Le président syrien Bachar al-Assad et Nicolas Sarkozy à l'Elysée, le 12 juillet 2008 © TF1/LCILe Parti socialiste demande à Nicolas Sarkozy de "durcir le ton" contre le régime syrien, qui réprime dans le sang la contestation populaire. Les forces de sécurité syriennes ont lancé lundi un assaut à Deraa, berceau de la contestation dans le sud du pays, tuant au moins 18 personnes. "Il faut qu'il y ait une intervention de l'Onu, rapide", a estimé mardi l'ancien Premier ministre socialiste Laurent Fabius sur Europe 1. "C'est vrai que la situation de la Syrie est particulière (...), mais je pense qu'il faut dès maintenant la saisine des biens de la famille Assad à l'étranger", a-t-il poursuivi. "Il faut en même temps interdire de faire du commerce avec ces pays-là et il faut enjoindre à M. (Bachar el) Assad de stopper les massacres de la population sous menace de la Cour pénale internationale", a dit Laurent Fabius. "On ne peut pas intervenir militairement partout, mais il faut durcir le ton et se rappeler en même temps que le 14 juillet, il y a deux ans et demi, M. Assad était l'invité en grande pompe de M. Sarkozy", a-t-il ajouté.
Jean-Christophe Cambadélis, secrétaire national du PS à l'Europe et aux Relations internationales, a lui aussi préconisé de "hausser le ton" contre le président Bachar el Assad."Il faut des sanctions sur la Syrie, il faut hausser le ton", a-t-il dit sur Canal+. Je suis très étonné que la France soit en deçà de la main par rapport à la Syrie. On est très dur à juste raison vis-à-vis de (Mouammar) Kadhafi et on ne dit rien vis-à-vis de la Syrie, c'est incompréhensible", a-t-il souligné. "Si je prends les critères qui étaient ceux de M. (Alain) Juppé, un dirigeant qui tire contre son peuple ne peut plus être le représentant de son peuple : on y est", a jugé Jean-Christophe Cambadélis.
L'administration américaine a annoncé qu'elle examinait la possibilité de "sanctions ciblées" contre le pouvoir syrien. On a appris par ailleurs lundi de source proche du Conseil de sécurité des Nations unies que plusieurs pays européens, dont la France et l'Allemagne, avaient demandé une condamnation
officielle de la répression en Syrie.
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