© TF1 NewsNul doute cette fois-ci, tous les coups seront permis lors la pré-campagne présidentielle. Lancée au début de l'année sans trop de résonance, la campagne de l'UMP contre l'organisation de la primaire PS passe en effet à la vitesse supérieure depuis quelques jours. Confirmation mercredi matin où, selon nos informations, une large partie du bureau politique du parti majoritaire a été consacrée à ce sujet. « Ce fut primaires à fond », confie un participant à TF1 News. Jean-François Copé a présenté à ses amis politiques réunis à l'Assemblée une campagne de tractage sur le thème : "Attention danger, primaires du PS = fichage politique". Le parti prévoit d'imprimer ce tract à plus d'un million d'exemplaires et des affiches accompagneront cette campagne, reprenant le même slogan. La formation de Jean-François Copé martèle le même argumentaire : "Ficher les opinions politiques, c'est dangereux au quotidien pour les citoyens : il y a "un risque de discrimination en fonction de l'orientation politique". Réforme de l'enseignement supérieur, des retraites, Grenelle de l'environnement : pour Juppé, Sarkozy n'a pas à rougir de son bilan, et il apparaît donc aujourd'hui comme "le meilleur candidat" pour le camp UMP. Voilà pourquoi "je vais l'aider" dans sa campagne, affirme le chef de la diplomatie. La maire de Lille devrait se lancer mardi matin dans la campagne, parmi les siens, obligeant Nicolas Sarkozy à occuper le terrain médiatique. Son logo pour la primaire PS, dévoilé lundi, agite le web. La maire de Lille devrait se lancer mardi matin dans la campagne, parmi les siens, obligeant Nicolas Sarkozy à occuper le terrain médiatique. Le chef de l'Etat tient ce lundi une conférence de presse consacrée au grand emprunt et, plus largement, à son bilan économique. A suivre en direct sur TF1 News dès 11 heures. L'ancien ministre de l'Ecologie, candidat potentiel à la présidentielle de 2012, assure souhaiter "oxygéner la vie politique française" et dit ne pas craindre "les pressions de l'Elysée" contre sa candidature. Plus le temps passe, moins le patron du parti radical peut renoncer à l'aventure présidentielle. Il réunit ses troupes dimanche à Epinay. Le président du groupe PS à l'Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault, a annoncé jeudi avoir décidé de porter plainte en diffamation contre l'UMP après la diffusion d'un tract sur les modalités d'organisation de la primaire PS qui le met directement en cause. François Hollande (32%) comme Martine Aubry devanceraient largement au 1er tour Nicolas Sarkozy (19%) si la présidentielle avait lieu dimanche, selon un sondage Ipsos-Le Monde. Le secrétaire général de l'UMP estime que la démarche du chef des Radicaux pourrait conduire la droite à "un 21 avril à l'envers" en 2012, dans un entretien à La Dépêche du Midi à paraître vendredi. "DSK mis à l'écart", le député-maire d'Evry a annoncé mardi soir lors du journal de 20h de TF1 sa candidature à la primaire socialiste. Avec un objectif : "gagner". Le patron du groupe UMP a évoqué une information qui concernait la ville de Nantes dont Jean-Marc Ayrault est le maire. Lors du Bureau national du PS, Martine Aubry a réagi à la nouvelle offensive de l'UMP sur la primaire socialiste. La Première secrétaire du PS a rappelé que tout avait été fait dans les règles et validé par la conseil constitutionnel et la CNIL. Invité du Grand Jury, Arnaud Montebourg a assuré dimanche, face aux critiques émises à l'UMP, que le fichier des primaires PS des 9 et 16 octobre en vue de l'élection présidentielle ne serait pas à la disposition des maires. La primaire PS pose "un problème grave" car elles reviendront à publier "une liste des opinions politiques des Français" selon qu'ils y prendront part ou non, a déclaré mardi à l'Assemblée Claude Guéant. Ce week-end, l'UMP a tiré à boulets rouges sur l'organisation de la primaires socialiste, Jean-François Copé y voyant même "un gigantesque fichage politique". Le parti socialiste s'en est vivement défendu.
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Cette campagne de l'UMP qui vise, au-delà des demandes légitimes de garanties, à dissuader les citoyens de participer à la primaire pour en limiter ses effets politiques provoque une riposte du PS. "J'ai l'impression qu'il y a un vent de panique qui souffle sur la droite à chaque fois qu'on parle de démocratie", a répliqué Martine Aubry, soulignant que "la Cnil a dit avec clarté que les conditions" d'organisation de la primaire "étaient bonnes". "Faut-il que le fait de donner la parole aux Français les inquiète ?", a-t-elle lancé. L'ancien ministre Jack Lang a choisi l'ironie, se félicitant d'une "telle publicité" à la primaire socialiste. "Merci l'UMP, merci Jean-François Copé, merci Claude Guéant", a lancé le député du Pas-de-Calais.
Dans ce climat polémique qui entoure la primaire PS, c'est donc maintenant au tour du porte-parole du PS d'exprimer des craintes. "Vu l'état d'esprit de M. Copé, pensez-vous qu'à Meaux, où nous allons organiser ces primaires, il ne risque pas d'y avoir au contraire, c'est ce que nous redoutons désormais, un certain nombre d'employés du cabinet de M. Copé qui iront vérifier si les employés municipaux de la ville de Meaux n'iront pas voter aux primaires ?", a déclaré Benoît Hamon sur RFI. Selon lui, "le but c'est de faire peur aux Français" pour qu'ils "ne viennent pas voter", car Nicolas Sarkozy "redoute par dessus tout la légitimité que donneraient ces primaires à son adversaire de gauche".
Il est sûr qu'entre les 4 millions de votants rêvés par Arnaud Montebourg, les 700 000 à un million visés par la rue de Solférino et les 300 000 redoutés par certains, l'effet politique de la primaire serait très différent. Un bide plomberait le ou la candidate vainqueur d'emblée. Reste qu'il n'est pas certain que ce premier round polémique de la campagne présidentielle passionne les Français...
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