Jean-François Copé/Image d'archives © ABACAL'UMP veut corriger le tir après la polémique suscitée par Laurent Wauquiez sur le RSA, en modulant son idée de travaux obligatoires et non rémunérés pour certains bénéficiaires, et propose sa synthèse entre "solidarité" et "lutte contre les abus de l'assistanat". L'oeil rivé sur le centre et la droite de son parti, Jean-François Copé, réunit à cet effet, mercredi à Paris, une convention sur la "justice sociale", avec pour invités-vedettes le père du RSA, Martin Hirsch, et le leader de la "droite sociale", Laurent Wauquiez.
Minimum vieillesse : la Droite populaire veut exclure les étrangers
L'élu UMP Philippe Meunier, co-fondateur du collectif "Droite populaire", veut priver les ressortissants de pays hors UE de minimum vieillesse, via un amendement au projet de budget de la Sécu, cosigné par 67 députés.
Publié le 25/10/2011
RSA et travail au SMIC: les contrats testés dans quinze départements
Des contrats aidés de sept heures par semaine rémunérés seront proposés à des allocataires du RSA "dans une quinzaine de départements" dans les prochaines semaines, a indiqué vendredi la ministre des Solidarités Roselyne Bachelot.
Publié le 23/09/2011
RSA : après la controverse, place à l'expérimentation
Mettre les bénéficiaires du RSA au travail ? Après le tollé soulevé par la proposition Wauquiez en mai, Daubresse avait repris et amendé le dossier, proposant 7 heures par semaine rémunérées au Smic. Aujourd'hui, Roselyne Bachelot va annoncer la mise en place des premiers contrats.
Publié le 23/09/2011
RSA : comment Daubresse veut mettre les bénéficiaires au travail
Après la polémique née des propos de Laurent Wauquiez en mai dernier, l'ancien ministre des Solidarités actives avait repris l'idée de demander aux bénéficiaires du RSA une contrepartie sous forme de travail, mais en le rémunérant. Ils devraient travailler sept heures par semaine.
Publié le 14/09/2011
RSA : comment l'UMP veut mettre les bénéficiaires au travail
Après la polémique née des propos de Laurent Wauquiez en mai dernier, l'UMP avait repris l'idée de demander aux bénéficiaires du RSA une contrepartie sous forme de travail, mais en le rémunérant. Voici les pistes évoquées aujourd'hui.
Publié le 21/07/2011
Polémique sur le RSA : le coup de colère de Borloo
Face à des expressions comme "cancer de l'assistanat", et à la volonté affichée de cibler les bénéficiaires du RSA, le président du Parti radical dénonce "la méthode des boucs émissaires", privilégiée selon lui par le gouvernement.
Publié le 09/06/2011
RSA : l'UMP affiche le consensus, après la prise de bec Hirsch-Baroin
L'UMP a donc tenu ce mercredi sa convention sur la justice sociale, avec une idée : réformer le RSA en demandant à certains bénéficiaires de travailler. Un projet qui a donné lieu à une prise de bec en règle entre le père du dispositif, Martin Hirsch, et le ministre François Baroin.
Publié le 08/06/2011
RSA : l'UMP veut faire travailler les bénéficiaires... en les payant
A la veille de sa convention sur la justice sociale où la question sera débattue, le chef de l'UMP a repris l'idée de Laurent Wauquiez sur les bénéficiaires du RSA mais en moins radical. L'idée : les faire travailler 5h par semaine... mais contre rémunération, histoire de ne pas froisser la frange sociale de l'UMP.
Publié le 07/06/2011
RSA : Jean-François Copé enfonce le clou
Dans La Voix du Nord mardi, le patron de l'UMP propose que certains des bénéficiaires du RSA travaillent "entre cinq et dix heures par semaine" au service d'une collectivité, sans quoi ils pourraient le voir progressivement diminuer.
Publié le 07/06/2011
RSA : Wauquiez "se taira" jusqu'au 8 juin
Regrettant "l'interprétation de ses propos" sur le RSA qui lui ont attiré des semonces en Conseil des ministres, le ministre des Affaires européennes affirme ce jeudi, après avoir redit sa position dans Le Progrès, qu'il se taira sur le sujet... jusqu'à la prochaine convention de l'UMP du 8 juin.
Publié le 12/05/2011
RSA : Wauquiez persiste et signe
"Je dis tout haut ce que les Français pensent tout bas", affirme Laurent Wauquiez dans un entretien au Progrès jeudi après soulevé la polémique sur l'assistanat. Nicolas Sarkozy l'avait recadré mercredi en conseil des ministres.
Publié le 12/05/2011
RSA : Wauquiez rappelé à l'ordre par Sarkozy
Lors du Conseil des ministres, le chef de l'Etat a loué le "bilan exceptionnel du RSA" et "demandé à chacun des ministres de rester dans son secteur", allusion à Laurent Wauquiez, dont les propos sur l'assistanat ont créé la polémique et divisé la majorité.
Publié le 11/05/2011
L'UMP compte bien réformer le RSA, le débat fait rage
L'UMP tenait ce mercredi une convention sur la justice sociale, avec une idée : réformer le RSA en demandant à certains bénéficiaires de travailler. Un projet qui a donné lieu à une prise de bec entre le père du dispositif, Martin Hirsch, et le ministre François Baroin.
Publié le 08/06/2011
Elle sera animée par deux députés centristes de l'UMP, Marc-Philippe Daubresse et Pierre Méhaignerie, qui présenteront 41 propositions. "Wauquiez est parti d'une idée juste que l'Etat providence doit inciter à l'initiative et à la responsabilité", a expliqué Pierre Méhaignerie mardi. Mais avec une contrepartie de cinq heures de travaux d'intérêt général "obligatoires" et "gratuites", "il a fait une proposition contestable", a ajouté le président de la commission des Affaires sociales de l'Assemblée. Pierre Méhaignerie ne croit pas à cette "usine à gaz puissante" qui visait un peu plus d'un million de bénéficiaires du "RSA socle" (successeur du RMI, ndlr). Il doute que "toutes les collectivités de France puissent gérer 5 millions d'heures". "D'autant qu'on le fait déjà à la sortie des écoles mais avec de vrais emplois ou du personnel à temps partiel".
"Un contrat unique d'insertion"
Selon lui, on peut en revanche "surmonter la peur de ceux qui ne veulent pas passer au RSA activité" pour "avoir 150.000 à 200.000 personnes de plus" bénéficiant de ce dispositif de retour vers l'emploi. Ce qui aurait le double avantage de réduire les chiffres des demandeurs d'emploi sans aucune activité, et de gonfler ceux des bénéficiaires du RSA activité, l'une des réformes-phares du quinquennat, qui sont bien en deçà des prévisions initiales.
L'UMP a donc revisité l'idée de M. Wauquiez, contestée jusque dans son camp, en imaginant un nouveau dispositif proposé et co-financé par l'Etat et les collectivités locales. A supposer que ces dernières, majoritairement à gauche, acceptent de jouer le jeu. Ce "contrat unique d'insertion (CUI), d'utilité sociale", prévoit cinq heures de travaux par semaine, rémunérées sur la base du "Smic horaire", selon M. Copé. "Mais il serait contraignant" pour ceux à qui il serait proposé, puisqu'en cas de refus, les bénéficiaires éligibles verraient le versement de leur RSA diminuer progressivement, selon M. Daubresse.
Sanctions inapplicables ?
La Fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion sociale (FNARS) a dénoncé ces propositions qui s'apparentent selon elle à du "travail forcé". "Une relation de travail devrait être librement consentie et exempte de menaces", a rappelé la FNARS en citant l'Organisation internationale du travail (OIT). M. Méhaignerie, lui, juge les sanctions inapplicables, car sur "le million de bénéficiaires du RSA (socle), il y en a 500.000 qui ne peuvent pas travailler parce qu'ils ont des contraintes de santé, familiales ou d'usure." Autre mesure proposée par l'UMP : la "fusion" de la prime pour l'emploi et du RSA activité, et le regroupement du versement du RSA et de l'allocation logement.
Pour M. Copé, la "justice sociale", c'est aussi la lutte contre la fraude, un thème cher à l'aile droite de son parti et à l'électorat du Front national. Il propose donc un "FBI de la lutte contre la fraude" sociale et fiscale. Martin Hirsch annonçait mardi sur son blog qu'il aurait "6 minutes chrono", à la convention de mercredi "pour sauver le RSA".
| Le père du RSA, dénonce une "entourloupe" |
Martin Hirsch, qui fut le père du Revenu de solidarité active (RSA) a vivement dénoncé sa remise en cause mercredi en estimant qu'on cherchait à dérober l'argent de ce dispositif pour diminuer les impôts des riches. Ça me ferait mal au coeur qu'on utilise l'argent des travailleurs modestes pour alléger l'impôt de solidarité sur la fortune", a dit sur France info Martin Hirsch. "Il ne faut pas se laisser faire par des entourloupes (...) On a financé le RSA, il y a des excédents, un milliard, il faut les remettre dans la poche des gens modestes qui travaillent", a-t-il dit. |
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