C'est le Monde qui révèle l'information jeudi sur son site internet. Le député européen UMP Dominique Baudis aurait été choisi pour le poste de Défenseur des droits, nouveau personnage institutionnel cumulant plusieurs fonctions relatives aux libertés fondamentales. Contacté, l'Elysée n'a pas confirmé l'information, déclarant qu'aucune décision n'avait été prise.
Concrètement, le Défenseur des droits devrait regrouper les fonctions de la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS), du Médiateur de la République, du Défenseur des enfants et de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde). L'ancien maire de Toulouse, âgé de 64 ans, serait le premier titulaire de ce poste, créé cette année malgré les critiques sur son manque supposé d'indépendance et de moyens. Il devrait être nommé en conseil des ministres mercredi prochain, écrit Le Monde, qui cite des sources concordantes proches de la présidence.
Président du CSA
Contacté, l'ancien maire de Toulouse n'a pas démenti l'information du Monde.fr : "Il s'agit d'une hypothèse tout à fait envisageable", a-t-il déclaré. L'ancien maire centriste, 64 ans, a expliqué qu'il avait rencontré le président et que cette hypothèse avait été évoquée. Mais, a-t-il souligné, il appartient à Nicolas Sarkozy de prendre une décision finale en la matière et de l'annoncer.
Ancien journaliste, Dominique Baudis s'était engagé en politique dans les années 1980 sous l'étiquette centriste. Il a été élu en 1983 maire de Toulouse, un mandat déjà occupé par son père et où il est resté jusqu'en 2000. Il a été ensuite président du Conseil supérieur de l'audiovisuel (2001-2007) et de l'Institut du monde arabe (2007-2009). En 2009, il a repris la politique et s'est fait élire au Parlement européen. Dominique Baudis a été en 2003 victime d'une calomnie avec les déclarations de deux prostituées l'accusant de collusion avec le tueur en série Patrice Alègre. Ces affirmations ont été réduites à néant et les accusatrices ont fini en prison.
Le socialiste Jack Lang avait été cité pour le poste de Défenseur des droits mais selon Le Monde, ses déclarations sur l'affaire de tentative de viol présumée imputée à Dominique Strauss-Kahn l'ont disqualifié pour l'Elysée. Il avait critiqué le placement en détention de "DSK" en estimant qu'il n'y avait "pas mort d'homme".
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