot" et que pour lutter contre elles "il faut une présence plus régulière d'effectifs de police sur le terrain". "Claude Guéant a compris avec les patrouilleurs qu'il faut remettre des hommes sur le terrain et remettre en place la police de proximité que Nicolas Sarkozy a abandonné", estime Jérôme Cahuzac. "Le problème pour cela c'est qu'il faut des effectifs alors qu'en ce moment on diminue le nombre de policiers. Cela traduit la difficulté à faire respecter la tranquillité publique faute de policiers sur le terrain", a-t-il dit.
 
Claude Guéant, ministre de l'Intérieur, a annoncé mercredi à Bobigny la création de "patrouilleurs" chargés de "donner plus de visibilité" à la police, réfutant tout retour à la police de proximité créée par la gauche et enterrée par Nicolas Sarkozy.
 

Par TF1 News (avec agences) le 24 avril 2011 à 09:25
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189 Commentaires

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  • 421123, le 27/04/2011 à 05h23

    Excellent!

  • humanoide56, le 25/04/2011 à 11h43

    Vous préférez les skins et les goths, restez dans votre délire !

  • humanoide56, le 25/04/2011 à 11h41

    Cela se voit que vous en avez jamais reçu !

  • zen1491, le 25/04/2011 à 10h19

    James23 : Bien dit !

  • zora63, le 25/04/2011 à 09h44

    DEUX GILFES ??? Décidement, le PS est tombé sur la tête, lui qui ne voit que l'amour et la bienveillance chez son prochain...

  • acacg, le 25/04/2011 à 09h34

    Bien xxl.44

  • acacg, le 25/04/2011 à 09h32

    Lui il a le droit,mais le p'tit homme au gouvernement lui non,qu'on l'aime ou qu'on l'aime.pas.Mais il est socialiste..Au fait je croyais qu'il y avait une protection.Moi ou je me trouve quand le maire socialiste sort comme cela,il y a du keuf de tous les cotes

  • acacg, le 25/04/2011 à 09h28

    Bravo de quoi et merci de quoi.

  • acacg, le 25/04/2011 à 09h25

    Lui socialiste que l'on connait meme pas a le droit de frapper quelqu'un,lui socialiste avec un grand S a tous les droits,mais le p'tit homme qui se trouve au gouvernement qu'on l'aime ou qu'on l'aime pas,n'a pas le droit de faire cela lui.Il est traite plus pas que terre aucun etre humain ne pourrai subir ce qu'il subi il est oblige de se taire.Mais Mr Cahusac,lui a le droit.Pauvre France.

  • mig881, le 25/04/2011 à 09h15

    Le PS protège ces "jeunes" depuis 30 ans, ils se rendent compte enfin qu'ils sont vraiment vilains ...

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