Le conseil national du Nouveau centre a approuvé samedi l'adhésion du parti à la Confédération des centres, en cours de création et qui doit rassembler plusieurs formations centristes, notamment le Parti radical de Jean Louis Borloo qui a justifié les raisons de sa présence. © LCIC'est l'histoire d'un mec qui sera devenu candidat sans trop en avoir le choix, aurait pu dire Coluche. A force de déceptions personnelles et de soutiens qu'il ne peut plus abandonner. Ira, ira pas ? L'intéressé fait mine d'hésiter encore, affirmant qu'il donnera sa réponse entre l'été et l'automne prochain. Mais à l'Elysée comme dans la majorité, la candidature Borloo est travaillée cette fois très sérieusement. Car, comme le confie un dirigeant UMP, "Jean-Louis n'est plus aujourd'hui maître de son destin. Vous le voyez dire qu'il renonce à 2012 ? Et pour faire quoi ? C'est trop tard". Jean-Louis Borloo est entré officiellement samedi dans la "dernière ligne droite" avant sa déclaration de candidature pour l'élection présidentielle, une décision d'"homme libre" qui ne fait désormais plus de doute. La nouvelle "Alliance" des partis de centre-droit tient ce week-end sa première université d'été sur fond de rivalité entre Jean-Louis Borloo et Hervé Morin, tous deux candidats à l'investiture pour 2012. Excédé par "les chicaillas" de ses deux partenaires, Hervé de Charrette boude le rendez-vous. A la veille des premières universités d'été de l'Alliance centriste, le président du Mouvement démocrate appelle ses amis centristes dispersés à "une unité retrouvée" pour rendre possible "le nouvel équilibre politique du pays", face à "l'urgence" de la crise. Le président du Parti radical réclame la réunion rapide de ces deux instances internationales "au niveau des chefs d'Etat" et formule plusieurs propositions dont une "taxe sur les transactions financières" pour mettre un terme à la crise. Réforme de l'enseignement supérieur, des retraites, Grenelle de l'environnement : pour Juppé, Sarkozy n'a pas à rougir de son bilan, et il apparaît donc aujourd'hui comme "le meilleur candidat" pour le camp UMP. Voilà pourquoi "je vais l'aider" dans sa campagne, affirme le chef de la diplomatie. La maire de Lille devrait se lancer mardi matin dans la campagne, parmi les siens, obligeant Nicolas Sarkozy à occuper le terrain médiatique. Son logo pour la primaire PS, dévoilé lundi, agite le web. La maire de Lille devrait se lancer mardi matin dans la campagne, parmi les siens, obligeant Nicolas Sarkozy à occuper le terrain médiatique. Le chef de l'Etat tient ce lundi une conférence de presse consacrée au grand emprunt et, plus largement, à son bilan économique. A suivre en direct sur TF1 News dès 11 heures. François Hollande (32%) comme Martine Aubry devanceraient largement au 1er tour Nicolas Sarkozy (19%) si la présidentielle avait lieu dimanche, selon un sondage Ipsos-Le Monde. La première secrétaire du PS, qui ne s'est pas encore déclarée candidate la primaire PS pour 2012, l'emporterait en cas de duel face à son prédécesseur, selon un sondage CSA. A une semaine du dépôt des candidatures pour la primaire socialiste, Jean-François Copé et ses troupes font encore monter la pression en lançant une campagne d'affichage contre cette procédure. <b>Interview</b>"Ce n'est pas parce qu'on est parti associé à l'UMP que l'on ne peut pas avoir un projet à défendre", a dit sur TF1 Christine Boutin, qui a annoncé mercredi sa candidature pour 2012.
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Trop tard ? Comme si l'ancien ministre clé du quinquennat première période était allé trop loin dans la critique contre un président avec qui il avait fait belle équipe, au nom de la réussite du Grenelle de l'Environnement. Comme si, toujours avec cette image de charmeur hésitant, ce centriste populaire s'était laissé aller semaine après semaine à une rébellion auto-réalisatrice, d'abord en biais puis de plus en plus frontale. Car aux dire de ses amis ou collègues de tous bords, Jean-Louis Borloo n'aime pas faire du mal ou dézinguer ses congénères politiques. Mais l'espace politique qui s'est ouvert à lui l'a quelque peu obligé, et il se retrouve donc aujourd'hui face à son destin.
Sa candidature en 2012 aura d'abord été une réaction. Sa trajectoire depuis l'été dernier s'est construite sur des déceptions personnelles, dont ses amis reconnaissent qu'elles l'ont touché. Les conditions dans lesquelles une partie de la droite l'a humilié lors de sa "campagne" pour remplacer François Fillon à Matignon à l'automne l'ont marqué. Très critique envers l'actuel Premier ministre qu'il n'apprécie pas, Jean-Louis Borloo a peu goûté également le petit jeu de confidences distillées ici ou là par des proches du chef de l'Etat. Nicolas Sarkozy était-il lui même acteur dans cette manoeuvre de déstabilisation ? Le fait qu'il ne l'ait pas stoppée suffit à créer beaucoup d'amertume chez l'ancien ministre de l'Environnement. Si Jean-Louis Borloo affirme conserver du "respect" pour Nicolas Sarkozy, il a acté à ce moment-là qu'il ne devait plus lui confier son destin politique. Que le temps de l'autonomie était indispensable.
« Une candidature à la présidentielle ne s'improvise pas »
Pour oublier les coups de griffe, le patron du parti radical s'est donc mis en mouvement avec un objectif politique : "travailler à rassembler sur des projets tous les républicains, tous les progresssistes" contre le camp des "conservateurs" dans lequel il a rangé bien sûr François Fillon mais également les dirigeants de l'UMP tentés par une stratégie de droitisation pour contrer la montée de Marine Le Pen. La poussée du Front national depuis l'arrivée à sa tête de la fille de Jean-Marie Le Pen a servi les intérêts de Jean-Louis Borloo, contraignant Nicolas Sarkozy à durcir son discours et ouvrant par là même un espace politique pour ces électeurs du centre que rebutent autant la droite populiste que la gauche traditionnelle.
Epinay 2011, la renaissance de l'UDF ?
Jamais le centre n'a bénéficié d'une telle opportunité idéologique en France mais dans le même temps jamais il n'a été aussi éclaté en autant de mini-chapelles présidentielles. Bayrou, Morin, Borloo, voire Villepin, chacun croit en sa bonne étoile centriste pour 2012. C'est donc par une démarche de rassemblement confédéral, un peu à l'image de ce que fut l'UDF autrefois, que Jean-Louis Borloo a commencé son travail de reconquête. C'est le sens de la grande réunion qui a lieu dimanche à Epinay où près de 1500 personnes sont attendues pour célébrer la naissance de "l'Alliance républicaine, écologiste et sociale", réunissant les amis de Borloo et Morin. Un clin d'oeil au congrès d'Epinay qui avait acté en 1971 le rassemblement des socialistes, sous la houlette de François Mitterrand. Comme le répète souvent son rival François Bayrou, "une candidature à la présidentielle, ça ne s'improvise pas". Le patron du parti radical doit donc pouvoir s'appuyer sur une formation partisane, même légère.
Pour pouvoir être candidat, Jean-Louis Borloo a donc commencé à réunir quelques troupes et rassembler quelques fidèles, dont Rama Yade, l'ancien ministre Yves Jégo, Laurent Hénart ainsi que Jean-Christophe Lagarde. Mais le point commun des principales figures médiatiques soutenant sa démarche relève plus de la déception voire de la rancœur vis-à-vis de Nicolas Sarkozy que d'une adhésion à un projet. « Une candidature ne se construit pas en contre mais sur un message positif et différenciant », explique un dirigeant du parti radical. C'est le vrai problème de Jean-Louis ». Et si la volonté de revanche sur le chef de l'Etat est un ciment efficace pour se lancer derrière le candidat Borloo, cela rend le choix de ce dernier de moins en moins ouvert. Comment entraîner pendant des mois les uns et les autres vers le chemin de la présidentielle pour dire après l'été qu'il renonce finalement à concourir ?
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2012 : Borloo dans sa "dernière ligne droite"
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