Marine Le Pen, dimanche soir au siège du FN au second tour des cantonales © ABACANicolas Sarkozy avait séduit les ouvriers en 2007. Il semble que la roue tourne. Selon un sondage Ifop/Paris Match/Europe 1, à paraître mardi et dont une partie est publiée dimanche dans le JDD, c'est désormais la patronne du FN qui, à moins d'un an du premier tour de la présidentielle 2012, s'attache la préférence des cols bleus.
Marine Le Pen "pas du tout" inquiète des sondages où elle stagne
"Depuis un mois j'étais un petit peu à la diète médiatique", a justifié sur France 2 la présidente du Front national, qui s'est ensuite livré à une vive passe d'armes avec ses interlocuteurs au sujet d'un point de son programme de 2007.
Publié le 23/06/2011
"Une majorité de Français veut un autre président"
Invité du Grand Jury dimanche soir, le secrétaire général de la CGT s'est montré résolument offensif sur le sujet de la présidentielle, estimant qu'une majorité de Français voulait une alternance politique en 2012 et un autre président de la République.
Publié le 01/05/2011
Un "petit" 1er mai pour les syndicats
Nombreux, mais peu fournis : les cortèges syndicaux ont été loin de faire le plein en ce dimanche 1er mai. Le défilé parisien, qui s'est ébranlé peu après 15 heures à Paris (en l'absence de Bernard Thibault, souffrant d'un lumbago), ne fait pas exception.
Publié le 01/05/2011
Un 1er-Mai dans un climat morose
Le pouvoir d'achat, le chômage et les suppressions de postes dans la fonction publique devraient dominer le 1er mai organisé ensemble par cinq syndicats, soucieux d'opposer leurs valeurs à celles du FN.
Publié le 01/05/2011
Sondage : DSK loin devant Sarkozy
Avec Martine Aubry, François Hollande ou Ségolène Royal, la qualification pour le second tour se jouerait dans un mouchoir de poche entre le candidat PS, Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen, selon un sondage Ifop-Europe 1.
Publié le 26/04/2011
Marine Le Pen recueillerait ainsi 36% des intentions de vote chez les ouvriers, contre 17% pour Dominique Strauss-Kahn et 15% pour Nicolas Sarkozy. En cas de candidature de Martine Aubry (16%), Ségolène Royal ou François Hollande (15%), le score du PS ne varie guère.
Rappel utile : en 2007, au 1er tour de la présidentielle, l'actuel président de la République avait recueilli 26% du vote des travailleurs contre 25% pour Ségolène Royal. Jean-Marie Le Pen n'avait obtenu lui que 16%. A la lumière de ces résultats, il semble que le chef de l'Etat, qui avait su alors détourner l'électorat populaire de ses habitudes de vote en axant son dicours sur la "France qui se lève tôt" et sur le "travailler plus pour gagner plus", a désormais perdu de son attrait. De nombreux sondages ont déjà montré que l'électorat populaire séduit en 2007 par Nicolas Sarkozy se détournait de lui, au profit de la présidente du Front national. "Les ouvriers ont été séduits puis abandonnés", fait ainsi valoir auprès du JDD Jean-Marc Lech, co-président de l'Ipsos.
Outre le revers pour Nicolas Sarkozy, ce sondage montre aussi que le parti d'extrême-droite prend des voix à gauche.
C'est "rattrapable"
D'ailleurs selon le JDD, avec ce score donné par l'enquête Ifop, Marine Le Pen retrouverait un leadership parmi les cols-bleus que son père avait déjà connu en 1995 et 2002. Si cette catégorie de la population n'est pas la plus importante (environ 15% du corps électoral), le vote ouvrier n'en demeure pas moins symbolique. A fortiori, en période de troubles économiques et de rigueur budgétaire.
Mais selon le JDD, le camp de Nicolas Sarkozy reste malgré tout sûr des chances de son champion. Bruno Le Maire, ministre de l'Agriculture, estime que cette remontée du FN chez les ouvriers est " rattrapable" : "On a bien réussi à remonter la pente avec les agriculteurs. Le Président a raison de sillonner les usines. Maintenant, il faut de l'action, de la considération et des résultats car les ouvriers ont le sentiment d'être les grands perdants de la mondialisation", déclare au JDD le ministre, chargé de la préparation du projet 2012 pour l'UMP.
Et pour Brice Hortefeux, le chef de l'Etat n'a rien à craindre : "Nicolas n'est jamais aussi à l'aise que dans les usines. Par nature, il fait plus confiance aux milieux populaires qu'aux élites", confie son ami Brice Hortefeux, qui écarte tout net la perspective d'un nouveau 21 avril. "Nicolas est indestructible. Il sera au second tour", assure l'eurodéputé.
Ces données, diffusées par le JDD, proviennent d'un sous échantillon, qui représente la catégorie socio-professionnelle des ouvriers, de l'échantillon auprès duquel l'Ifop a réalisé son étude. L'enquête Ifop pour Paris-Match et Europe 1 a été réalisée par téléphone les 20 et 21 avril auprès d'un échantillon de 911 personnes de 18 ans et plus issues des listes électorales, selon la méthode des quotas.
Retour MYTF1
Marine Le Pen "pas du tout" inquiète des sondages où elle stagne
Chargement en cours...




