Henri Guaino, conseiller spécial du président de la République Nicolas Sarkozy © TF1/LCI"C'est une question de bon sens. On ne peut pas accueillir tout le monde". Le message est ferme et plutôt clair. Et, selon Henri Guaino, tout découle de ce postulat de départ. En pleine polémique sur la remise en question par Paris des accords de Schengen, qui régulent la libre-circulation des personnes à l'intérieur des frontières européennes, le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy a tenu à faire une mise au point dimanche sur les intentions de l'Elysée.
UE : Guéant présente la réforme de Schengen, "version Sarkozy"
Le ministre de l'Intérieur expose ce jeudi à ses homologues européens la proposition franco-allemande d'autoriser un pays à rétablir les contrôles à ses frontières si un autre membre n'arrive plus à gérer les siennes face à un afflux massif de migrants.
Publié le 26/04/2012
Schengen : vers une réforme a minima ?
Réunis à Bruxelles, les ministres de l'Intérieur de l'UE ont décidé jeudi que la libre circulation des personnes en Europe ne serait pas remise en cause et que le traité de Schengen serait simplement adapté à la marge. La rencontre s'est déroulée après l'annonce du Danemark qu'il entendait rétablir les contrôles douaniers.
Publié le 12/05/2011
Immigration : Bruxelles accède aux demandes de Paris sur Schengen
La Commission européenne a proposé mercredi une plus grande latitude pour rétablir les contrôles aux frontières nationales dans l'espace Schengen, comme le demandait Paris depuis l'afflux de migrants tunisiens venus par l'Italie.
Publié le 04/05/2011
Immigration : un sommet pour calmer le jeu
Nicolas Sarkozy et Silvio Berlusconi se rencontrent mardi à Rome. Objectif : ramener un peu de sérénité dans les relations entre les deux pays, sacrément enfiévrées sur le dossier des immigrés tunisiens notamment.
Publié le 26/04/2011
Accords de Schengen: Sarkozy critiqué à gauche et au FN
La gauche française s'élève contre la proposition de l'Elysée de renforcer la clause de suspension provisoire des accords européens de Schengen en cas d'afflux d'immigrants clandestins. Du côté du FN, on crie à la "supercherie".
Publié le 23/04/2011
L'Elysée envisage de suspendre les accords de Schengen
La France estime que la gouvernance de Schengen est déficiente face à l'afflux de migrants, venus de Tunisie et de Libye notamment, en Europe via l'Italie, a fait savoir l'Elysée, vendredi, qui envisage une suspension provisoire des accords.
Publié le 22/04/2011
L'espace Schengen élargi de 15 à 24 pays
Une ouverture qui permet désormais à quelque 400 millions de personnes de voyager sans passeport de l'Est à l'Ouest de l'Europe.
Publié le 21/12/2007
Accords de Schengen : "Une mesure limitée dans le temps"
Invité du Grand Jury dimanche soir, Georges Tron, secrétaire d'Etat à la Fonction publique est revenu sur la volonté de l'Elysée de suspendre les accords de Schengen, en raison de l'afflux récent de migrants de Tunisie en Europe.
Publié le 24/04/2011
Suspendre Schengen ? Ce serait "une erreur", estime Villepin
Sur Europe 1 dimanche, l'ex Premier ministre a jugé que le souhait de la France de pouvoir suspendre provisoirement ces accords de libre circulation des personnes au sein de l'UE est un "mauvais signal".
Publié le 24/04/2011
Invité de "Dimanche soir politique" (sur Itélé/France Inter/Le Monde/Dailymotion), Henri Guaino a donc précisé les motivations de Paris. Alors que des milliers de Tunisiens ont quitté leur pays pour se rendre d'abord en Italie, "l'enjeu c'est de les aider sur le chemin de la démocratie, pas de les aider à se vider de leurs forces vives". "Le résultat de tout cela ne peut pas être l'immigration massive du sud vers le nord". Il a affirmé que "l'espace Schengen, c'était de confier à chacun la protection des frontières extérieures (de l'Europe)", qu'il fallait "revenir à l'esprit de ces accords" et "faire en sorte que les flux soient régulés". "La France veut pas suspendre Schengen", a-t-il affirmé, ajoutant que Paris voulait "revoir les clauses de sauvegarde de façon à, dans des situations particulières, pouvoir établir des contrôles aux frontières nationales quand il y a des situations exceptionnelles". Pour lui, cette solution est "raisonnable". "Pour que cette révision soit mise en oeuvre, il faut un accord européen", a précisé M. Guaino.
Mais Henri Guaino reconnaît qu'il y a eu vendredi de la part de l'Elysée "une expression un peu rapide" qui a été ensuite "sur interprétée". Vendredi, l'Elysée avait annoncé que la France réfléchissait à la manière de permettre une suspension provisoire de l'accord Schengen, estimant que sa gouvernance était "défaillante" face à l'afflux en Europe de migrants venus de Tunisie notamment, via l'Italie. Invité dimanche soir du Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro, Georges Tron, secrétaire d'Etat à la Fonction publique a par ailleurs tenu également à expliciter l'annonce de l'Elysée (pour écouter Georges Tron, cliquez ici).
Alors que le sommet franco-italien doit avoir lieu mardi à Rome, le conseiller spécial a expliqué que cette réunion était destinée à "trouver une solution commune qui satisfasse les uns et les autres". "On va discuter de ça sereinement et amicalement", a-t-il dit. Comme on lui évoquait le sort "des réfugiés", il a répondu: "des réfugiés de quoi? il n'y a pas la guerre civile en Tunisie". "La priorité ça doit être d'aider les pays du Sud sur le chemin de la démocratie non pas en ouvrant les portes".
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