La prime aux salariés sous le feu des critiques
La future prime aux salariés fait l'objet de vives critiques jusque dans les rangs de la majorité. Xavier Bertrand a réaffirmé mercredi que son versement serait obligatoire dans les sociétés de plus de 50 salariés, contrairement au souhait du Medef.
Publié le 14/06/2011
La prime aux salariés en débat
Lancé par le gouvernement au nom de la défense du pouvoir d'achat, le projet de prime obligatoire pour les salariés des entreprises qui augmentent leur dividende arrive mardi devant les députés, sans avoir convaincu.
Publié le 14/06/2011
La prime aux salariés pourra être versée autrement qu'en cash
Le Figaro croit savoir que la prime aux salariés pourrait prendre l'aspect d'un surplus de participation ou d'intéressement, d'une prise en charge d'une mutuelle ou encore d'une distribution d'actions gratuites.
Publié le 05/05/2011
Prime aux salariés : pas de montant minimum imposé
"Le niveau de la prime dépendra des discussions" dans les entreprises de plus de 50 personnes dont les dividendes sont en augmentation, affirme François Baroin, dans les Echos, annonçant que les entreprises réfractaires à la négociation s'exposeront à des sanctions.
Publié le 28/04/2011
Sarkozy en reconquête dans les Ardennes, avec la prime aux salariés
Il veut redevenir le président du pouvoir d'achat. Le chef de l'Etat est revenu mardi dans les Ardennes... là même où il avait célébré il y a 4 ans "la France qui se lève tôt" . Il a précisé les modalités de la prime aux salariés.
Publié le 19/04/2011
En Ardennes, Sarkozy de retour sur le terrain des promesses
A un an de la présidentielle, le chef de l'Etat se rend mardi dans les Ardennes, un département frappé par le chômage et où il s'était déjà rendu en 2006 pendant sa campagne. Objectif du déplacement : parler emploi et salaires.
Publié le 19/04/2011
DSK "bulle médiatique" ? Cambadélis fustige Sarkozy
Le dirigeant PS a estimé vendredi que Nicolas Sarkozy a perdu "son sang-froid" en attaquant Dominique Strauss-Kahn et Martine Aubry devant les députés UMP.
Publié le 15/04/2011
2012 : "moi la situation, je la sens bien"
Le chef de l'Etat a fait une allusion implicite à sa probable candidature à la prochaine élection présidentielle, selon plusieurs députés UMP reçus aujourd'hui.
Publié le 13/04/2011
Fillon préféré à Sarkozy par les électeurs de droite
Un sondage Harris Interactive publié dimanche dans Le Parisien révèle que les électeurs se déclarant de droite sont 57% à souhaiter que le Premier ministre soit candidat et 54% à préférer le chef de l'Etat.
Publié le 03/04/2011
Prime aux salariés: loi avant l'été, mais pas forcément 1000 euros...
S'il est confirmé que le gouvernement travaille sur une loi créant une prime pour les salariés, qui verrait le jour cet été, Christine Lagarde a dit lundi sur LCI n'être pas favorable à un montant obligatoire, alors que le chiffre de 1000 euros est évoqué.
Publié le 18/04/2011
Prime de 1000 euros : une loi "avant l'été" ?
Invité dimanche du Grand Jury, le ministre du Travail est revenu sur différents projets, dont la prime versée aux salariés des entreprises versant des dividendes à leurs actionnaires et les restrictions apportées à l'immigration du travail voulues par Claude Guéant.
Publié le 17/04/2011
Prime aux salariés : Sarkozy s'en prend "aux conservatismes"
Il a dénoncé jeudi au Havre "les murs du conservatisme et de l'immobilisme" de tous bords auxquels, selon lui, il a dû faire face, quand il a décidé d'imposer aux grandes entreprises bénéficiaires de verser des primes à leurs salariés.
Publié le 21/04/2011
Prime aux salariés : "il y aura beaucoup de déçus"
François Chérèque a jugé que la prime proposée pour les salariés avait suscité "beaucoup d'espoir" mais que "beaucoup seront déçus".
Publié le 21/04/2011
Une prime aux salariés, est-ce faisable ?
Le ministre du Budget a évoqué mercredi la création d'une prime de 1.000 euros pour les salariés, versée par les entreprises qui distribuent des dividendes à leurs actionnaires. Comment cela fonctionnerait-il ? Qui serait concerné ?
Publié le 13/04/2011
Il a donc été tranché que les entreprises de plus de 50 salariés auront l'obligation, en cas de hausse de leurs dividendes, de verser chaque année à leurs salariés une prime, a confirmé Matignon. Prime dont le montant sera à négocier avec les partenaires sociaux, alors que François Baroin avait évoqué, dans un premier temps, la somme de 1.000 euros. Matignon a ensuite annoncé que le projet de loi serait soumis au Parlement avant l'été. Car selon une source gouvernementale qui a participé à la réunion d'arbitrage à l'Elysée, le gouvernement souhaite que le dispositif soit appliqué "dès cette année". Il sera ensuite pérenne et donc reconduit en 2012. "Ce ne sera pas un one shot", assure le ministre du Budget François Baroin. Le texte "sera voté avant l'été, ça veut dire que les décrets d'application seront publiés au mois de juillet (et qu'il) sera opérationnel pour cette année", a-t-il déclaré sur France 2.
Calendrier flou
La ministre des Finances, Christine Lagarde, s'est montrée pour sa part un peu moins assurée sur les délais d'adoption du texte. "Ce que nous souhaitons c'est que la loi soit votée évidemment avant la fin de l'année 2011", a-t-elle déclaré sur RTL, rappelant que le Premier ministre, François Fillon, "s'est engagé à le faire dans les plus brefs délais, avant le mois de juillet". "En tout cas, il faut qu'elle soit votée avant la fin de l'année, ça c'est l'impératif absolu", a-t-elle enchaîné, estimant que le projet de loi ne devrait pas pouvoir être soumis au Conseil des ministres dès la semaine prochaine.
Ce qui est sûr, c'est que la prime "sera exonérée de charges sociales dans la limite d'un plafond, et soumise à CSG/CRDS et au forfait social", précise Matignon. Le ministre du Budget a laissé entendre que ce plafond serait de 1.000 euros et que le dépassement de ce plafond pour les entreprises qui voudraient "distribuer plus" au terme des négociations "déclenchera les charges".
Quant aux entreprises de moins de 50 salariés, elles seront "incitées" à appliquer le même dispositif, même si elles ne distribuent pas de dividendes, mais sur une base volontaire, à leurs salariés qui sera exonéré des charges fiscales. Reste à savoir combien de salariés en France seront touchés par cette mesure. Si quelque 8 millions de personnes sont employées en France dans des les 100.000 entreprises comptant plus de 50 salariés sur les 3 millions en France, encore faut-il que ces entreprises dégagent des dividendes et que ces dividendes soient en augmentation par rapport à l'année dernière.
| Déjà des critiques |
La prime est une "complication de plus" a dénoncé le Medef ce jeudi. C'est une "bonne nouvelle pour les entreprises de moins de 50 salariés", mais "une mauvaise" pour toutes les autres, estime de son côté la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME). "Cette incitation contribuera sans aucun doute pour les entreprises en capacité de le faire, à augmenter le pouvoir d'achat des salariés sans entamer la compétitivité. Mais nous aurions souhaité que la mesure s'applique à l'ensemble des PME, jusqu'à 250 salariés, et c'est là où le bât blesse", a déclaré le secrétaire général de la Confédération, Jean-Eudes du Mesnil. "Imposer le versement d'une prime aux entreprises de plus de 50 salariés empiète sur la liberté de gestion du chef d'entreprise", selon la CGPME. Plusieurs questions restent en suspens, fait-il remarquer : "que signifie précisément des dividendes en augmentation? Est-ce à partir d'un euro de hausse? Sur combien de temps doit-on considérer la hausse? Ce qui nous gêne aussi, c'est qu'on crée un nouvel effet de seuil entre les moins de 50 salariés et les plus de 50", a-t-il déploré. "Au moment où on n'arrête pas de nous parler de simplification, on rajoute une 36ème obligation administrative et financière, ce qui est une aberration complète". La CFE-CGC a estimé que la prime relève du "colmatage" et que "rien ne remplace les mesures salariales pérennes". Dans un communiqué, le syndicat des cadres a "pris acte de la volonté" du gouvernement et "jugera le moment venu de ce que cela aura réellement apporté aux uns et aux autres". François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, a qualifié d'"erreur" le principe d'une prime obligatoire, affirmant que cela allait "diviser les salariés", limiter les hausses de salaire, tout en étant un "cadeau" au patronat. (Voir vidéo plus haut) |
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